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 Petite histoire

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MessageSujet: Petite histoire   Lun 13 Aoû - 18:12

On dit que la vengeance est un plat qui se mange froid. Cet adage n’a jamais été aussi vrai que dans le cas de Halim, un des génies anonymes de la petite ville de Jemmal en Tunisie. Halim était étudiant à l’ENIT (Ecole Nationale des Ingénieurs de Tunis) pendant l’année universitaire 1986-1987 lorsque son meilleur ami Slim fut tabassé à mort par les policiers anti-émeutes. Slim, le crâne fendu, succomba à une hémorragie cérébrale avant l’arrivée des ambulanciers. Aucun des policiers assassins n’eut des comptes à rendre à qui que ce soit ni -bien sûr- leur patron de l’époque, un Super-flic qui répond au nom Zine El-Abidine Ben Ali.

« Wer immer strebend sich bemüht, den dürfen wir erlösen. »
[1] Goethe

Le jour de l’enterrement de Slim, Halim chuchota à son copain, enveloppé dans son linceul blanc, des mots qui seraient le leitmotiv de toute une vie. « Le coupable paiera », souffla-t-il dans les oreilles inertes de Slim. Depuis ce jour-là, Halim ne versa une seule larme sur son ami disparu. Car le projet qui l’attendait - un projet aussi grand que leur amitié - ne devrait souffrir aucune diversion, aucun moment de faiblesse.

Les mots prononcés à la radio par l’assassin de Slim à l’aube du 7 novembre 1987, sonnaient comme un message codé destiné uniquement à Halim :

« Par la grâce de Dieu, nous entrons, ensemble, dans une ère nouvelle faite d’effort, de détermination qui nous sont dictés par notre amour pour la patrie et par l’appel du devoir. »

Jamais dans l’histoire récente de la Tunisie citoyen ne fut obsédé à un tel point par « l’appel du devoir », n’a fait autant d’ « effort », montré autant de « détermination ».

Halim, étudiant brillant de la première à la septième année à l’ENIT, redoubla d’efforts depuis la perte de son ami et n’eut objectif que d’être le meilleur de sa promotion. Son diplôme d’ingénieur en électronique en poche, il était enfin prêt pour ébaucher les plans du jour J. S’il l’avait voulu, il aurait pu commencer à l’époque une fulgurante carrière dans une grande entreprise et monter les échelons à la vitesse d’un missile. Mais Halim avait un projet, sa seule raison de vivre. Mais, comme l’exprima ironiquement feu Albert Camus, une raison de vivre pourrait aussi bien constituer une « excellente raison de mourir » !

Halim, au lieu de chercher un job comme la majorité de ses collègues, s’inscrivit à un cours de langue au Centre Culturel Russe de Tunis. Les parents de Halim ne comprirent rien au caprice de leur fils mais ils le laissaient faire. Comment expliquer à ce pauvre fellah et à sa femme presque analphabète, que selon le plan ultra-secret de leur rejeton, le chemin de la vengeance devrait passer par Moscou !

Halim n’eut aucune difficulté à maîtriser, lentement mais sûrement, la langue de Pouchkine. En moins de trois ans, la phase zéro du projet fut achevée. Il devrait sauter à la prochaine phase, qui porte le numéro 1 : des études d’électronique dans une grande école d’ingénieurs de Russie. Mais, depuis la chute de l’Union Soviétique Moscou n’accordait guère plus de bourses aux étudiants étrangers. Après moult efforts et grâce aux recommandations de ses enseignants russes, Moscou n’accorda à Halim qu’une bourse de six mois pour perfectionner son russe. Halim dut, alors, apporter des modifications à son plan sans s’éloigner d’un iota du but final. Il accepta la bourse russe et s’envola pour Moscou.

Tout en poursuivant ses cours avancés de langue et littérature russes, Halim commencça à rassembler une impressionnante bibliothèque, constituée surtout de livres traitant d’un autre genre de littérature que celle de Gogol et Tchekhov : la propulsion et le téléguidage des missiles ! Halim fut tellement concentré sur son projet qu’il ne se rendit même pas compte du rude hivers moscovite autour de lui.

