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 La gauche est morte, vive la gauche !

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Ferrier
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MessageSujet: La gauche est morte, vive la gauche !   Sam 27 Sep - 23:25

La gauche socialiste est-elle morte ?


Depuis quelques semaines, la presse évoque les grandes difficultés dans lesquelles se trouve la gauche socialiste en Europe. Jean Quatremer, de Libération, évoque dans sa chronique intitulée « La gauche européenne va-t-elle disparaître ? » les menaces qui pèsent sur la gauche, qui recule dans tous les pays du continent, et qui est attaquée sur sa gauche par exemple par Die Linke en Allemagne. « Libération » parle également du « malaise de la social-démocratie ». Thomas Ferenczi pour « Le Monde » évoque des déchirements socialistes et Marion Van Renterghem parle d’une gauche en crise partout en Europe. Cette dernière déclare ainsi que « la gauche européenne s’est déconnectée de sa base électorale traditionnelle, ces classes moyennes et populaires qu’elle était censée protéger », ce qui est tout à fait exact. Enfin Jean-François Kahn vient de sortir un ouvrage où il appelle le PS à se dissoudre.

Concrètement, la « gauche » sociale-démocrate est indéniablement en crise. Le Labour Party de Gordon Brown a subi une chute vertigineuse dans les sondages, et la SPD allemande, au pouvoir avec la CDU dans le cadre d’une grande coalition, connaît également un effondrement de cette nature, de même que le SPÖ en Autriche. La « gauche » italienne du Parti Démocrate de Walter Veltroni a été vaincu par Silvio Berlusconi et même la ville de Rome est passée dans le camp d’un post-fasciste. Même le bastion de la social-démocratie, la Suède, est passée à droite. En Norvège et en Suisse, la « gauche » socialiste connaît un phénomène comparable. Enfin, en France, le PS est tiraillé en différents camps qui tirent tous le manteau à eux, camps incarnés par des figures de centre-droit comme Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë.

Pourquoi la « gauche » « socialiste », et je mets sciemment ces deux mots entre guillemets, parce qu’elle n’est selon moi ni l’une ni l’autre, est-elle en crise ? Parce qu’elle a en effet abandonné, trahi, les classes populaires, au profit d’un discours triplement libéral, libéral économiquement avec la reconnaissance de l’économie de marché, avec l’acceptation de la globalisation, avec l’abandon de l’idée d’un Etat interventionniste, libéral politiquement, avec le rejet de l’autorité et l’individualisme forcené, enfin libéral moralement, c'est-à-dire libertaire, partisan de l’ouverture des frontières, soutenant les migrants clandestins, défendant le principe d’un mariage homosexuel, enfin favorable à la dépénalisation des drogues « douces ». Ce libéralisme moral a d’ailleurs un temps été également assumé par Alain Madelin de « Démocratie Libérale ». En ce domaine, la « gauche » et l’extrême-« gauche », sauf partiellement dans le cas allemand, sont identiques.

Alors qu’une majorité croissante d’Européens rejette l’idée même d’une intégration turque à l’Union Européenne, 67% des Européens en août 2008 selon un sondage IFOP (80% des Français et 76% des Allemands), la « gauche » européenne est partisane de cette intégration, le PS et la SPD en tête. Là encore, la « gauche » démontre par ce positionnement qu’elle choisit de se couper du peuple.

Le Parti Démocrate américain a connu une évolution similaire. Originellement, les électeurs démocrates naturels sont les « petits blancs » WASP, notamment ceux du « Deep South » (Sud Profond). Aujourd’hui ils votent républicains, alors que pourtant le libéralisme économique de la droite américaine les poignarde dans le dos. Ils ne votent républicains que parce que le parti démocrate leur tourne depuis des décennies le dos. Aujourd’hui le Parti Démocrate est le parti des minorités ethniques et religieuses (90% des noirs et 85% des personnes de confession israélite votent « democrat »), des femmes et des homosexuels. Et le PS français suit à grande vitesse la même évolution, à savoir qu’il progresse dans les centres urbains « boboïsés » et dans les banlieues à forte proportion extra-européenne, alors qu’il s’effondre dans les autres quartiers populaires et dans les campagnes, au profit de la droite et de l’extrême-droite, même si cette dernière est désormais elle aussi en crise. Le Labour Party au Royaume-Uni connait également une telle évolution, l'ouvrier britannique se tournant désormais vers les Tories ou même vers le BNP (et en Ecosse vers le SNP).

