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 L'Espagne "socialiste" vous dites ?

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Ferrier
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Masculin Nombre de messages : 18530
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MessageSujet: L'Espagne "socialiste" vous dites ?   Ven 14 Avr - 10:54

Citation :
Madrid préconise la fin des "postes à vie"

LE MONDE | 13.04.06 | 16h00 • Mis à jour le 13.04.06 | 16h00

MADRID CORRESPONDANTE

Le gouvernement espagnol veut motiver davantage ses fonctionnaires. Il prépare un avant-projet de loi qui devrait être prêt dans quelques semaines pour son approbation en conseil des ministres, avant de passer au Congrès des députés et au Sénat. "L'objectif est de rendre ce corps plus professionnel avec un fonctionnement plus proche de celui d'une entreprise privée", explique-t-on au ministère des administrations publiques. D'où le développement d'une idée centrale basée sur "l'évaluation objective de l'accomplissement" du travail.

Lors de la présentation de son avant-projet de loi, le ministre des administrations publiques, Jordi Sevilla, a assuré mercredi 29 mars devant le Congrès des députés que "la prétention d'obtenir un poste à vie" disparaîtra. Le ministre ne parle pas, bien sûr, d'éliminer l'emploi à vie, dont tout fonctionnaire relève par définition, mais il remet en question le "poste à vie".

Actuellement, si un employé change de poste, c'est soit à la suite d'une demande personnelle, soit d'un changement de domicile, soit après une enquête disciplinaire. Le ministère veut donc moderniser le système. "Il ne s'agit pas tant de punir que de récompenser les employés qui travaillent bien ; l'objectif étant de rendre attractive la carrière de fonctionnaire, d'encourager l'esprit de carrière et l'idée de progression", explique-t-on.

Des rétributions sont bien évidemment prévues pour compléter le système. Un salaire de base pour toutes les administrations publiques continuera d'exister mais chacune d'entre elles fixera les rémunérations complémentaires en tenant compte de la difficulté technique du poste, de la progression de carrière, du degré de l'intérêt manifesté, de l'initiative et de l'effort. Le ministère désire également professionnaliser les organes de sélection en "mettant en avant les critères techniques avant les liens politiques ou syndicaux".

Cet avant-projet de loi a en fait été préparé à la suite de négociations entre le ministère et la Fédération espagnole des villes et provinces (Femp), les régions et, enfin, les organisations syndicales. Ces derniers se sont montrés quelque peu froissés par les déclarations du ministre : "Il a présenté le projet alors que nous attendions encore le second "brouillon", où nous espérons que nos demandes ont été prises en compte ; c'est dommage, car ses déclarations ont donné l'impression que les fonctionnaires ne font rien", explique Miguel Segarra, secrétaire général de la Fédération des services et des administrations publiques du syndicat Commissions ouvrières.

Pour autant, les syndicats ne se montrent pas opposés aux nouveaux objectifs mais à une condition : "Nous ne nous opposons pas à cette notion d'évaluation selon l'accomplissement du travail mais toute la question est de savoir dans quelles conditions cette évaluation sera réalisée ; nous exigeons des critères objectifs et demandons à ce que les syndicats puissent participer à ces évaluations", poursuit Miguel Segarra. "Dans une petite ville, par exemple, qu'est-ce qui nous garantit que l'employé ne sera pas jugé selon qu'il s'entende bien ou mal avec le responsable ?", précise-t-il.

Les mesures que veut mettre en place le ministère des administrations publiques concerneraient 2,4 millions de personnes employées dans les ministères, les municipalités et les régions. 70 % sont des fonctionnaires et 30 % des employés, dont la majorité en contrat indéterminé. Le pourcentage de contrats à durée déterminée dans l'administration centrale est inférieur à 8 %, un chiffre qui contraste avec les 30 % de CDD des administrations locales. L'un des objectifs du gouvernement espagnol est d'ailleurs de réduire ce taux élevé. - (Intérim.)

Article paru dans l'édition du 14.04.06
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Wolf
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Masculin Nombre de messages : 2014
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MessageSujet: Re: L'Espagne "socialiste" vous dites ?   Ven 14 Avr - 11:03

Les "socialistes" d'europe sont encore plus libereaux que la droite !
Il frequentent la haute finance, et n'ont que pour seul cheval de bataille la destruction de l'identité européenne au profit des vagues d'immigrés.

