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 La théorie de Guy Debord

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olivier carbone
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Masculin Nombre de messages : 3912
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MessageSujet: La théorie de Guy Debord   Jeu 31 Déc - 23:32

La théorie de Guy Debord est que, après l'échec de toutes les révolutions
prolétariennes et la tendance du capitalisme moderne à devenir avant
tout une industrie du spectacle
, seul le détournement du spectacle peut
vaincre le capitalisme Il n'avait pas prévu que l'industrie du
spectacle intégrerait dans le spectacle lui-même son propre
détournement .


Guy Debord sociologue theoricien revolutionnaire fondateur du courant
situationiste est ; entre autres l’auteur de six films, réalisés entre
1952 et 1978 , qui ont posés les premieres bases du detournement , a
savoir se reapproprier une œuvre en donnant un autre sens a l'image
que celui d'origine voulu par l'auteur.


Techniquement,
il n'emploie pas la méthode du doublage mais de la voix off sur des
films publicitaire insipide ou film hollywoodien des années 40 - 50

mais l'oeuvre de Guy Debord, ça peut etre génial / intello-chiant,
selon si on est porté sur la philo et la théorie politique ou pas.


Guy Debord " In girum imus nocte et consumimur igni" Extraits


http://www.dailymotion.com/swf/3yBolJKwa9xOg33UK

et aussi ceci
Guy Debord à propos du peuple.
(TROP BIEN CAMARADES)
http://www.dailymotion.com/video/x7ysv9_debord-les-metis-de-ces-negres-la_shortfilms


Citation :
Ce
sont des salariés pauvres qui se croient des propriétaires, des
ignorants mystifiés qui se croient instruits, et des morts qui croient
voter.
Comme le mode de production les a durement traités ! De progrès
en promotions, ils ont perdu le peu qu'ils avaient, et gagné ce dont personne
ne voulait. Ils collectionnent les misères et les humiliations de tous
les systèmes d'exploitation du passé ; ils n'en ignorent que la
révolte. Ils ressemblent beaucoup aux esclaves, parce qu'ils sont parqués
en masse, et à l'étroit, dans de mauvaises bâtisses malsaines
et lugubres ; mal nourris d'une alimentation polluée et sans goût
; mal soignés dans leurs maladies toujours renouvelées ; continuellement
et mesquinement surveillés ; entretenus dans l'analphabétisme modernisé
et les superstitions spectaculaires qui correspondent aux intérêts
de leurs maître.
Leurs éprouvantes conditions d'existence
entraînent leur dégénérescence physique, intellectuelle,
mentale.
On leur enlève,
en bas âge, le contrôle de ces enfants, déjà leurs
rivaux, qui n'écoutent plus du tout les opinions informes de leurs parents,
et sourient de leur échec flagrant ; méprisent non sans raison
leur origine, et se sentent bien davantage les fils du spectacle régnant
que de ceux de ses domestiques qui les ont par hasard engendrés : ils
se rêvent les métis de ces nègres-là.


Texte en entier
http://www.le-terrier.net/lestextes/debord.htm
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olivier carbone
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MessageSujet: Re: La théorie de Guy Debord   Sam 2 Jan - 0:23

http://www.cinemetroart.com/film/film-in-girum-imus-nocte-et-consumimur-igni-423.html
Le film
In girum imus nocte et consumimur igni

("nous tournons en rond dans la nuit et
nous sommes dévorés par le feu")

est un film français de Guy Debord sorti en 1978.
Le film (95 mn) décrit la société de consommation et d'aliénation
capitaliste, s'appliquant à mettre en évidence la condition d'esclaves
modernes. En plus d'être un des films les plus désinvolte à l'égard de
la société moderne, il livre incisivement les quelques étapes de la vie
de l'homme qui a, "en un an, énoncé les sujets de lutte pour un siècle"
(hommage à Ivan Chtcheglov),
dresse à la fois le tableau affligeant de cette société "en guerre
contre ses propres possibilités", et l'autobiographie où le regret n'a
pas sa place.
L'aspect est austère (noir et blanc, utilisation d'images fixes le
plus souvent, voix narrative monocorde, écrans blancs durant plusieurs
minutes).
Le titre du film est un vers de Virgile signifiant : « Nous tournons
en rond dans le noir et nous sommes dévorés par le feu ». C'est aussi
un palindrome (un texte qui se lit dans les deux sens).

Le film passe par plusieurs objets.