Bien que le PS se réfère à l’étiquette « socialiste », il ne l’est que de nom, de même que la SPD allemande, le Labour Party britannique, le PSOE espagnol, le PASOK hellénique, alors qu’il s’est rallié depuis longtemps au libéralisme économique. Par habitude, les fonctionnaires continuent de voter pour cette « gauche » car ils savent, ou croient savoir, que la droite entend faire disparaître les acquis sociaux et le service public, et donc ils privilégient de leur point de vue le moindre mal. Il demeure cependant certains vrais socialistes, qui osent sortir des sentiers battus. Le SPÖ autrichien retrouve des accents populaires, certes par tactique plus que par conviction, les socialistes tchèques et slovaques s’opposent à l’immigration, l’ancien président social-démocrate allemand, Helmut Schmidt, rappelle son opposition à l’intégration de la Turquie à l’UE, et Oskar Lafontaine, lui aussi issu de la SPD, s’est laissé aller à quelques déclarations plébéiennes contre les Gastarbeiter. Dans ses ouvrages consacrés à Leroux ou à Jaurès, Vincent Peillon (PS) renoue par la pensée avec la vieille gauche authentique, mais dès qu’il est au PS, il adopte la démarche majoritaire de son mouvement, qui est celle d’une rupture radicale avec l’héritage socialiste. Il faut dire que l’ancien président « socialiste » François Mitterrand ou l’ex-candidate aux présidentielles de 2007 Ségolène Royal n’ont honnêtement rien à voir avec la gauche historique, mais incarnent plutôt des opportunistes issus familialement de la droite conservatrice, comme d’autres « socialistes » sont issus de la bourgeoisie affairiste ou du monde des media.

La « gauche » européenne n’est donc en crise que parce qu’elle le veut bien, parce qu’elle a renoncé à sa dimension démocratique et populaire, qu’elle a décidé de tourner le dos au peuple parce que ce dernier s’obstine à ne pas penser comme les élites auto-proclamées de la social-démocratie aimeraient qu’il pense, et qu’elle a en même temps renoncé au socialisme, non pas seulement le marxisme mais la tradition socialiste née en France avec Saint-Simon et qui s’est perpétuée plus ou moins bien jusqu’aux années cinquante. A vrai dire, on peut considérer qu’à l’exception de quelques individualités la gauche socialiste est bel et bien morte en Europe et il n’y a plus personne désormais pour défendre les classes moyennes et populaires européennes. La « gauche » officielle n’est que la droite honteuse, le visage humanitariste du libéralisme économique. A peine aux affaires, elle trahit ses engagements et mène autant que la droite la politique voulue par le patronat

Aussi convient-il de rebâtir la gauche sur ses valeurs fondamentales, populaires et patriotiques, socialistes et européennes, de renouer avec cette doctrine de combat qui prend sa source chez Saint-Simon, Fourier, Cabet, Proudhon, Blanqui, Malon, Jaurès, De Man, Briand et jusqu’à Philip, Spinelli et Spaak après-guerre. La gauche a commis une grave faute en se compromettant avec le totalitarisme, sous son visage fasciste comme sous son visage communiste, et elle en commet une autre en se compromettant avec le mondialisme, stade suprême du libéralisme économique. La gauche, à la fois nouvelle et ancienne, que le PSUNE entend incarner, rejette aussi bien le libéralisme que le totalitarisme au profit d’une république européenne fondée sur les valeurs les plus enracinées de la civilisation européenne, et qui soit à la fois vraiment démocrate, vraiment socialiste et vraiment européenne. Sa doctrine c’est l’euro-socialisme, la fusion d’un socialisme non marxiste et d’un européanisme non universaliste, renouant ainsi avec l’esprit des premiers socialistes européens, ceux du XIXème siècle, avec Hugo et Mazzini en tête, et du début du XXème siècle. Nous faisons nôtres le combat de Pan-Europe et du Mouvement Socialiste pour les Etats-Unis d’Europe, les projets pan-européens de Saint-Simon et de Proudhon, l’idée de « république européenne » chère à Voltaire et à Rousseau et le socialisme scandinave de la grande époque. Annonçons la bonne nouvelle, la gauche est morte et vive la gauche ! Et nous vaincrons la fausse « gauche » au nom du socialisme, de la démocratie et de l’Europe, pour en phase finale vaincre la vraie droite. Il convient de réconcilier au plus vite les Européens avec le socialisme et la gauche, ce qui ne sera possible que si cette nouvelle gauche que nous représentons répond aux attentes populaires.

Notre mission sera de combattre la globalisation économique, et non de l’accepter passivement, de vaincre le chômage afin de retrouver une Europe du plein emploi, d’accroître le niveau de vie et le pouvoir d’achat des Européens, ce qui passera par une ambitieuse politique sociale européenne, par la mise en place d’un Etat unitaire européen, par le refus de la Turquie dans l’Union Européenne et l’opposition au dumping social incarné par le recours à l’importation de main d’œuvre et aux délocalisations. Cette gauche œuvrera également à assurer une véritable harmonisation économique européenne, sur un espace allant de l’Islande à la Russie. Elle veillera à mettre un place un service public européen et de qualité. Enfin, elle prendra à bras le corps le problème dramatique de la crise démographique de l’Europe.


