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 Zviad Gamsakhourdia : père spirituel de Saakachvili

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MessageSujet: Zviad Gamsakhourdia : père spirituel de Saakachvili   Mar 2 Sep - 18:42

Citation :
Zviad GAMSAKHOURDIA 1939-1993

La vie et la disparition de celui qui fut le premier président démocratiquement élu d’une des républiques de l’ex-U.R.S.S. reflètent parfaitement la très difficile transition démocratique en Géorgie.

Sa jeunesse fut profondément marquée par son père Konstantin (1891-1977), célèbre écrivain géorgien, chantre des valeurs patriotiques au travers de romans historiques. En 1957, le jeune Zviad est arrêté pour dissidence, mais rapidement libéré. Il peut poursuivre ses études de lettres à l’université de Tbilissi. Il entame une carrière de poète et de traducteur, entre autres, des œuvres de Shakespeare, Whitman et Baudelaire. En avril 1977, il fonde avec son ami, le musicologue Mérab Kostava, le comité géorgien de surveillance des accords d’Helsinki. Tous deux sont rapidement arrêtés. Mais, après une autocritique à la télévision très controversée, il n’écope que de deux ans de camp, contre dix pour son ami. Après coup, Gamsakhourdia dira qu’ils s’étaient mis d’accord pour que l’un des deux continue le combat. La mort accidentelle de Kostava en octobre 1989 ne permettra pas de faire la lumière sur cet épisode.

À la fin de 1987, l’opposition commence à s’organiser en Géorgie. Mais, dès l’origine, elle est divisée et pratique une surenchère nationaliste, en particulier contre les nombreuses minorités de la république. Zviad, comme l’appellent simplement les partisans de sa Table ronde libre, n’échappe pas à la règle. Il pratique l’ultra-nationalisme et la démagogie, mais il est atteint aussi de mégalomanie et de paranoïa. En octobre 1990, lors des premières élections législatives libres, la Table ronde obtient 60 p. 100 des suffrages et cent cinquante-quatre sièges sur deux cent cinquante. Zviad est élu président du Parlement par deux cent trente-deux députés, le 14 novembre 1990. Fort de ce succès, il laisse libre cours à ses tendances dictatoriales. Dès décembre, il supprime l’autonomie des Ossètes et, en janvier, arrête leur leader venu négocier à Tbilissi. Le mois suivant, il fait incarcérer Djaba Iosseliani, chef d’une milice nationaliste qui lui fait de l’ombre. Un mois après, il incite les Géorgiens à s’abstenir lors du référendum sur le maintien de l’Union, puis obtient 99 p. 100 des voix pour l’indépendance. Le 9 avril 1991, l’indépendance est proclamée. Dans la foulée, le Parlement élit à main levée Gamsakhourdia président de la République. Un mois plus tard, le suffrage universel le consacre avec 87 p. 100 des voix. Voyant des complots partout, il ne vit plus qu’entouré d’une multitude de gardes. Les démocrates qui l’ont soutenu sont victimes de cette dérive. Le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères démissionnent en août. En septembre, Zviad fait tirer sur une manifestation démocratique. Trois mois plus tard, la guerre civile éclate. Le 6 janvier 1992, il doit quitter son Parlement-bunker pour s’enfuir dans sa Mingrélie natale, son fief, puis dans la Tchétchénie voisine.

En mars 1992, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Mikhaïl Gorbatchev, le Géorgien Edouard Chevardnadze, prend le pouvoir et se fait élire président en octobre avec 90 p. 100 des suffrages. Depuis son exil tchétchène, Zviad le traite d’“homme des Russes, d’agent de la C.I.A. et de l’impérialisme euro-américain”. Profitant de la défaite de l’armée géorgienne face aux séparatistes abkhazes durant l’été de 1993, Gamsakhourdia prépare son retour. Il débarque à Zougdidi, dans son fief mingrélien, durant l’automne. Il commence à marcher avec un certain succès sur Tbilissi. Mais, entre-temps, Chevardnadze a fait adhérer son pays à la C.E.I., obtenant la neutralité de l’armée russe. Zviad bat alors en retraite et se retrouve encerclé dans le village de Djikhachkari. Le 30 décembre 1993, il est blessé lors d’un combat. Le lendemain, il meurt des suites de ses blessures selon les autorités géorgiennes, se suicide selon sa femme Manana, mère de leurs deux enfants.

Source : Encyclopaedia Universalis
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