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 Définition d'une révolution

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Ferrier
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MessageSujet: Définition d'une révolution   Dim 9 Mar - 15:47

« On ne peut pas changer sérieusement une société dans son ordre politique et social sans détruire l’idée philosophique qui en est la base. »

(Auguste Blanqui)
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Algiz
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MessageSujet: Re: Définition d'une révolution   Ven 24 Oct - 18:45

En effet, toute révolution s'applique à la morale avant de se condenser matériellement.
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olivier carbone
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MessageSujet: Re: Définition d'une révolution   Ven 24 Oct - 23:15

En effet il est urgent de changer notre société, nos états se prostituent, mais le proxénète n'est pas de notre peuple.
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Algiz
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MessageSujet: Re: Définition d'une révolution   Dim 26 Oct - 18:42

smarty a écrit:
En effet il est urgent de changer notre société, nos états se prostituent, mais le proxénète n'est pas de notre peuple.

Je dirais plutôt que les proxénètes correspondent à nos élites.
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MessageSujet: Re: Définition d'une révolution   Lun 8 Nov - 23:34

La grande idée Européenne ne se réalisera un jour que par une révolution sociale, politique et civilisationnelle. Des siècles de développement capitaliste ont détruit les valeurs spirituelles des peuples européens et ont amené l'Europe à la décadence. Je crois que nous devons forger une avant-garde révolutionnaire européenne pour mener une guerre politique pour l'Europe. Une telle avant-garde devrait renouer avec les principes aristocratiques pour constituer la direction politique, spirituelle et physique des Européens. Au niveau idéologique et philosophique cette révolution doit être une Révolution Conservatrice qui affranchira l'Europe des formes périmés en ouvrant la voie à la réappropriation de la Civilisation européenne.
Mais les ennemis de l'Europe ne la laisseront jamais se relever de façon pacifique, la révolution européenne sera peut-être une guerre de libération avec tout ce qu'une guerre totale exige. Je ne sais pas si vous allez partager mon opinion mais je pense à un ''Octobre'' européen! La vieille question historique persiste: Réforme ou Révolution? Moi je dis Révolution jusqu'au bout!
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Ferrier
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MessageSujet: Re: Définition d'une révolution   Mar 9 Nov - 0:02

En accord sur le principe de révolution qui doit primer sur celui de réforme, mais une révolution peut très bien émerger par les urnes ou via un "coup d'état" démocratique. Et le relèvement de l'Europe peut aussi se faire par la résurrection de l'idéal démocratique authentique, tel que développé dans l'Athènes classique du Vème siècle.

Mais pas une révolution "conservatrice", qui me paraît un oxymoron, mais une révolution "archéo-futuriste", dans le sens qu'elle a en astronomie. En fait, plus une révolution en hélice que strictement cyclique. L'idée est de forger le futur en ayant recours à la plus longue mémoire. Donc non une conservation, qui serait en vérité une démarche réactionnaire ("c'était mieux avant") mais une nouvelle marche en avant qui permettrait en même temps de retrouver le point d'origine.

La révolution peut se faire à la fois par un processus électoral classique mais aussi par une révolution mentale, par une révolution des valeurs, par une révolution des mentalités, en l'associant aux principes stratégiques développés par Sieyès en janvier 1789 dans son "Qu'est-ce que le tiers état ?".

Qu'est-ce que le peuple européen ? Tout. Qu'est-il actuellement ? Rien.

Retour à la Grèce, retour à Rome, mais... avec les technologies du XXIème siècle ! Wink
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MessageSujet: Re: Définition d'une révolution   Mar 9 Nov - 0:54

Je ne pense pas que le terme de Révolution Conservatrice soit un oxymoron parce que la conservation désigne l'élément permanent dans l'histoire qu'une révolution libére d'une forme périmée. Les théoriciens de la révolution conservatrice allemande des années '20 n'ont pas rejeté la technologie mais ils l'ont considérée comme un facteur de puissance qui pourrait être guidé par des valeurs et servir la communauté. L'Europe, sa substance anthropologique et civilisationnelle, son esprit, constituent le ''permanent'' qui doit être libéré d'une forme morte, le capitalisme libéral.
En ce qui concerne la révolution française j'ai du mal à m'attacher à cet héritage parce que c'est cette révolution et son héritage spirituel qui ont créé les Nationalismes contemporains diviseurs des Européens, plus une conception purement politique de la Nation pour ne pas parler des ''Droits de l'homme''. Pour moi l'héritage idéologico-philosophique allemand est beaucoup plus adéquat pour l'armement idéologique des révolutionnaires européens.

