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 Laibach, un historique

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Ferrier
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MessageSujet: Laibach, un historique   Jeu 17 Fév - 18:11

Citation :
Dézingage slovène par Laibach

Un nouvel album Wat en 2003, une double compilation Anthems l’an dernier et un DVD, sobrement intitulé Laibach, sorti il y a quelques mois sur le label Mute Records : l’actualité de ce groupe slovène, icône de la musique industrielle, dite « indus », est très fournie. Laibach est un groupe à part. Un groupe à la réputation sulfureuse qui n’a rien fait pour faire taire les rumeurs à son sujet. Laibach joue depuis ses débuts avec une image totalitaire, rouge ou brune, dont on a vite fait de se rendre compte qu’il s’agit d’une énorme farce. L’attitude provocatrice de ces musiciens trouve sa justification dans l’histoire de la Slovénie…

L’icône d’une révolution industrielle

Cela fait vingt-cinq ans que Laibach assène sa musique avant-gardiste aux confluents du rock et de la musique industrielle. Suivant les bases posées par des groupes mythiques comme Kraftwerk ou Throbbing Gristle, ses premiers albums étaient caractérisés par un son expérimental et agressif. Des samples de musique classique et contemporaine enveloppaient leurs morceaux d’une ambiance wagnérienne. Depuis, le groupe oscille entre la vague électronique et une approche plus traditionnelle, agrémentant parfois ses compositions de chants lyriques. Laibach s’est fait connaître par ses reprises de standards rock dans lesquelles les mélodies font place à des rythmes martiaux.

Les prémices

En 1980, année de la mort de Tito, deux militaires de l’armée yougoslave, Tomasz Hostnik et Miran Mohar, fondent à Trbvolje, une petite ville industrielle du centre de la Slovénie, un groupe qu’ils baptisent du nom de la capitale Ljubljana durant l’occupation allemande : Laibach. Le groupe fait partie du collectif NSK, pour « Neue Slowenische Kunst » (Nouvel Art Slovène), regroupant trois sections : musique, théâtre et peinture. En 1983, suite à leur première apparition télévisée dans une émission politique de prime time, ils se voient interdire de concert sur le sol yougoslave et retirer le droit de porter le nom de « Laibach ». Les musiciens avaient fait scandale en apparaissant vêtus d’uniformes d’officiers nazis, avec des brassards frappés de leur icône : la croix noire omniprésente dans l’oeuvre de Kazimir Malevitch (1878-1935), peintre de l’avant-garde russe et chef de file du « suprématisme » [1].

La machine à l’assaut de l’Europe

Le premier album, Laibach, sur lequel le nom du groupe et le titre n’apparaissent pas sur la pochette, du fait de l’interdiction, voit le jour en 1985. Pour échapper à la censure dans leur pays, ils se font signer sur des labels étrangers. En 1987, l’album Opus Dei marque le début de leur succès en Europe avec notamment la reprise du titre « Life Is Life » d’Opus. L’année suivante, ils enregistrent Let It Be, sur lequel ils reprennent la totalité des titres de l’album des Beatles, suivi de Sympathy For The Devil, en 1989. A l’occasion de leur dixième anniversaire et afin de fêter la naissance de l’Etat slovène, ils reviennent dans leur ville natale de Trbvolje en 1990 à l’occasion d’un concert. Après Kapital en 1992, Laibach prend parti contre la guerre qui déchire l’ex-Yougoslavie en 1994, avec l’album NATO, sur lequel ne figurent que des reprises de chansons sur la guerre, telles « In The Army Now » de Status Quo ou « Dogs Of War » de Pink Floyd. Le groupe clôture sa tournée par deux concerts dans Sarajevo, assiégée par l’armée serbe. A cette occasion, il proclame la création officielle de l’Etat du NSK et délivre des passeports de cette nation fictive aux habitants de la capitale bosniaque. Laibach avait rompu avec son image de groupe nationaliste en prônant l’abolition des frontières, à travers la création d’un Etat global.

La consécration

En 1996, l’album Jesus Christ Superstars, plus orienté « metal », explore une dimension mystique. La même année, le groupe, accompagné par l’Orchestre philharmonique slovène, fait scandale en ouverture des cérémonies du Mois culturel européen à Ljubljana. Leur prestation, très impressionnante, choque les chefs d’Etat européens venus assister à cet évènement. Le 1er juin 2000, à l’occasion de son vingtième anniversaire, Laibach surprend encore en faisant un concert dans la forêt slovène, à l’occasion de la projection en avant-première du film Blair Witch Project. En effet, le titre « God Is God » sur l’album Jesus Christ Superstars figurait sur la bande originale du film. Devenu incontournable dans le domaine de la musique industrielle, le groupe revient sur le devant de la scène en 2003 avec l’album Wat, à travers lequel il explore la techno.

Même si Laibach a fait nombre d’émules, aucun groupe n’a réussi à l’égaler dans son style. Après avoir été pourchassé par la censure, le groupe est devenu une institution. En empruntant une imagerie faisant référence autant au communisme qu’au fascisme, le groupe renvoyait dos-à-dos ces deux formes de totalitarisme. En fait, Laibach renvoyait à son pays l’image de son passé. Jouant sans arrêt sur l’ambiguïté de son propos, la formation slave a pris un malin plaisir à manipuler tout le monde, jusqu’à son propre public.

Mathieu Bollon

[1] Courant artistique russe proche du cubisme qui s’est développé entre 1913 et 1918 et qui, en mettant essentiellement en avant des formes géométriques, aboutit à une forme d’abstraction pure.

Source : Surlering.com

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dras
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MessageSujet: Re: Laibach, un historique   Jeu 17 Fév - 18:14

Est-ce vraiment de la Culture Européenne?? Mr.Red
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eurokampf
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Masculin Nombre de messages : 640
Localisation : Weissesland

MessageSujet: Re: Laibach, un historique   Jeu 17 Fév - 18:31

stahl' je te filerai le DVD et les CD. et on en recausera!!!
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MessageSujet: Re: Laibach, un historique   Aujourd'hui à 2:06

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