Il est vraiment temps que le socialisme renaisse, et cela se fera je n'en doute pas, grace au PSUNE
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solo
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MessageSujet: Re: L'Espagne "socialiste" vous dites ?   Ven 14 Avr - 11:49

Zapatero, que nombre de socialistes Francais admirent, est encore plus libéral que Blair en fait...
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Ferrier
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Masculin Nombre de messages : 18530
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MessageSujet: Re: L'Espagne "socialiste" vous dites ?   Ven 14 Avr - 11:51

Solovei a écrit:
Zapatero, que nombre de socialistes Francais admirent, est encore plus libéral que Blair en fait...

Au moins autant, dirons-nous, et leur politique est assez comparable, à vrai dire. Avec la victoire de Prodi, nous assisterons au même phénomène. Quand la gauche n'est plus du tout la gauche et mène la même politique que la droite, une nouvelle gauche doit émerger, fondée sur une dichotomie différente. Le socialisme-européanisme contre le libéralisme-globalisme !
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solo
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MessageSujet: Re: L'Espagne "socialiste" vous dites ?   Ven 14 Avr - 14:55

Disons que le Labour est plus proche d'une forme de Néo-Keynesianisme (y compris sur le plan de la flexibilité de l'emploi) tandis que le PS Espagnol est tout de même beaucoup plus libéral. Un graphique des positions de chaque parti Européen sur le plan économique de Gabriel Francois dans l'Expansion (intéressant, mais mon scanner est en panne. Sad ) mettait le Labour bien plus à gauche que le parti de Zapatero.
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Harigast
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MessageSujet: Re: L'Espagne "socialiste" vous dites ?   Ven 14 Avr - 22:34

Je peux vous assurer qu'en Espagne on ne ressent aucune différence entre Aznar et Zapatero...la vie de tous les jours est strictement la même. La vie augmente, les salaires sont restés figés depuis l'époque de la peseta, les politiciens mentent autant les uns que les autres, du fric en quantité astronomique est gaspillé, les immigrés continuent d'arriver tous les jours en quantités énormes avec leur "pateras" sur les côtes andalouses et surtout canariennes, le chômage est toujours aussi haut, le peuple continue de payer,... bref le même foutage de gueule. L'unique alternative en Espagne semble être représentée par les nationalistes régionaux, car les autres alternatives sont inexistentes ou ineptes.
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Wolf
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MessageSujet: Re: L'Espagne "socialiste" vous dites ?   Sam 15 Avr - 9:15

Remarque ce que tu decris resemble fort a la situation francaise, avec les specificiés espagnoles toute fois.
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frédérique
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MessageSujet: Re: L'Espagne "socialiste" vous dites ?   Dim 7 Mai - 11:55

Pauvres Espagnols! Et on s'ettonne de la montée du racisme dans le pays.
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Stanislas
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Masculin Nombre de messages : 166
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MessageSujet: Re: L'Espagne "socialiste" vous dites ?   Mar 30 Mai - 21:24

Citation :
l'Immigration en Espagne : Évolution et Perspectives On peut affirmer que l'Espagne est devenue un pays récepteur d'immigrés, même si leur nombre est inférieur à celui d'autres pays de notre entourage, au sein de l'Union Européenne. Pourtant, la moindre ampleur quantitative du phénomène migratoire ne doit pas faire de l'ombre à cette réalité dont l'importance est aujourd'hui évidente, mais qui le sera plus encore à l'avenir si l'on en croit les différentes facettes sous lesquelles il convient de l'analyser.

On ne saurait non plus ignorer l'internationalisation croissante du phénomène migratoire : nous devons avoir à l'esprit que la réalité s'accompagne d'évidentes implications internationales, dans la mesure où le phénomène ne peut pas être abordé uniquement de façon individuelle par le pays d'origine, ni par le pays de destination des immigrés. Dans ce sens, dans le cadre de forums comme celui de l'Union Européenne, l'immigration revêt une importance croissante depuis que les Etats membres ont pris conscience de la nécessité de trouver des solutions conjointes aux enjeux de l'immigration.

L'analyse des données statistiques existantes montre que le nombre des étrangers en Espagne s'est accru au cours des vingt dernières années, et il est possible de définir cette croissance comme modérée.

Depuis 1981, où le nombre des étrangers résidents en Espagne était de 198 042, nous sommes passés en 1999 à 801 329. Si l'on observe les chiffres de chacune des années constituant cette période, nous pouvons conclure que la croissance a été constante, avec des oscillations minimes, exception faite de celles découlant de la procédure de régularisation de 1991 qui entraîna un fort accroissement du nombre total de résidents étrangers dans notre pays.