Une Révolution européenne serait l'événement le plus important de l'histoire contemporaine, ce serait vraiment une autre dimension historique sans précédent, c'est pourquoi je ne peux pas croire à une révolution pacifique.
Finalement et par rapport aux régimes le l'antiquité, je pense que le modèle de la Respublica romaine aristocratique est préférable à celui de la Démocratie athénienne, synonyme de corruption. Nietzsche disait que la démocratie est la forme de la décadence, alors pourquoi les socialistes européens devraient-ils choisir ce type de régime?
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olivier carbone
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MessageSujet: Re: Définition d'une révolution   Mar 9 Nov - 2:10

Ferrier a écrit:
Qu'est-ce que le peuple européen ? Tout. Qu'est-il actuellement ? Rien.
Retour à la Grèce, retour à Rome, mais... avec les technologies du XXIème siècle ! Wink
Europe-Révolution a écrit:
L'Europe, sa substance anthropologique et civilisationnelle, son esprit, constituent le ''permanent'' qui doit être libéré d'une forme morte, le capitalisme libéral.

Le citoyen ou l’esclave moderne est persuadé qu’il n’existe pas d’alternative à l’organisation du monde présent.
Il s’est résigné à cette vie car il pense qu’il ne peut y en avoir d’autres.
Et c’est bien là que se trouve la force de la domination présente :
entretenir l’illusion que ce système qui a colonisé toute la surface de la Terre est la fin de l’Histoire.
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Ferrier
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MessageSujet: Re: Définition d'une révolution   Mar 9 Nov - 8:40

Citation :
Je ne pense pas que le terme de Révolution Conservatrice soit un oxymoron parce que la conservation désigne l'élément permanent dans l'histoire qu'une révolution libére d'une forme périmée.


Le retour aux fondamentaux n'a pas besoin d'être qualifié de "conservation" mais plutôt, en bon grec, de révolution palingénésique, c'est à dire de révolution-renaissance (pour les non-hellénophones du forum).

Citation :
Les théoriciens de la révolution conservatrice allemande des années '20 n'ont pas rejeté la technologie mais ils l'ont considérée comme un facteur de puissance qui pourrait être guidé par des valeurs et servir la communauté.

Disons que le fait que ce terme ait déjà été employé dans un contexte allemand de l'entre deux guerres oblige de toutes façons à ne pas le réutiliser, même s'il n'a pas été repris par qui on sait. Par ailleurs, il y a même parmi ceux de cette idéologie qui se réclament du "socialisme" une logique droitière et non-plébéienne qui ne me plaît nullement.

Citation :
En ce qui concerne la révolution française j'ai du mal à m'attacher à cet héritage parce que c'est cette révolution et son héritage spirituel qui ont créé les Nationalismes contemporains diviseurs des Européens, plus une conception purement politique de la Nation pour ne pas parler des ''Droits de l'homme''. Pour moi l'héritage idéologico-philosophique allemand est beaucoup plus adéquat pour l'armement idéologique des révolutionnaires européens.