Thomas FERRIER
Secrétaire Général du PSUNE
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Pryderi
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MessageSujet: Re: La gauche est morte, vive la gauche !   Dim 19 Juil - 11:55

Aussi convient-il de rebâtir la gauche sur ses valeurs fondamentales, populaires et patriotiques, socialistes et européennes, de renouer avec cette doctrine de combat qui prend sa source chez Saint-Simon, Fourier, Cabet, Proudhon, Blanqui, Malon, Jaurès, De Man, Briand et jusqu’à Philip, Spinelli et Spaak après-guerre. La gauche a commis une grave faute en se compromettant avec le totalitarisme, sous son visage fasciste comme sous son visage communiste, et elle en commet une autre en se compromettant avec le mondialisme, stade suprême du libéralisme économique

De vos références j'excluerai Jaurès qui représente à mes yeux la figure du Ralliement du socialisme français aux valeurs de la République bourgeoise jacobine mais j'y aujouterais Georges Sorel celui qui permit théoriquement au socialisme de se dégager des ornières des matérialismes libéral et marxiste.
D'autre part, il me semble essentiel de distinguer "Socialisme" et "Gauche". Ce n'est pas à mon sens la Gauche qu'il faut reconstruire (la Gauche est réductible au bloc que constitue la Révolution française, mais le socialisme qui est la manifestation d'une figure supra-historique (la communauté du peuple pour dire les choses brièvement)
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Ferrier
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MessageSujet: Re: La gauche est morte, vive la gauche !   Dim 19 Juil - 13:59

Le socialisme patriote de Jaurès ne saurait être exclu de la tradition, de la même façon que l'héritage de la Révolution Française, pour peu qu'on le sépare d'un universalisme contextuel [alors qu'en fait le monde se résumait à l'Europe].

Je considère par ailleurs que justement la distinction entre "gauche" et "socialisme" est indispensable. Non seulement nous ne considérons pas ici le PS comme socialiste mais nous ne le considérons pas non plus comme de gauche.

La gauche reste l'intérêt de la communauté, l'intérêt général, le bien commun, primant sur les intérêts particuliers et l'individualisme. Le socialisme n'est alors que son volet économique et social. L'européanisme est son volet politique. La gauche c'est aussi la république au sens strict, à savoir la polyarchie, opposée à une droite fondamentalement autocratique.

C'est pourquoi selon moi "gauche", "socialisme" et "république" sont naturellement associés. Mais une vraie gauche, un vrai socialisme et une vraie république. Tout le contraire de l'oligarchie actuelle, de son économie libérale et de sa "morale" libertaire.
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Misanthrope modéré
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MessageSujet: Re: La gauche est morte, vive la gauche !   Dim 19 Juil - 17:27

Citation :
D'autre part, il me semble essentiel de distinguer "Socialisme" et "Gauche".
Vous référez-vous aux analyses de Jean-Claude Michéa, par exemple
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Pryderi
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MessageSujet: Re: La gauche est morte, vive la gauche !   Lun 20 Juil - 8:21

Vous référez-vous aux analyses de Jean-Claude Michéa, par exemple [/quote]

Je me réfère, entre autres aux analyses de cet auteur. Selon moi il n'existe pas d'essence de la Droite ou de la Gauche. Toutes les thématiques dont se nourrit la politique moderne ont subies un chassé croisé de ce qu'on appelle droite et gauche. Le thème de la nation fut central à gauche au moins jusqu'en 1870, les aventures coloniales furent dénoncées à leur début par la "droite", les conditions d'existence sociale imposées par le paradigme bourgeois du capitalisme-libéral furent dénoncées par les "réactionnaires".
Même le mythe du progrès (à la source des totalitarismes modernes) ne peut être exclusivement rattaché à la gauche. La "droite" a largement prouvé qu'elle tenait à l'axiome de l'abolition permanente des réalités existantes au profit de ce que Taguieff qualifie de "bougisme".
Le clivage réelle tient donc entre essentialistes qui pensent que les peuples et les nations ont un noyau immuables et ceux qui pensent qu'elles ne sont que des réalités matérielles, donc des contingences soumises au devenir, et devant à terme être abolies par le mouvement dialectique de l'histoire. En termes plus simples entre l'égalitarisme dont le dernier avatar est le mondialisme sous toutes ses formes et le differencialisme qui pensent toute réalité vivante en terme d'organicisme.
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Answald
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MessageSujet: Re: La gauche est morte, vive la gauche !   Jeu 4 Oct - 5:25

Ferrier a écrit:
La gauche socialiste est-elle morte ?


Depuis quelques semaines, la presse évoque les grandes difficultés dans lesquelles se trouve la gauche socialiste en Europe. Jean Quatremer, de Libération, évoque dans sa chronique intitulée « La gauche européenne va-t-elle disparaître ? » les menaces qui pèsent sur la gauche, qui recule dans tous les pays du continent, et qui est attaquée sur sa gauche par exemple par Die Linke en Allemagne. « Libération » parle également du « malaise de la social-démocratie ». Thomas Ferenczi pour « Le Monde » évoque des déchirements socialistes et Marion Van Renterghem parle d’une gauche en crise partout en Europe. Cette dernière déclare ainsi que « la gauche européenne s’est déconnectée de sa base électorale traditionnelle, ces classes moyennes et populaires qu’elle était censée protéger », ce qui est tout à fait exact. Enfin Jean-François Kahn vient de sortir un ouvrage où il appelle le PS à se dissoudre.