Après la fin de son séjour, Halim envoya par la poste la centaine de livres qu’il a achetés et les milliers de pages qu’ils a photocopiées. A leur arrivée à Tunis, ces livres imprimés dans un alphabet bizarre pleins d’équations et de croquis n’attirèrent guère l’attention des douaniers. Ils arrivèrent tous, sans exception, à destination.

Halim ne finit pas d’étonner sa famille et son entourage. Dès sa rentrée de Moscou, il s’installe dans la petite maison de campagne familiale, une demeure modeste entourée de quelques centaines d’oliviers hérités de son grand-père. A part l’accomplissement de son projet de vie, rien ne l’intéressait vraiment, ni les femmes ni les amis ni l’argent ni le « statut social ». Il dit à son père, affaibli par la maladie et la vieillesse qu’il se consacrerait entièrement aux oliviers et au champ de la famille. Ce qu’il déclara à son père fut une demi-vérité. Car tout en s’occupant des oliviers et des champs d’orge et de blé, il mena des recherches ultra-secrètes loin des grandes antennes de son ennemi juré, qui sans quitter son statut de Super-flic, se transforma en un redoutable parrain de la mafia locale.

Halim transforma l’une des pièces de la maison de campagne en un atelier où il s’adonnera à la passion de sa vie : la construction de mini-missiles téléguidés ! Il lui arriva aussi de visiter, pendant ces longues années de recherches et d’essais, des cyber-cafés de Sousse et Monastir pour télécharger des documents techniques en russe. Les gérants des cyber-cafés jetaient parfois un coup d’œil sur ce que Halim téléchargeait. C’était pour eux du chinois ! Ils ne virent en ce jeune homme taciturne, mal rasé, qui portait des lunettes à la mode des années soixante, qu’un excentrique et peut-être même un fou.

Le projet de Halim avançait à petits pas trébuchants. Mais il n’était pas pressé et il lui semblait que la vie n’était pas aussi courte que l’on croyait. Après quatre ans de recherches et d’essais ininterrompus, il réussit enfin à faire partir son premier missile à la taille d’une baguette française. Mais la tâche la plus difficile ne fut pas de fabriquer et de lancer un missile mais de le diriger avec précision vers sa cible. Cette tâche engloutit sept ans de sa vie ! Ils construisit un objectif fictif à la limite du domaine familial, une limite marquée par d’énormes cactus, et lança -lorsque la campagne était vide ses habitants occasionnels- ses missiles contre l’ennemi imaginaire.

Le jour où le premier missile a touché sa cible, Halim ne put retenir ses larmes de de joie. Il a passa la soirée et une partie de la nuit à danser comme un fou. Il dansait avec une telle fougue et une telle énergie que l’agent de sécurité de la discothèque, une boîte de Monastir, l’approcha pour lui dire sur un ton menaçant : « Eh ! Monsieur ! Dansez normalement ! Sinon je vous mets à la porte ! »

Il ne resta plus à Halim qu’à fixer une date pour son jour J. Ou plutôt le jour V. V comme vengeance. V comme victoire. Il choisit le 24 juillet 2003, date du carnaval d’Aoussou (Ulysse), qui constitue l’apogée des festivités estivales de la ville de Sousse.

Alors que tous les yeux des Sahéliens étaient rivés vers la « Perle du Sahel », Sousse, Halim s’installa confortablement au milieu d’une petite barque, achetée et adaptée pour servir de base lancement, à quelques centaines de mètres de la plage de Hammam Sousse, assez loin du périmètre de sécurité terrestre et maritime autour du dictateur. Halim calcula la distance qui le séparait de sa cible au centimètre près. La cible fut un fauteuil installé sur une tribune devant l’hôtel Justinia. Ce fauteuil est facile à repérer : il est toujours le plus grand et le plus imposant de la tribune. Une caméra incorporée à la tête du missile devrait permettre à Halim de suivre l’itinéraire de son missile et de corriger sa trajectoire.