Les nationalismes français et anglais sont pour simplifier nés de la guerre de cent ans, et ont ensuite pris du relief. Le Royaume-Uni, qui n'a pas connu les influences, positives comme négatives, de la révolution française, n'a pas été moins nationaliste en vérité. Il ne faut pas non plus se faire abuser par l' "universalité" des valeurs et la conception citoyenne de la révolution... en vérité son discours était de fait eurocentré (il ne s'adressait qu'aux européens) et par ailleurs la révolution n'a simplement pas réussi à rompre avec l'universalisme de la monarchie. Cette dernière était au demeurant beaucoup moins ethnique, et ne saurait être considéré comme meilleure que ce qu'il l'a remplacée, bien au contraire. Les "droits de l'homme" remplacent les "tables de la loi", un universalisme partiel remplace un universalisme total. Mais je ne crois pas qu'il faille tomber dans le piège renanien d'une distinction entre un modèle français et un modèle allemand... le "nationalisme français" originel n'était pas moins "ethniste" que son voisin d'outre-rhin.

Citation :
Finalement et par rapport aux régimes le l'antiquité, je pense que le modèle de la Respublica romaine aristocratique est préférable à celui de la Démocratie athénienne, synonyme de corruption.

Originellement, voir Romulus et sa fondation de la cité, Rome était une forme de démocratie (d'ailleurs en grec république ne se traduit-il pas par "dimokratia"), avec le modèle du citoyen-soldat-paysan, modèle que les Gracches ont voulu restaurer, ce qui en a été empêché par la seule structure aristocratique, le Sénat, qui en matière de corruption devint même un modèle, alors que les preuves d'une corruption établie dans l'Athènes du Vème siècle ne me paraissent pas si évidentes. Après, il y a la nature humaine. Seule une société divine pourrait en être préservée.

Citation :
Nietzsche disait que la démocratie est la forme de la décadence, alors pourquoi les socialistes européens devraient-ils choisir ce type de régime?

Nietzsche s'exprimait surtout face à la démocratie de son époque, et professeur d'énergie, il n'est pas un philosophe dont on devient l'élève. Comme il l'a dit lui-même, ses véritables élèves doivent être en mesure y compris de le rejeter. On ne saurait donc nécessairement le suivre dans tous ses développements.

Le schéma du PSUNE c'est homogénéité sociale/homogénéité/démocratie, ces trois éléments s'harmonisant parfaitement dans un tout cohérent. Aristote a d'ailleurs montré que seules les sociétés démocratiques maintiennent l'homogénéité du corps des citoyens, alors que les oligarchies systématiquement se montrent laxistes. Ce n'est pas un hasard si Pisistrate a ouvert la citoyenneté athénienne aux étrangers alors que Périclès l'a au contraire verrouillée (y compris de manière rétroactive).
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Europe-Révolution
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MessageSujet: Re: Définition d'une révolution   Jeu 11 Nov - 14:37