Concrètement, la « gauche » sociale-démocrate est indéniablement en crise. Le Labour Party de Gordon Brown a subi une chute vertigineuse dans les sondages, et la SPD allemande, au pouvoir avec la CDU dans le cadre d’une grande coalition, connaît également un effondrement de cette nature, de même que le SPÖ en Autriche. La « gauche » italienne du Parti Démocrate de Walter Veltroni a été vaincu par Silvio Berlusconi et même la ville de Rome est passée dans le camp d’un post-fasciste. Même le bastion de la social-démocratie, la Suède, est passée à droite. En Norvège et en Suisse, la « gauche » socialiste connaît un phénomène comparable. Enfin, en France, le PS est tiraillé en différents camps qui tirent tous le manteau à eux, camps incarnés par des figures de centre-droit comme Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë.

Pourquoi la « gauche » « socialiste », et je mets sciemment ces deux mots entre guillemets, parce qu’elle n’est selon moi ni l’une ni l’autre, est-elle en crise ? Parce qu’elle a en effet abandonné, trahi, les classes populaires, au profit d’un discours triplement libéral, libéral économiquement avec la reconnaissance de l’économie de marché, avec l’acceptation de la globalisation, avec l’abandon de l’idée d’un Etat interventionniste, libéral politiquement, avec le rejet de l’autorité et l’individualisme forcené, enfin libéral moralement, c'est-à-dire libertaire, partisan de l’ouverture des frontières, soutenant les migrants clandestins, défendant le principe d’un mariage homosexuel, enfin favorable à la dépénalisation des drogues « douces ». Ce libéralisme moral a d’ailleurs un temps été également assumé par Alain Madelin de « Démocratie Libérale ». En ce domaine, la « gauche » et l’extrême-« gauche », sauf partiellement dans le cas allemand, sont identiques.

Alors qu’une majorité croissante d’Européens rejette l’idée même d’une intégration turque à l’Union Européenne, 67% des Européens en août 2008 selon un sondage IFOP (80% des Français et 76% des Allemands), la « gauche » européenne est partisane de cette intégration, le PS et la SPD en tête. Là encore, la « gauche » démontre par ce positionnement qu’elle choisit de se couper du peuple.

Le Parti Démocrate américain a connu une évolution similaire. Originellement, les électeurs démocrates naturels sont les « petits blancs » WASP, notamment ceux du « Deep South » (Sud Profond). Aujourd’hui ils votent républicains, alors que pourtant le libéralisme économique de la droite américaine les poignarde dans le dos. Ils ne votent républicains que parce que le parti démocrate leur tourne depuis des décennies le dos. Aujourd’hui le Parti Démocrate est le parti des minorités ethniques et religieuses (90% des noirs et 85% des personnes de confession israélite votent « democrat »), des femmes et des homosexuels. Et le PS français suit à grande vitesse la même évolution, à savoir qu’il progresse dans les centres urbains « boboïsés » et dans les banlieues à forte proportion extra-européenne, alors qu’il s’effondre dans les autres quartiers populaires et dans les campagnes, au profit de la droite et de l’extrême-droite, même si cette dernière est désormais elle aussi en crise. Le Labour Party au Royaume-Uni connait également une telle évolution, l'ouvrier britannique se tournant désormais vers les Tories ou même vers le BNP (et en Ecosse vers le SNP).

Bien que le PS se réfère à l’étiquette « socialiste », il ne l’est que de nom, de même que la SPD allemande, le Labour Party britannique, le PSOE espagnol, le PASOK hellénique, alors qu’il s’est rallié depuis longtemps au libéralisme économique. Par habitude, les fonctionnaires continuent de voter pour cette « gauche » car ils savent, ou croient savoir, que la droite entend faire disparaître les acquis sociaux et le service public, et donc ils privilégient de leur point de vue le moindre mal. Il demeure cependant certains vrais socialistes, qui osent sortir des sentiers battus. Le SPÖ autrichien retrouve des accents populaires, certes par tactique plus que par conviction, les socialistes tchèques et slovaques s’opposent à l’immigration, l’ancien président social-démocrate allemand, Helmut Schmidt, rappelle son opposition à l’intégration de la Turquie à l’UE, et Oskar Lafontaine, lui aussi issu de la SPD, s’est laissé aller à quelques déclarations plébéiennes contre les Gastarbeiter. Dans ses ouvrages consacrés à Leroux ou à Jaurès, Vincent Peillon (PS) renoue par la pensée avec la vieille gauche authentique, mais dès qu’il est au PS, il adopte la démarche majoritaire de son mouvement, qui est celle d’une rupture radicale avec l’héritage socialiste. Il faut dire que l’ancien président « socialiste » François Mitterrand ou l’ex-candidate aux présidentielles de 2007 Ségolène Royal n’ont honnêtement rien à voir avec la gauche historique, mais incarnent plutôt des opportunistes issus familialement de la droite conservatrice, comme d’autres « socialistes » sont issus de la bourgeoisie affairiste ou du monde des media.