De manière plus précise, et si l'on prend pour référence les deux dernières années, nous pouvons observer que l'augmentation du nombre de résidents étrangers a été de 81 682, ce qui représente 11,35 pour cent du total de 1998.

Le nombre de résidents étrangers originaires de pays tiers s'est accru au cours de l'an 2000 à la suite de la procédure de régularisation. Le nombre total de demandes présentées lors de cette procédure s'élevait à 246 089, et 137 454 ont été résolues favorablement.

Parmi tous les résidents étrangers, au cours de la dernière année, 382 955 se trouvaient rattachés au régime dit "général", qui s'applique aux personnes originaires de pays tiers. Cette collectivité s'accroît ces dernières années, pour atteindre en 1999 un accroissement de 13,06 pour cent.

Le total de résidents étrangers en régime communautaire (citoyens de pays de l'Espace Economique Européen, leurs parents et les parents d'espagnols), qui s'élève à 418 374, s'est accru l'année dernière de 9,83 pour cent par rapport à l'année précédente. Néanmoins, cette évolution confirme la tendance vers une augmentation du régime général supérieure à celle du régime communautaire au cours des années à venir.

Quant au nombre d'étrangers en situation irrégulière, l'analyse des chiffres d'expulsions et de rapatriements montre qu'en 1999, il a été prononcé 20 103 résolutions d'expulsion d'étrangers et 16 928 ont été rapatriés.

Les principales régions d'où proviennent ces étrangers en situation irrégulière sont en premier lieu l'Afrique du Nord (Maroc et Algérie), les pays hispano-américains (Colombie, Equateur et République Dominicaine), les pays de l'Europe de l'Est (Roumanie, Ukraine et Pologne), et finalement les pays asiatiques (Chine), ce qui coïncide avec les régions de provenance des principaux groupes de citoyens de pays tiers résidant sur le territoire espagnol.

A) Par continents

Si l'on s'attache au lieu de provenance des immigrés, on observe que pratiquement 45,61 pour cent du total des résidents proviennent du continent européen (361 873). On constate également un plus fort accroissement des personnes provenant de pays européens n'appartenant pas à l'Union Européenne, et principalement d'Europe de l'Est (Roumanie, Bulgarie et Russie).

Cependant, le poids des citoyens de pays de l'Union Européenne est toujours très important dans le total des résidents étrangers, puisque leur nombre s'élève à 312 202, soit 86,27 pour cent du total des européens.

En deuxième position, se trouvent des personnes provenant du continent africain (211 564) ; ce chiffre a connu des modifications si l'on observe son évolution au cours des dernières années, puisque tandis qu'en 1998, sa croissance était de 25,68 pour cent, en 1999, elle était de 17,87 pour cent. Dans l'ensemble des pays du continent africain, la plus grande partie des immigrés proviennent d'Afrique du Nord (Maroc et Algérie) et d'autres pays d'Afrique Noire, comme le Sénégal, la Gambie et le Nigeria.

En troisième lieu, le plus grand nombre de résidents étrangers provient du continent américain, et ce nombre s'est accru au cours des dernières années. A l'heure actuelle, il s'élève à un total de 159 840 personnes, soit une augmentation de 8,59 pour cent par rapport à l'année précédente. Parmi les résidents en provenance du continent américain, ceux des pays ibéro-américains représentent l'immense majorité (89,11 pour cent), et dans l'ensemble de ces pays, on peut souligner l'évolution croissante des citoyens de la République Dominicaine, d'Équateur, de Cuba, du Pérou et de la Colombie.

Un détail important qu'il convient de préciser est que parmi le total des résidents américains en Espagne, 36,50 pour cent sont rattachés au régime communautaire, c'est-à-dire qu'ils sont parents de citoyens de l'Espace Economique Européen ou d'espagnols.

Finalement, nous trouvons les citoyens de pays appartenant au continent asiatique (66 157). Au sein de cette collectivité, les personnes en provenance de la République Populaire de Chine et des Philippines constituent la plus grande partie.

B) Par pays

La population étrangère résidant en Espagne se concentre autour de quelques nationalités très déterminées.

Ces pays sont, par ordre d'importance, les suivants : Maroc (161 870 résidents), Grande Bretagne (76 402 résidents), Allemagne (60 828 résidents), Portugal (44 038 résidents), France (43 265 résidents), Italie (29 871 résidents), Pérou (27 263 résidents), République Dominicaine (26 854 résidents), Chine (24 693 résidents), Pays-Bas (17 243 résidents), Cuba (16 556 résidents), Etats-Unis (15 649 résidents), et Philippines (13 765 résidents).