La révolution française a brisé un ordre européen qui avait été instauré après la fin de la guerre de trente ans. Cet ordre imposait une série de règles et se réposait sur une notion d'Europe et sur la conscience de l'appartenance des royaumes européens dans une même famille de peuples partageant un minimun de valeurs communes. Le principe dynastique créait des liens de fidélité supra-nationaux parce qu'il y avait des peuples qui prêtaient serment de fidélité à des Souverains qui ne parlaient pas la même langue qu'eux et qui se trouvaient parfois à l'autre bout du continent, de l'autre coté il y avait des Princes qui régnaient sur des pays fort diversifiés. Donc, outre le facteur confessionel, il n'y avait pas de principes supremacistes idéologiques ou autres divisant les européens, et même les confessions créaient parfois des liens entre peuples européens différents (huguenots-allemands, irlandais-espagnols, grecs-russes etc) ''Aujourd'hui il n'y a plus de Français, d'Allemands, d'Espagnols, et même d'Anglais; il y a seulement des Européens [XVIIIème siècle]''.
La révolution française a ravagé ce principe européen, et a présenté une vision universaliste-humaniste tout en affirmant la supériorité idéologique et politique de la Nation française contre les autres peuples ''asservis''. Et cette conception a posé les fondements pour une approche politique et universaliste de la nation. Très tôt la Révolution a pensé étendre les droits de l'homme aux noirs des colonies antillaises tandis que plus tard un général républicain métiss allait ravager des régions gérmaniques et gagner le surnom peu flatteur de ''diable noir'' de la part des paysans allemands qui, eux, étaient beaucoup plus libres que les paysans de la France républicaine (Vendée). Après la révolution française l'Europe se dirige vers la Nationalisation de sa structure, la division, la haine et desormais dans le cadre des guerres européennes apparaîtra très tôt le phénomène de l'utilisation de soldats (même de généraux) d'origine extra-européenne.
Ici je ne vais pas défendre la monarchie française qui a commis de graves fautes px en aidant les rebelles dans la guerre de l'indépendance américaine, mais la révolution française a posé les bases et la division et renforcé terriblement l'idée de l'universalisation. Ce n'est pas par hasard que la France est aujourd'hui le pays le plus envahi de l'Europe et le moins résistant idéologiquement à la mondialisation.
En ce qui concerne la fondation de Rome, elle se fait autour d'un leader ''Romulus'' et d'un principe quasi-monarchique, cela ne voulait pas dire que les proto-romains n'étaient pas des ''hommes libres'', d'ailleurs les Spartiates étaient tout à fait libres tandis que leur Cité n'était pas démocratique. Les sociétés indo-européennes se réposaient toujours sur une classe aristocratique guerrière et spirituelle qui assurait la puissance de la communauté. Les Populaires de Tiberius et Caïus Gracchus n'ont jamais mis en question le principe aristocratique dans la lutte qui les opposait aux Optimates, puisque le parti des Populaires était lui-même un parti aristocratique qui voulait des réformes pour une loi agraire favorable aux paysans qui n'avaient pas de terre. Si je prends comme modèle préférable la Respublica c'est parce que je suis pour une société organique fondée sur le liens sociaux et contre le principe de la participation individuelle. Je ne pense pas que les Gracches étaient des ''démocrates'' et leurs continuateurs (César, Antoine, Octaves) étaient des populaires par excellence ce qui ne les a pas empêchés d'écraser la République.
Par rapport au terme de Conservation, il ne me semble pas mauvais et d'ailleurs le mot de révolution lui-même signifie à peu près retour tandis que le mot grec Epanastasis signifie presque résurrection, donc le sens de la révolution c'est la reprise des éléments essentiels qu'une forme actuelle de pouvoir et de pensée a repoussés dans le passé et qui existent de façon latente en attendant l'heure de leur resurgence. La Conservation c'est la résistance de ceux qui réfusent d'abandonner leurs racines à une période où la plupart des gens sont des ''déracinés'', le volonté de conserver ce qui mérite d'être conservé, c'est à dire l'essentiel et le permanent. La Révolution Conservatrice allemande, a réussi à mon opinion, de forger une conception conservatrice pour la défense des valeurs gérmaniques et même européennes, et de tracer une perspective pour le placement de la technique dans ces valeurs comme un facteur de puissance. Le retour aux fondamentaux peut être qualifié de Conservation dans la mésure où ces fondamentaux ne sont jamais totalement abandonnés mais défendus (donc conservés) même par une minorité infime.


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Ferrier
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MessageSujet: Re: Définition d'une révolution   Jeu 11 Nov - 17:26

De toutes façons, l'art politique est de savoir manier le fond et la forme, et le travail est surtout aujourd'hui à 50% au moins un problème de communication. L'important n'est plus alors d'avoir raison ou tort mais d'avoir la meilleure présentation possible (le fait d'avoir raison est évidemment important mais ce sont les 50% restants).

En vérité, la référence à la révolution française est globalement considérée comme positive et permet de distinguer les progressistes des réactionnaires (à tort ou à raison, là n'est pas la question). Qu'il y ait un visage négatif de la révolution, à côté d'un visage positif, est indéniable, et tu as très bien démontré en quoi ces mauvais côtés étaient funestes. Il ne s'agit pas pour nous de sauver la république française mais de créer l'Europe, la république européenne, et pas sur les mêmes principes, ou en tout cas seulement sur les bons.

Ajoutons que l' "universalisme" de la révolution française se pensait en vérité comme européen (côté voltairien), même si dans des îles tropicales, elle a pu engendrer des dérives condamnables. En vérité, je pense que la révolution française n'a pas été capable de rompre totalement avec l'universalisme ; elle n'a pas su être totalement voltairienne. (On sait que Voltaire était un européaniste et qui plus est un polygéniste).