La « gauche » européenne n’est donc en crise que parce qu’elle le veut bien, parce qu’elle a renoncé à sa dimension démocratique et populaire, qu’elle a décidé de tourner le dos au peuple parce que ce dernier s’obstine à ne pas penser comme les élites auto-proclamées de la social-démocratie aimeraient qu’il pense, et qu’elle a en même temps renoncé au socialisme, non pas seulement le marxisme mais la tradition socialiste née en France avec Saint-Simon et qui s’est perpétuée plus ou moins bien jusqu’aux années cinquante. A vrai dire, on peut considérer qu’à l’exception de quelques individualités la gauche socialiste est bel et bien morte en Europe et il n’y a plus personne désormais pour défendre les classes moyennes et populaires européennes. La « gauche » officielle n’est que la droite honteuse, le visage humanitariste du libéralisme économique. A peine aux affaires, elle trahit ses engagements et mène autant que la droite la politique voulue par le patronat

Aussi convient-il de rebâtir la gauche sur ses valeurs fondamentales, populaires et patriotiques, socialistes et européennes, de renouer avec cette doctrine de combat qui prend sa source chez Saint-Simon, Fourier, Cabet, Proudhon, Blanqui, Malon, Jaurès, De Man, Briand et jusqu’à Philip, Spinelli et Spaak après-guerre. La gauche a commis une grave faute en se compromettant avec le totalitarisme, sous son visage fasciste comme sous son visage communiste, et elle en commet une autre en se compromettant avec le mondialisme, stade suprême du libéralisme économique. La gauche, à la fois nouvelle et ancienne, que le PSUNE entend incarner, rejette aussi bien le libéralisme que le totalitarisme au profit d’une république européenne fondée sur les valeurs les plus enracinées de la civilisation européenne, et qui soit à la fois vraiment démocrate, vraiment socialiste et vraiment européenne. Sa doctrine c’est l’euro-socialisme, la fusion d’un socialisme non marxiste et d’un européanisme non universaliste, renouant ainsi avec l’esprit des premiers socialistes européens, ceux du XIXème siècle, avec Hugo et Mazzini en tête, et du début du XXème siècle. Nous faisons nôtres le combat de Pan-Europe et du Mouvement Socialiste pour les Etats-Unis d’Europe, les projets pan-européens de Saint-Simon et de Proudhon, l’idée de « république européenne » chère à Voltaire et à Rousseau et le socialisme scandinave de la grande époque. Annonçons la bonne nouvelle, la gauche est morte et vive la gauche ! Et nous vaincrons la fausse « gauche » au nom du socialisme, de la démocratie et de l’Europe, pour en phase finale vaincre la vraie droite. Il convient de réconcilier au plus vite les Européens avec le socialisme et la gauche, ce qui ne sera possible que si cette nouvelle gauche que nous représentons répond aux attentes populaires.

Notre mission sera de combattre la globalisation économique, et non de l’accepter passivement, de vaincre le chômage afin de retrouver une Europe du plein emploi, d’accroître le niveau de vie et le pouvoir d’achat des Européens, ce qui passera par une ambitieuse politique sociale européenne, par la mise en place d’un Etat unitaire européen, par le refus de la Turquie dans l’Union Européenne et l’opposition au dumping social incarné par le recours à l’importation de main d’œuvre et aux délocalisations. Cette gauche œuvrera également à assurer une véritable harmonisation économique européenne, sur un espace allant de l’Islande à la Russie. Elle veillera à mettre un place un service public européen et de qualité. Enfin, elle prendra à bras le corps le problème dramatique de la crise démographique de l’Europe.


Thomas FERRIER
Secrétaire Général du PSUNE

Bonjour,

Complètement d' accord avec ça. Mais ne craignez vous pas qu' on nous accuse de racisme et de xénéphobie? Que répondez vous à ces gens?
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Ferrier
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MessageSujet: Re: La gauche est morte, vive la gauche !   Jeu 4 Oct - 6:59

Bonjour Answald et bienvenue sur le forum.

Je ne réponds pas à ceux qui crient continuellement au racisme tout en pratiquant bien souvent l'europhobie par ailleurs. En revanche, il faut s'efforcer bien sûr de ne pas leur donner des arguments.
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Answald
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MessageSujet: Re: La gauche est morte, vive la gauche !   Jeu 4 Oct - 13:01

Ferrier a écrit:
Bonjour Answald et bienvenue sur le forum.

Je ne réponds pas à ceux qui crient continuellement au racisme tout en pratiquant bien souvent l'europhobie par ailleurs. En revanche, il faut s'efforcer bien sûr de ne pas leur donner des arguments.

Merci de m' avoir répondu et merci aussi pour votre accueil. Je suis un ancien de la CGT. J' ai un peu le même parcours qu' Alain Soral, puisque ensuite passé au FN.