Lorsque l’Ennemi Numéro Un de Halim arriva, escorté par des centaines de policiers, et s’installa sur son confortable fauteuil, Halim sortit son missile de sa cachette, le met sur sa petite rampe et le pointa vers le ciel. Mais, au moment où Halim mit son doigt sur le bouton fatidique et s’apprêta à lancer le missile vers sa cible, il s’engouffra à son corps défendant dans un sombre tunnel... Une vision plus cauchemardesque qu’un cauchemar...

Ce que Halim vit pendant cette fraction de seconde glaçe son sang : il vit Carthage brûler et se transformer en cendres, il vit des corps nus mutilés et ensanglantés jonchés le long de l’Avenue Bourguiba, il vit des Tunisiens enragés dépeçant d’autres Tunisiens à coup de hache, il vit des charrettes sans conducteur verser dans d’énormes fosses des cadavres empilés les uns sur les autres...

Jamais de toute sa vie, Halim ne connut un tel sentiment de terreur, jamais son corps ne transpira autant, jamais son cœur ne connut une telle tempête. Même ses membres ne répondirent plus aux commandes !. Son corps tremblait avec une telle violence que la barque menaçait de se renverser à chaque instant.

C’est seulement en plongeant dans l’eau frisquette du soir que Halim retrouva ses esprits. La vengeance qui l’habitait pendant plus de quinze ans venait de se dissoudre dans l’eau en une fraction de seconde ! Il retrouva soudainement les plus grandes passions de sa vie : l’eau de mer, la natation et la plongée sous-marine. Comment eût-il pu passer, sans que rien ne l’y oblige, plus de dix ans de sa vie, de sa jeunesse, loin des plages et de la mer ?

Après quelques heures passées à nager, Halim regagna sa barque et s’allongea sur le dos. Loin des lumières des villes, le ciel était beau, très beau, fascinant. Soudain il entendit le bruit des déflagrations ! Il vit de loin des lumières éclatantes surgir dans le ciel de Sousse : des feux d’artifice lancés à partir d’une rampe située sur la plage de Sidi Boujaâfar. Une idée lui traversa le cerveau comme un éclair ! Il reprogramma son missile et le lança s’exploser au milieux de ces feux de joie !

Lorsque les vedettes et les zodiaques de la Garde Nationale encerclèrent la barque de Halim était en voyage. Il flânait dans le pays des merveilles, le royaume des rêves. Il virevoltait comme un albatros au-dessus du rivage soussien au rythme d’une mélodie aussi suave qu’un rêve dans un rêve : la flûte enchantée de Mozart. Tout d’un coup, les cris enragés des agents lui coupèrent les ailes et le firent tomber du ciel... Après le rêve vint le cauchemar...

Quatre semaines plus tard, le journal Echourouk publia dans ces pages intérieures une brève : Le corps d’un jeune de Jemmal retrouvé sur la voie ferrée près de Monastir. Les enquêteurs penchent pour le suicide. En guise de commentaire, j’ai griffonné quelques mots à la marge de cette triste nouvelle : la vengeance est un plat qui se mange parfois chaud.
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nikaar
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Lun 13 Aoû - 18:29

J'admire sa persevérence ça c'est sur. Au lieu d'utiliser son savoir pour se faire de l'argent, il attendait sans revanche qu'il aurait dû accomplir d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Lun 13 Aoû - 18:47

Quelle histoire merdique...
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nikaar
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Lun 13 Aoû - 18:49

Tar-Palantir a écrit:
Quelle histoire merdique...

N'empêche qu'on peut lui reconnaitre sa persévérence. Mais un critique laconique est tellement plus constructive.
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solo
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Lun 13 Aoû - 20:10

C'est trop long, je ne peux pas lire, désolé, j'apprends péniblement à lire les étiquettes du Monoprix alors ce type de textes...
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Lun 13 Aoû - 21:08

On est tous un peu dans ton cas mon gars...