Je considère personnellement que la monarchie absolue de droit divin est tout sauf un système européen...

---

Pour revenir à Romulus, comme à Auguste, il était un princeps, c'est à dire un primus inter pares, premier parmi les égaux. Cela n'a donc à mon sens rien à voir avec une conception aristocratique ou même monarchique. Le rex antique, le *regs indo-européen, n'a pas de lien autre qu'étymologique avec le roi au sens moderne. Je ne conçois pas l'Europe comme Sparte, qui était une cité qui ne mettait pas tous les indigènes sur un même pied d'égalité, distinguant homoioi, perioikioi et ilotai. Or, à Athènes, la distinction principale était entre les politeis et les metoikioi, et cette division binaire (j'oublie les douloi, mais qu'on peut considérer en tout cas au Vème siècle pour l'essentiel, comme une variante asservie des metoikioi). En clair, un quelconque paysan de l'Attique était en droit l'égal de Périclès.

La différence entre Sparte et Athènes tient à l'intégration ou non des indigènes alentours dans la citoyenneté. Sparte, qui n'avait pas d'étrangers (pratiquant une régulière xénélasie), avait inféodé les spartiates de basse condition et surtout les peuples voisins de Laconie (chez qui ils pratiquaient la razzia). Ce modèle ne me paraît absolument pas satisfaisant. Je ne veux pas d'une Europe-caserne, avec une élite guerrière au pouvoir et des populations soumises en dessous.

En outre, selon moi, les sociétés indo-européennes étaient composées d'hommes libres + ou - sur un plan d'égalité. C'était une société agricole, pratiquant la guerre dans les périodes spécifiques, avec une assemblée du peuple aux pouvoirs larges (regroupant l'ensemble des hommes libres), assemblée présidée par le *regs, qui n'avait de pouvoirs que religieux et juridiques, les décisions étant prises par le peuple. L'archonte-roi d'Athènes, le Rex Sacrorum à Rome, sont les vestiges des fonctions originelles de ce *regs.

Pour résumer, et aller au bout du raisonnement, ne serait-ce que d'un point de vue de communication, les termes de "démocratie", "république", "socialisme", "égalité", qui sont perçus comme positifs (les termes utilisés par les "révolutionnaires conservateurs" ne l'étaient pas et ils ne se sont jamais présentés au suffrage des électeurs), sont à mettre en avant. Il nous appartient évidemment d'en redonner ou d'en orienter le sens afin que cela converge avec notre pensée.

Ne laissons pas à nos adversaires ces termes. Prenons les et empêchons les en conséquence de les réutiliser. Le terme "conservateur" est connoté négativement, il fait penser par exemple à ce que l'on appelle la droite conservatrice, par exemple la CDU allemande. En outre, se référer à la "révolution conservatrice", qui a été très mise en avant à une époque par la Nouvelle Droite, c'est se rattacher à cette dernière. C'est faire du Steuckers dans "Vouloir". C'est se placer dans une stratégie de ghetto doctrinal.

Prenons chez tel ou tel penseur, de tendance x ou y, ce qui est intéressant de récupérer ; récupérons les concepts, les idées, les termes si ces derniers peuvent être perçus positivement, et laissons de côté les noms ou les tendances. Ce n'est pas intéressant et ce sont des boulets à porter bien inutilement.

Mon idée c'est qu'il faut reprendre tous les concepts positifs aujourd'hui mais en leur apportant une mention supplémentaire... "for europeans only". Socialisme ? For europeans only ! Démocratie ? For europeans only ! Wink

Amicalement,

TF Smile


Dernière édition par Ferrier le Mer 3 Aoû - 12:51, édité 1 fois
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olivier carbone
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MessageSujet: Re: Définition d'une révolution   Ven 12 Nov - 0:25

Ferrier a écrit:


Mon idée c'est qu'il faut reprendre tous les concepts positifs aujourd'hui mais en leur apportant une mention supplémentaire... "for europeans only". Socialisme ? For europeans only ! Démocratie ? For europeans only ! Wink