Je pense que nos politiques se moquent de nous. Ils méprisent la base. Les socialistes classiques seraient bien plus crédibles s' ils revenaient à une BCE ui prête à taux zéro et s' ils réduisaient les différences entre riches et pauvres et s' ils protégeaient les classes moyennes et inférieures. Ils ne le font pas car c' est leur intérêt. Car les industriels, financiers et autres rentiers cotés en bourse financent leurs campagnes et sont propriétaires de tous leurs médias. La droite est dans le même cas.

Je suis en fracture avec la gauche libéral-capitaliste mondialisée et je rejette l' arrogance bourgeoise de la droite. En terme de vote, en PACA, il me reste le FN, le BLOC IDENTITAIRE ou NDA. Ca me désole car je n' ai pas ce souhait national, mais ce sont les seuls à se préoccuper du peuple... A ce jour, je ne vois pas comment ils pourraient faire pire...

Ceci dit, je n' arrive pas à me retrouver à 100% dans tous ces partis sans exception. NDA est sympathique aussi , mais c' est la droite.

C' est votre programme qui est le plus proche de ce que j' attends. J' adhère à tout pour ainsi dire à votre vision de la politique européenne.

Pouvez vous me répondre honnêtement, objectivement sur les chances du PSUNE à se réaliser en Europe, surtout avec le nationalisme très ancré des pays de l' Est (notammant Russie)? Comment intégrer la Russie sans s' y soumettre (ça ne me dérangerait pas, mais mes autres compatriotes européens?) ? Enfin, dans quel terme voyez vous le PSUNE entrer au parlement européen?
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Ferrier
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MessageSujet: Re: La gauche est morte, vive la gauche !   Jeu 4 Oct - 15:25

Je pense que nous n'avons pas d'alternative à la réussite et qu'il n'y a rien à attendre des partis de droite, nationale ou conservatrice, qui peuvent en phase finale servir de supplétifs mais jamais d'alliés.

Le PSUNE lui-même travaillera (et travaille déjà mais de manière discrète) avec quelques formations politiques aux objectifs communs au sein de ce que j'appelle "l'européisme identitaire".

La problématique migratoire est le pivot qui peut faire basculer les pays de l'est vers cette ligne là. Le nationalisme est-européen n'explose véritablement qu'en Hongrie, alors qu'il est absent ailleurs ou du moins en net recul.

Quant à la Russie, sa crise démographique ralentit mais elle va perdre des millions d'habitants dans les décennies qui viennent. Au sein d'une Europe unie, elle représentera au final environ au maximum 20% de l'ensemble de la population du continent, mais moins encore si on différencie en son sein les différentes populations. C'est gérable. Et la question ne se posera qu'en phase finale là encore.

L'objectif est dans un contexte qui se dégrade rapidement (économique et en matière migratoire) d'assurer l'émergence médiatique puis électorale du courant que nous représentons.

A terme, si les européens se réveillent (ce que nous espérons) et s'ils le font au profit d'une solution d'avenir, et non pas d'un témoignage suicidaire (en faveur des extrêmes), nous nous retrouverons avec un jeu à trois bandes. Le pôle européiste, le pôle mondialiste de "gauche" et le pôle "mondialiste" modérée de droite. Le premier et une partie du troisième (et un tout petit bout du second) s'associent pour former une majorité au parlement européen et l'auto-proclamer "assemblée européenne constituante". Stratégie du basculement révolutionnaire par "coup d'état" démocratique.

Toute autre option me paraît illusoire. Aucune solution "nationale" n'est envisageable. Sinon, "convergence des catastrophes" (G. Faye)... avec une survie très problématique pour notre civilisation.
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Answald
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MessageSujet: Re: La gauche est morte, vive la gauche !   Jeu 4 Oct - 15:59

Ferrier a écrit:
Je pense que nous n'avons pas d'alternative à la réussite et qu'il n'y a rien à attendre des partis de droite, nationale ou conservatrice, qui peuvent en phase finale servir de supplétifs mais jamais d'alliés.

Le PSUNE lui-même travaillera (et travaille déjà mais de manière discrète) avec quelques formations politiques aux objectifs communs au sein de ce que j'appelle "l'européisme identitaire".

La problématique migratoire est le pivot qui peut faire basculer les pays de l'est vers cette ligne là. Le nationalisme est-européen n'explose véritablement qu'en Hongrie, alors qu'il est absent ailleurs ou du moins en net recul.

Quant à la Russie, sa crise démographique ralentit mais elle va perdre des millions d'habitants dans les décennies qui viennent. Au sein d'une Europe unie, elle représentera au final environ au maximum 20% de l'ensemble de la population du continent, mais moins encore si on différencie en son sein les différentes populations. C'est gérable. Et la question ne se posera qu'en phase finale là encore.

L'objectif est dans un contexte qui se dégrade rapidement (économique et en matière migratoire) d'assurer l'émergence médiatique puis électorale du courant que nous représentons.