Les citoyens marocains ont connu une croissance que nous pourrions qualifier de stable, compte tenu de la considérable augmentation qui s'est produite lors de la procédure de régularisation de 1991. Cependant, les citoyens marocains représentent toujours la collectivité la plus nombreuse d'étrangers en Espagne, et 76,51 pour cent du total des personnes en provenance du continent africain.

Après le Maroc, les citoyens de certains pays de l'Union Européenne sont ceux qui sont les plus représentés : dans cette collectivité, les citoyens de Grande Bretagne, Allemagne, Portugal, France et Italie sont les plus nombreux.

Parmi les variations vécues au cours des cinq dernières années par la collectivité étrangère, il convient de souligner l'augmentation significative du nombre de citoyens de certains pays ibéro-américains. On mentionnera ainsi le cas de l'Equateur, la Colombie, la République Dominicaine et le Pérou, contrastant avec d'autres pays de la même zone comme l'Argentine.

La typologie des résidents étrangers en provenance de ces pays a connu des modifications à la suite de la procédure de régularisation de l'an 2000, les citoyens équatoriens et colombiens étant depuis lors les plus représentés.

Les citoyens chinois, quant à eux, représentent à l'heure actuelle 37,12 pour cent de l'immigration asiatique en Espagne ; leur nombre s'est accru à la suite de la procédure de régularisation de l'an 2000.

Pour conclure, nous pouvons affirmer que mis à part les citoyens des pays de l'Union Européenne, les pays sources de flux migratoires vers l'Espagne sont le Nord de l'Afrique, les pays ibéro-américains et certains pays asiatiques (la Chine et dans une moindre mesure, les Philippines).

C) Distribution territoriale des immigrés

L'observation de la présence des immigrés sur le territoire espagnol met en évidence leur concentration dans six régions ou zones, peu variables au cours des dernières années. Plus encore, l'évolution récente permet une nette confirmation du phénomène.

Les zones dans lesquelles se concentre le plus grand nombre de résidents étrangers sont Madrid, Barcelone, le littoral méditerranéen et les deux archipels.

Madrid accueille 19,83 pour cent du total des étrangers (158 885), tandis que 16,12 pour cent d'entre eux résident à Barcelone (129 199). Ces deux villes rassemblent 35,95 pour cent du total des résidents étrangers.

L'analyse de la population étrangère résidant à Madrid et Barcelone permet de souligner que le poids de la population d'origine européenne est inférieur à celle d'autres zones du territoire espagnol : il y existe en effet une plus grande proportion de citoyens en provenance de pays tiers, et principalement de marocains et ibéro-américains. Une plus grande concentration du capital et de l'activité économique explique sans aucun doute que la collectivité étrangère dans les deux villes soit la plus importante.

En Andalousie, le nombre de résidents étrangers est de 109 129, soit 13,62 pour cent du total. Ce pourcentage n'a connu aucune variation importante au cours des dernières années. L'observation de la distribution au sein du territoire andalou met en évidence de grands contrastes entre l'intérieur et la zone littorale.

Sur le littoral andalou, Malaga est la province qui regroupe le plus grand nombre de résidents étrangers, à savoir 48,66 pour cent du total des étrangers. Dans cette province, on remarque la présence d'une forte collectivité de citoyens britanniques.

La deuxième province andalouse contenant le plus grand nombre de résidents étrangers, à savoir Almeria, diffère de Malaga par la prédominance de la collectivité des citoyens marocains sur les autres nationalités. L'importance de l'activité agricole dans cette province constitue un attrait pour les travailleurs immigrés.

Dans la zone du Levant, exception faite de Barcelone, les plus fortes présences d'étrangers sont enregistrées à Alicante, Girona, Valence, Tarragone et Murcie.

Nous pourrions affirmer que cette zone est celle qui présente, après Madrid et Barcelone, le plus fort taux d'étrangers dans la population totale. Alicante est un pôle d'importance remarquable, puisqu'il accueille 51 895 résidents étrangers.

Les étrangers qui résident dans la zone méditerranéenne du Levant sont principalement originaires d'Etats membres de l'Union Européenne, et dans une moindre mesure du Maroc. L'activité du secteur des services et agricole dans cette zone sert de justification à la présence de ces étrangers.