Amicalement,

TF Smile

Citation :
- Exact. Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner, reprit le roi.
L'autorité repose d'abord sur la raison. Si tu ordonnes à ton peuple d'aller se jeter à la mer, il fera la révolution.
J'ai le droit d'exiger l'obéissance parce que mes ordres sont raisonnables.
Chapitre X d'un célèbre livre...
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MessageSujet: Re: Définition d'une révolution   Ven 12 Nov - 18:57

Je tiens à remercier TF et tous les amis du Forum pour la discussion. J'espère que les désaccords ne donnent pas un ton désagréable à la discussion.
Non, moi non plus je ne considère pas la monarchie de droit divin comme une Europe unie, mais c'est vrai qu'avant la révolution française et les guerres napoléoniennes il y avait un ordre fondé sur une notion d'Europe. Je dis tout simplement que pour des raisons historiques les structures dynastiques, malgré les conflits, liaient les divers pays européens et ne permettaient pas une division absolue des peuples européens sur la base d'idées et de considérations supremacistes-nationales. On peut voir cette conscience Européenne même dans le Congrès de Vienne en 1814 où l'Empire ottoman n'a pas été invité. J'essaye de formuler ici une position historique plutôt qu'une position politique. Mais est-ce qu'on peut dire px que la dissolution de la double monarchie des Habsbourg fut une évolution positive pour l'idée européenne? Cette monarchie, dont je ne ferai pas l'apologie, outre ses inconvénients présentait un modèle d'union et de coexistence de peuples européens. Et la suppression de cette monarchie après la 1ère Guerre (civile européenne) mondiale a ouvert la voie à la balkanisation de l'Europe centrale, aux nationalismes et au pangérmanisme, puisque l'Autriche-Hongrie supra-nationale n'existait plus.
Voltaire est une bonne référence mais il n'était pas républicain et il était en plus un admirateur de Charles Quint (un prince qui symbolise pour moi cet ordre européen dont j'ai parlé, même avant les traités de Westphalie)!

Je pense qu'il y a une mauvaise image du modèle spartiate, et ça c'est historiquement injuste. Athènes fut une Cité très haïe par l'ensemble des cités grecques. Les ilotai à Sparte étaient l'équivalent des douloi où esclaves athèniens, mais à Sparte même les esclaves étaient d'origine grecque. Athènes aussi n'octroyait pas de droits de citoyenneté aux étrangers, tandis que les metikoi n'avaient pas les mêmes droits que les polites, exactement comme les perioikioi n'avaient pas les mêmes droits que les spartiates. Pour ne pas parler de la difference de la position des femmes à Sparte et à Athènes...
Par rapport aux structures des sociétés indo-européennes on sait très bien qu'il y avait une hiérarchie aristocratique et cela se voit aussi dans les poèmes épiques. Il y a toujours les chefs, les ''aristoi'', ceux qui tendent vers la perfection et servent d'exemple aux autres. Les poèmes homériques sont des poèmes qui exaltent la noblesse des héros et la primauté des chefs. Mais l'aristocratie européenne était toujours renouvelable,et non pas fermée comme les castes indiennes. La fondation de Rome montre qu'il y avait besoin d'un ''premier'' tandis que Romulus était déjà arrivé jusqu'à tuer son frère pour s'assurer cette primauté! Chez les indo-européens le roi c'est le premier et le meilleur des combattants et les peuples indo-européens eux-mêmes étaient des peuples guerriers par excellence et non pas des commerçants comme les sémites (voir les positions d'Ernest Renan).