Ce qui me gêne dans cette histoire, c'est qu'elle n'est pas crédible pour un sou : Le type perd une dizaine d'années a attendre quelque chose, au dernier moment il y a une histoire complètement sortie de derrière les fagots de visions bidons, et pour finir, il finit par ne pas le faire et attend comme un con que des mecs viennent le choper...

Et évidemment, à la fin il meurt, sinon sa serait trop bête...

Non vraiment, je doute de la véracité de cette histoire, d'autant que vu qu'il n'a parlé à personne de ces plans, et qu'il etait tout seul se soir là, quel témoin a pu rapporter avec une telle exactitude ces faits ? A qui a t-il eu le temps de raconter la vision et tout le reste ?
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nikaar
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Mar 14 Aoû - 6:20

Dès qu'il fait lire 3 lignes certains abandonnent, en tout cas mon cher Palantir, pour m'insulter en MP t'es plus loquace.
Quand bien même cette histoire est fausse, certains êtres humains ( pas toi palantir t'inquiètes) sont capables de perséverence et patience.
Mais bon certains préfèrent critiquer ce qu'ils sont incapables de concevoir ( oui je pense à toi TP).
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Mar 14 Aoû - 13:16

On avais compris Nikaar ! C'est bien de t'amuser de temps en temps...

Citation :
Dès qu'il fait lire 3 lignes certains abandonnent

Tu ne connaît pas Solovei, moi je sait que quand j'allait chez lui pour ecouter du Snoop Dogg, il arrivait déjà pas à lire les paroles... Alors lire un texte comme ça, je croit que tu peut au moins respecter ça.

Pour le reste j'arrive pas à te répondre, je suis trop mort de rire. Mais je tiens à préciser pour que tout le monde soit au courant, que je revendique l'attentat des MP d'insultes... Et je continuerait jusqu'au bout au nom d'Allah le trés-Haut !
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Mar 14 Aoû - 15:26

On s'écarte du sujet là, le but est de dire du bien de mon texte.
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Ferrier
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Mar 14 Aoû - 15:30

Pinolini a écrit:
On s'écarte du sujet là, le but est de dire du bien de mon texte.

C'est bien écrit, il est donc de toi ce texte, si j'ai bien compris ? L'histoire m'a amusé. Smile
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Mar 14 Aoû - 15:34

Non il n'est pas de moi, mais l'histoire m'a enchanté et même si la fin est atypique ça fait le charme de l'histoire.
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Mar 14 Aoû - 15:34

Idem. Ca m'a amusé.

L'histoire est vraiment ennuilleuse globalement et la fin est assez decevante !
Tout ce temps gaché...
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Darius
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Mar 14 Aoû - 15:46

... Et dites moi, vos photos, pourquoi l'air inspiré ?
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Ferrier
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Mar 14 Aoû - 15:48

Darius a écrit:
... Et dites moi, vos photos, pourquoi l'air inspiré ?

Ils s'amusent à imiter la photographie de moi que j'ai en avatar.
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Darius
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Mar 14 Aoû - 15:50

Ferrier a écrit:
Darius a écrit:
... Et dites moi, vos photos, pourquoi l'air inspiré ?

Ils s'amusent à imiter la photographie de moi que j'ai en avatar.

Et sont-ils "eux" ?

Désolé, je n'avais pas tout mesuré !!! Je baisse ...
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Mar 14 Aoû - 19:54

Je trouve ce texte assez prenant, rédigé avec classe, passion et conviction, même si la fin nous laisse sur notre fin voire notre faim, ça reste assez fin.
Je signe des deux testicules.
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Mar 14 Aoû - 19:59

Belle façon de dire que c'est un texte qui a des couilles.
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Mar 14 Aoû - 20:02

Une façon bien particulière mais qui ne dénature par le texte.
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Mar 14 Aoû - 20:07

On sait bien que ceci est un forum politique mais accorde moi que c'est pas le premier texte qui traite d'un etat d'esprit ou de metapolitique, si l'on peu dire.
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Ferrier
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Mar 14 Aoû - 20:28

On a fait le tour.
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MessageSujet: Re: Petite histoire   Aujourd'hui à 16:34

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