A terme, si les européens se réveillent (ce que nous espérons) et s'ils le font au profit d'une solution d'avenir, et non pas d'un témoignage suicidaire (en faveur des extrêmes), nous nous retrouverons avec un jeu à trois bandes. Le pôle européiste, le pôle mondialiste de "gauche" et le pôle "mondialiste" modérée de droite. Le premier et une partie du troisième (et un tout petit bout du second) s'associent pour former une majorité au parlement européen et l'auto-proclamer "assemblée européenne constituante". Stratégie du basculement révolutionnaire par "coup d'état" démocratique.

Toute autre option me paraît illusoire. Aucune solution "nationale" n'est envisageable. Sinon, "convergence des catastrophes" (G. Faye)... avec une survie très problématique pour notre civilisation.

Oui, je suis d' accord pour dire que le nationalisme est une vision archaique de la politique. A part à l' échelle européenne. Etes vous allés en Russie? Moi oui, et je peux vous dire que le peuple russe est très homogène. Les peuples différents qui y siègent sont concentrés dans le Caucase, à la rigueur. Le Kazakhstan, l' Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghistan ne sont plus russes (ni sous l' empire russe ni sous l' URSS ni sous Poutine).

Quelle que soit leurs origines géographiques (Sibérie, frontières asiatiques ou caucasiennes), les russes sont très nationalistes et ce, dans leur grande majorité! Ils n' accepteront jamais d' être pilotés par une puissance étrangère (c' est pour ça que je pense m' installer là-bas, plein le Q de la sarkollandie!), à moins d' être le patron en Europe!

Tous les pays européens ne renouvellent plus leur population (1,4 enfants par couple en moyenne). Sauf en France où je suis à peu près certain que si elle est de 2,1, c' est à cause de notre immigration. Biélorusses, ukrainiens, russes, tous slaves, 200 millions de russophones, c' est quand même 25% de la population européenne à ce jour! Je m' en fous d' être piloté par les russes (au contraire, c' est le plus grand peuple d' Europe et j' y ai des liens) mais mes autres compatriotes européens l' accepteront ils?
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Ferrier
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MessageSujet: Re: La gauche est morte, vive la gauche !   Jeu 4 Oct - 18:39

Les russes ne sont ni plus ni moins nationalistes que les autres, tout dépendant de leur interlocuteur. Ils souhaitent aussi se réconcilier avec les autres européens. Mais il faut que notre Europe leur plaise, ce qui serait le cas, alors que l'UE ne leur plait pas.

Ukrainiens et biélorusses ne souhaitent pas non plus un pilotage russe. L'Europe slave, l'Europe germanique et l'Europe latine, en nombre d'habitants c'est à peu près identique. C'est donc un système équilibré (Athènes, Sparte, Thèbes).

Quant au taux de natalité en France et au Royaume-Uni, il est faussé par l'immigration africaine et asiatique, en effet. En France, le taux des "français de souche" est aux alentours de 1,7 enfants/femme maximum.
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Answald
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MessageSujet: Re: La gauche est morte, vive la gauche !   Jeu 4 Oct - 19:17

Ferrier a écrit:
Les russes ne sont ni plus ni moins nationalistes que les autres, tout dépendant de leur interlocuteur. Ils souhaitent aussi se réconcilier avec les autres européens. Mais il faut que notre Europe leur plaise, ce qui serait le cas, alors que l'UE ne leur plait pas.

Ukrainiens et biélorusses ne souhaitent pas non plus un pilotage russe. L'Europe slave, l'Europe germanique et l'Europe latine, en nombre d'habitants c'est à peu près identique. C'est donc un système équilibré (Athènes, Sparte, Thèbes).

Quant au taux de natalité en France et au Royaume-Uni, il est faussé par l'immigration africaine et asiatique, en effet. En France, le taux des "français de souche" est aux alentours de 1,7 enfants/femme maximum.

Vous voyez, on ne renouvelle pas notre population. D' accord avec vous pour l' Europe latine, l' Europe germanique, et l' Europe slave. Mais détrompez vous sur les slaves. Si demain l' Iran attaquait l' Ukraine ou un des 3 grands pays slaves, les 3 seront unis contre l' agresseur. Ne sous estimez pas le sentiment national russe qui n' a pas encore perdu son âme. Ils sont européens et attirés par l' Europe, c' est sûr, davantage en tout cas avec votre modèle... Hors OTAN, hors Bruxelles aussi.

La Russie a de très bons points que els autres pays n' ont pas:
1- elle n' a pas de dettes
2- elle est encore en croissance même depuis la crise (autour des 3% annuels)
3- c' est encore une des 1ères armées du monde (dont 3000 missiles nucléaires jugés sûrs d' après les derniers rapports de l' AIEA) et avec 1 million de soldats en actif et 250 000 réservistes.