Enfin en ce qui concerne la stratégie et la tactique politiques je crois qu'il faut penser plus à la qualité qu'à la quantité, en d'autres termes il faut mener une politique de principes qui, dans un premier temps n'apportera pas des resultats spectaculaires, plutôt qu'une politique plus politiquement correct que le politiquement correct. La nouvelle droite utilise aussi Rousseau mais vous ne penserez jamais de délaisser Rousseau comme référence parce que la ND s'en sert aussi, donc parler de la révolution conservatrice allemande ne signifie en rien attachement aux positions de la ND. Et une grande partie du peuple allemand soutient la CDU parce qu'elle est dégoûtée par les Sociaux-démocrates et la Gauche. Il ne faut pas reprendre le phraséologie du petit-bourgeois radical de gauche, anti-raciste, démocrate, progressiste etc. De toute façon le ''for europeans only'' sera classé à son tour parmi les slogans ''racistes'' donc tout effort pour gagner la respectabilité en défendant à la fois l'Europe est voué à l'échec. Il ne faut pas prendre les armes de nos ennemis parce que ''On ne peut pas changer sérieusement une société dans son ordre politique et social sans détruire l’idée philosophique qui en est la base''.
Camarades, je ne dis pas tout ça pour vous contrer mais parce que moi aussi je suis Pour la Cause de l'Europe que je considère comme ma grande Patrie.

Amicalement
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MessageSujet: Re: Définition d'une révolution   Ven 12 Nov - 19:35

En tout cas, bienvenu sur notre forum !
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MessageSujet: Re: Définition d'une révolution   Ven 12 Nov - 22:14

Ce que je veux dire, camarade, c'est que les notions de démocratie, de république, de socialisme... etc, sont des notions saines, qui sont les nôtres en vérité, et qui ont été usurpées et salies par la fausse "gauche". Les reprendre en leur donnant leur vrai sens, qui est le nôtre, c'est à la fois reprendre des notions positives aux yeux du peuple et en même temps être sincères et cohérents avec nous-mêmes.

Pourquoi le peuple est-il dégoûté par la "gauche" actuelle ? Parce que celle-ci ne s'occupe que de défendre les droits des étrangers, des homosexuels... etc, au lieu de défendre les travailleurs européens. Et donc ces derniers s'en détournent pour voter pour la droite ou l'extrême-droite. En revanche, si les socialistes avaient eu le courage et la cohérence de s'opposer à l'immigration, cela aurait été bien différent. Et en vérité je me suis limité à dire ceci.

Sur la société indo-européenne originelle, je suis en désaccord avec la vision guerrière et conquérante d'IE venus des steppes ukrainiennes. Je pense au contraire que la société indo-européenne était proche du modèle romain de base, c'est à dire des citoyens-soldats-paysans (on retrouve ainsi la trifonctionnalité en chacun). L'idée de trois castes est due à la constatation de ce fait en Inde mais je pense que c'est une erreur de jugement.

Le fait est qu'il y a souvent eu hypertrophie de la fonction guerrière, aboutissant au final, par la professionnalisation des soldats, à l'émergence de sociétés aristocratiques. En clair, alors qu'au départ il n'y avait pas de classe de guerriers ni de classe de prêtres, car chaque père de famille était aussi un prêtre et un combattant, par la suite, elles sont apparues, mais elles ne sont pas originelles.

Concernant le politiquement correct, je vais m'exprimer plus clairement Smile Je suis d'accord avec toi sur la question des principes mais je ne veux assumer que ce que je défends et ne veux pas m'associer à des courants de pensée connotés et qui simplement ne sont pas nos idées, même s'il y a quelques centres d'intérêt communs.

Pour conclure, cher camarade Smile, notre démarche n'est pas seulement tactique mais le fruit d'une analyse et d'une pensée. Il ne s'agit pas de pratiquer un double discours mais de dire de manière ciselée ce que l'on pense.

De toutes façons, il faudra qu'on en (re)parle entre camarades en direct live, un forum n'est jamais le lieu idéal pour cela.

Bien amicalement,

TF
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MessageSujet: Re: Définition d'une révolution   Lun 25 Avr - 15:53

"Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience " Jean Jaurès.
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MessageSujet: Re: Définition d'une révolution   Lun 25 Avr - 16:13

<< Qu'est ce que la Révolution ?
C'est le suprême effort vers l'entière liberté politique et sociale >> Jaurès 1905.
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MessageSujet: Re: Définition d'une révolution   

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Définition d'une révolution
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