  • Le premier objet de l'auteur est son public, ses conditions
    d'existence, les relations sociales qui découlent de ces conditions
    d'existence et les raisons qui font que ce public est si lent à les
    changer. La première image du film, après le générique, présente un
    public de cinéma faisant face à l'écran. L'auteur replace son public
    dans son contexte social : il relate ses relations intimes qu'il
    entretient avec la marchandise,
    que ce soit dans ce qu'il achète ou dans ce qu'il vit, mais aussi dans
    sa vie même, puisqu'il doit vendre sa force de travail dans des
    conditions de plus en plus précaires pour satisfaire aux exigences de
    cette marchandise. Eux-mêmes utilisés par le pouvoir comme de simples
    transporteurs de marchandises, ils sont des serviteurs surmenés du vide, vide qui les gratifie en monnaie à son effigie. Une note optimiste, cependant, puisqu'en montrant que le mal dont souffre ce public n'est
    pas si mystérieux qu'il le croit, et qu'il n'est peut-être même pas
    incurable pour peu que nous parvenions un jour à l'abolition des
    classes et de l'État
    . L'objectif visé est ici de mettre en évidence
    les conditions d'existence absurdes latentes et inhérentes à
    l'organisation socio-économique actuelle et on ne peut nier que ce film ait au moins en ceci un mérite .


  • Le second objet va traiter du cinéma en tant qu'image qui est le résultat d'une époque et des fausses consciences qui ont grandi sur cette base (Smile quel respect d'enfant pour des images !
    La critique d'un monde de la représentation sacralisée et des passions
    exilées s'applique au domaine du cinéma par la dérision amère du statut
    inactif du spectateur qui se satisfait d' images en place d'actes, qui devrait s'assumer en tant qu'acteur en place de subordonné. Et, de fait, Debord peut annoncer qu'il est capable de faire un film avec n'importe quoi détruisant cette sorte d'adage suivant lequel une vérité si elle n'est pas prouvée par des images aurait quelque chose de dogmatique.
    Il remarque qu'il aurait été possible de faire autre chose du cinéma
    que celle qu'il est devenu à travers sa marchandisation, de ce cinéma
    qui est une représentation ingénieuse à ne rien dire, habile à tromper une heure l'ennui par le reflet du même ennui.


  • Le troisième objet est ce que l'auteur fait du cinéma : pour ma part, si j'ai été si déplorable au cinéma, c'est parce que j'ai été plus grandement criminel ailleurs. C'est une société qui fait son cinéma, car il aurait pu être ce film qui passe en ce moment. Ce qui revient à remplacer les sujets futiles que compte le cinéma par l'examen d'un sujet important : moi-même. Passe à l'écran une scène où Zorro est en présence d'un moribond qui lui demande : mais avant de mourir, pourrais-je savoir qui vous êtes ? et ce Zorro de dévoiler son visage au mourant, qui trépasse heureux.


  • Le quatrième objet du film est le Paris des années antérieures à 1968, un Paris où un peuple qui avait 10 fois barricadé ses rues et mis en fuite des rois (...) ne se payait pas d'images. Un Paris humain grouillant de social qui s'est peu à peu désertifié pour devenir finalement une vallée de la désolation et il conclut, laconique, que Paris n'existe plus.


  • L'objet suivant relate ce que ce Paris a permis à l'auteur de rencontres : un
    groupe humain commence à fonder son existence réelle sur le refus
    délibéré de ce qui est universellement établi et sur le mépris complet
    de ce qui pourra en advenir
    , ce Paris, cet espace où rien n'est vrai et tout est permis. Défile alors un passage de son premier film Hurlement en faveur de Sade,
    un écran blanc sur lequel des voix diverses énoncent des phrases
    pourvues d'une signification immédiate, les unes tirées du Code pénal,
    d'autres d'ouvrages d'auteurs classiques. C'était alors, dit-il la capitale de la perturbation où on pouvait passer son temps dans une prodigieuse inactivité, ce qui fut ressenti comme menaçant. Dans ce Paris chacun buvait plus de verres que ne dit de mensonges un syndicat durant toute une grève sauvage . Il évoque les filles, la jeunesse, dont la plus belle (...) meurt en prison. C'est dans ce moment et ce lieu importants que s'est posée la question de l'existence du prolétariat et de ce qu'il pouvait bien être. C'est aussi dans cette partie du film que nous est donnée la solution du titre du film : nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu.


  • Le sixième objet de ce film va évoquer la naissance de l'Internationale situationniste, après un défilé d'image présentant les lettristes et leurs comparses de débauche : puisqu'il n'y avait autour d'eux rien qui fut valable d'être continué, il précise que la seule cause que nous avons soutenue, nous l'avons dû la définir et la soutenir nous-même.

Nous en sommes à peu près à la moitié du film.
http://www.cineclubdecaen.com/realisat/debord/ingirum.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/In_girum_imus_nocte_et_consumimur_igni

http://motstocsin.autonomie.org/html/textes/textesgeneraux/debord_ingirum.htm

http://www.maison-du-film-court.org/site/article.php?nkv=aWRfY29tcG89MzE3NyZwYWdlPTE3NyZpZD0zNDAmaWRfY29tcG89MzE3Nw==

http://www.guydebord.com/
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