Il y a au bas mot 200 millions de russes-russes (ukrainiens, biélorusses, russes) en Europe. Je ne compte pas ceux qui habitent encore en Asie centrale et dans les républiques indépendantes du Caucase. A mon avis, les russes dans l' Europe (c' est le top! ) mais ce seront les patrons. Ils ont tout! Diamants, pétrole, gaz, fer (il y a tellement de fer en Oural que la boussole en perd le nord), uranium et j' en passe...Nous avons plus intérêt à nous associer avec eux que le contraire. Poutine veut transformer son pays en grande Suisse. Il n' est pas dit qu' avec l' Europe surendettée, il y arrive.

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Ferrier
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MessageSujet: Re: La gauche est morte, vive la gauche !   Jeu 4 Oct - 21:02

Citation :
Si demain l' Iran attaquait l' Ukraine ou un des 3 grands pays slaves, les 3 seront unis contre l' agresseur.

Mais toute l'Europe serait aux côtés des Ukrainiens, la Pologne en tête. Et heureusement encore. Mais il y a en Ukraine des pro-russes (le clan Ianoukovitch) et des anti-russes (le clan Timochenko). Et les Ukrainiens et les Biélorussiens, qui peuvent parfaitement souhaiter l'amitié avec le frère russe par ailleurs, tiennent aussi à conserver leur identité nationale.

Citation :
Ne sous estimez pas le sentiment national russe qui n' a pas encore perdu son âme. Ils sont européens et attirés par l' Europe, c' est sûr, davantage en tout cas avec votre modèle... Hors OTAN, hors Bruxelles aussi.

Nous sommes d'accord.

Citation :
1- elle n' a pas de dettes

Disons qu'elle en a moins, mais l'économie russe reste très dépendante de la vente de gaz naturel et de pétrole.

Citation :
A mon avis, les russes dans l' Europe (c' est le top! ) mais ce seront les patrons.

En Europe, il n'y aura pas de patrons. Toute idée d'une Europe dominée, que ce soit hier par la France ou par l'Allemagne, ou demain éventuellement par la Russie, serait suicidaire. La Russie n'a pas de vocation hégémonique et ne l'a jamais eue. La preuve, elle n'a pas profité (sauf à la marge) de sa victoire sur Napoléon Ier. Les russes se sont toujours considérés comme le rempart de l'Europe face à l'extrême-orient.

Citation :
Nous avons plus intérêt à nous associer avec eux que le contraire.


Cela me paraît en effet évident.

Bien cordialement.
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Answald
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MessageSujet: Re: La gauche est morte, vive la gauche !   Jeu 4 Oct - 21:58

Ferrier a écrit:
Citation :
Si demain l' Iran attaquait l' Ukraine ou un des 3 grands pays slaves, les 3 seront unis contre l' agresseur.

Mais toute l'Europe serait aux côtés des Ukrainiens, la Pologne en tête. Et heureusement encore. Mais il y a en Ukraine des pro-russes (le clan Ianoukovitch) et des anti-russes (le clan Timochenko). Et les Ukrainiens et les Biélorussiens, qui peuvent parfaitement souhaiter l'amitié avec le frère russe par ailleurs, tiennent aussi à conserver leur identité nationale.

Citation :
Ne sous estimez pas le sentiment national russe qui n' a pas encore perdu son âme. Ils sont européens et attirés par l' Europe, c' est sûr, davantage en tout cas avec votre modèle... Hors OTAN, hors Bruxelles aussi.

Nous sommes d'accord.

Citation :
1- elle n' a pas de dettes

Disons qu'elle en a moins, mais l'économie russe reste très dépendante de la vente de gaz naturel et de pétrole.

Citation :
A mon avis, les russes dans l' Europe (c' est le top! ) mais ce seront les patrons.

En Europe, il n'y aura pas de patrons. Toute idée d'une Europe dominée, que ce soit hier par la France ou par l'Allemagne, ou demain éventuellement par la Russie, serait suicidaire. La Russie n'a pas de vocation hégémonique et ne l'a jamais eue. La preuve, elle n'a pas profité (sauf à la marge) de sa victoire sur Napoléon Ier. Les russes se sont toujours considérés comme le rempart de l'Europe face à l'extrême-orient.

Citation :
Nous avons plus intérêt à nous associer avec eux que le contraire.


Cela me paraît en effet évident.

Bien cordialement.

15% du PIB la dette russe. Et elle va en diminuant. Oui, la Russie a une économie rentière par rapport à son pétrole, son gaz, son fer... Mais Poutine fait venir Hyundai, des industries automobiles européennes avec transfert de technologies pour renouveler ses industries. Lada possède des moteurs Huyndai sur certains véhicules. Poutine rénove ses industries et ses institutions. J' espère qu' il réussira car son pays ne pourra pas toujours vivre de ses rentes énergétiques.

Poutine achète du militaire aussi là où il y a des carences de recherche dans son pays... Mais la Russie est encore présente dans le domaine spatial, elle travaille avec l' ESA, elle vient d' envoyer son fameux radio-télescope SPEKTR-R dans l' espace qui est un instrument merveilleux...

C' est mon rêve depuis toujours d' unifier l' Europe. Il faudra être persuasif... Bonne nuit!
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