Les archipels des Canaries et des Baléares accueillent 13,39 pour cent du total des résidents étrangers, mais à raison d'une plus forte présence aux Canaries (68 347 résidents) qu'aux Baléares (38 959 résidents).

Ces deux zones concentrent la plus haute densité d'étrangers pour mille habitants : 41,93 pour mille habitants aux Canaries et 48,91 pour mille habitants aux Baléares, alors que la moyenne nationale est de 20,11 pour mille habitants.

Aux Canaries et aux Baléares, les personnes en provenance de pays de l'Union Européenne prédominent, et ceci dans une plus large mesure aux Baléares.

Aux Canaries, il convient signaler d'autres collectivités traditionnellement liées à cette Communauté Autonome, comme c'est le cas des personnes originaires d'Inde et du Venezuela.

D) Travailleurs immigrés

D'après des données provisoires, à la fin 1999, le nombre d'étrangers jouissant d'un permis de travail en Espagne s'élevait à 172 838.

Parmi ceux-ci, 89,65 pour cent travaillent pour le compte d'autrui et 10,35 pour cent le font à leur compte.

Quant au lieu de provenance, le plus grand nombre de travailleurs proviennent du continent africain, puis des continents américain, asiatique et européen. Les pays dont proviennent les collectivités les plus importantes sont le Maroc, le Pérou, la République Dominicaine, les Philippines, la République Populaire de Chine et l'Équateur, qui dans l'ensemble rassemblent 68,05 pour cent des travailleurs étrangers.

Quant au secteur où ils développent leur activité, c'est celui des services qui enregistre le plus grand nombre, suivi de l'agriculture, du bâtiment et de l'industrie.

E) Asile

En 1999, le nombre de demandeurs d'asile était de 8 405, soit une augmentation de 24,3 pour cent par rapport à l'année précédente. Pour la troisième année consécutive, il s'est produit une augmentation nette des demandeurs d'asile.

Parmi le nombre total de demandes, 43,09 pour cent ont été admises et 53,12 pour cent refusées. Le nombre total de statuts de réfugiés octroyés s'élevait à 294, tandis que 679 séjours ont été accordés pour des raisons humanitaires.

Le taux de reconnaissance de statuts de réfugiés était de 4,5 pour cent, ce qui démontre qu'un nombre élevé de demandeurs ne réunissent pas les conditions requises par la Convention de Genève.

Les pays d'où proviennent le plus grand nombre de demandeurs d'asile sont les suivants : Algérie, Roumaine, Arménie, Sierra Leone, Colombie, Ukraine, Russie, Cuba et Georgie.

Conclusions

Les principales caractéristiques qui se dégagent de l'analyse des données sur les étrangers en Espagne permettent de dégager les conclusions suivantes :

1. Il est indéniable qu'en Espagne, ce phénomène n'a aujourd'hui pas les mêmes caractéristiques que dans des pays comme l'Allemagne, la France ou le Royaume-Uni, qui sont confrontés à l'immigration depuis plus longtemps. Ceci nous place dans une situation privilégiée, puisque nous pouvons tirer profit d'autres expériences et aborder la conception d'une politique d'État à partir des instruments nécessaires de planification, de programmation et de coordination de tous les pouvoirs publics, en vue de participer et de favoriser le traitement du phénomène de l'immigration au sein de l'Union Européenne.

2. Il est prévisible que le flux migratoire actuel se poursuive, tout particulièrement dans le bassin méditerranéen, et que le besoin de travailleurs dans certains secteurs d'activité augmente dans les années à venir.

3. L'augmentation de la pression migratoire supposera également un accroissement des flux irréguliers qui utilisent les réseaux de trafic de personnes, pour lesquels le territoire espagnol n'est pas seulement une destination mais aussi un lieu de transit.

4. Les données les plus récentes nous permettent de faire des prévisions pour les années à venir : une plus grande part, dans le total de la population immigrée, des personnes en provenance de pays tiers (Afrique du Nord, certains pays ibéro-américains, pays d'Afrique Noire, et Chine) au détriment de la prédominance actuelle des citoyens de pays de l'Union Européenne.

5. La haute concentration d'étrangers dans les Communautés Autonomes d'Andalousie, des Baléares, des Canaries, de Catalogne, de Madrid, de Murcie et de Valence existera toujours dans les années à venir, même si l'accroissement de la présence des étrangers deviendra aussi une réalité sur l'ensemble du territoire espagnol.

http://extranjeros.mtas.es/fr/general/inmigracion.html
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