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 Poutine et la grande Europe unie

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Ferrier
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MessageSujet: Poutine et la grande Europe unie   Jeu 23 Nov - 11:15

Citation :
Vers une Europe unie et des possibilités nouvelles pour tous les Européens avec le partenariat Russie-UE

RIA Novosti

08:41 | 23/ 11/ 2006

Article de Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie.

A la veille de la nouvelle rencontre au sommet qui se tiendra le 24 novembre à Helsinki, je voudrais évoquer la façon dont j'évalue les relations entre la Russie et l'Union européenne. Je m'attarderai principalement sur les questions stratégiques, essentielles.

De par son caractère et ses traditions historiques et culturelles, la Russie fait partie naturellement de la "famille européenne". Nous ne nous fixons pas pour objectif de nous joindre à l'Union européenne. Mais, songeant aux perspectives lointaines de nos relations, je ne vois pas de domaines fermés au partenariat stratégique fondé sur l'égalité en droits. Un partenariat reposant sur des aspirations et des valeurs communes.

Il est évident qu'en parlant de valeurs communes on ne saurait négliger la diversité historique de la civilisation européenne unique. Il serait absolument erroné et inutile de chercher à imposer ici des solutions moyennes artificielles. Je tiens à le souligner: l'expérience des autres pays n'est pas négligée, l'Etat russe, qui existe depuis plus de mille ans, a beaucoup de choses à partager avec ses partenaires européens. Notamment, son expérience inédite de la coexistence entre les différentes confessions, ethnies et cultures qui s'enrichissent mutuellement.

Depuis ces dernières années l'Union européenne et la Russie sont des partenaires politiques et économiques importants. Nous posons en prémisse le principe que cette coopération ne doit pas être artificiellement opposée aux relations avec les autres pays et régions. Je suis persuadé que cette approche répond aux intérêts de tout le monde, y compris de l'Union européenne.

Nos relations revêtent un caractère réellement développé et structuré. La coopération s'amplifie dans différents secteurs. Le dialogue s'intensifie dans les domaines de la justice et des affaires intérieures. Les contacts scientifiques, culturels et humanitaires se multiplient. Tous les processus évoluent de façon ordonnée et méthodique dans le cadre de la création des quatre espaces communs: espace économique, espace de liberté, de sécurité et de justice, espace de sécurité extérieure, espace de recherche et d'éducation, les aspects culturels compris.

Nos approches des problèmes de la sécurité internationale sont également similaires. La Russie et l'UE préconisent le renforcement des régimes universels, en premier lieu du régime de non-prolifération nucléaire. Malgré toutes les divergences d'ordre tactique, nous avons la même volonté de résoudre de façon équitable les problèmes internationaux les plus compliqués, qu'il s'agisse de la situation au Proche-Orient ou du "dossier nucléaire" iranien.

La Russie suit attentivement l'évolution intérieure de l'Union européenne. C'est parfaitement logique: le rythme de développement et les perspectives de nos relations dépendent à bien des égards de la transformation intérieure de l'UE, de la question de savoir si elle restera une association principalement interétatique ou si elle s'adjugera des fonctions d'association supranationale. Nous avons intérêt à ce que notre plus grand voisin soit stable et prévisible et nous espérons que les transformations et les élargissements n'aboutiront pas à déshomogénéiser son champ juridique. En premier lieu, en matière de garantie de droits égaux pour tous les habitants de l'Union européenne, indépendamment de leur origine, nationalité ou religion.

En édifiant notre coopération avec l'Union européenne, nous pensons à l'avenir, nous ne cherchons pas à vivre "au jour le jour". Je suis persuadé que notre dialogue ne saurait être réduit aux seuls problèmes "sectoriels", très importants mais tout compte fait strictement techniques, tels que les quotas, les tarifs, les mesures antidumping, les normes techniques. Je ne nie pas la nécessité d'en débattre afin de les résoudre ensemble. Mais je crois qu'il nous faut songer en premier lieu à ce que nous devons être les uns pour les autres d'ici plusieurs dizaines d'années et à ce que nous pourrons faire pour nos concitoyens.

En ce qui concerne les processus européens, la position de la Russie est connue. L'essentiel est de former un espace économique commun et d'assurer la libre circulation des personnes. De telles mesures réciproques importantes répondent aux intérêts des milieux d'affaires, culturels et scientifiques. Pour réaliser ces objectifs, nous devons franchir un chemin long et difficile, mais les points de repère sont réalistes. Beaucoup de nos partenaires en Union européenne partagent cette approche.

Tout prochainement nous devons nous mettre ensemble au travail sur un nouveau document de base appelé à remplacer l'Accord de partenariat et de coopération qui expire bientôt. Nous espérons que le coup d'envoi de ce processus de négociations sera donné au cours du sommet Russie-UE qui se tiendra en novembre. Le dialogue avec nos partenaires européens montre que nos positions sont d'ores et déjà proches sur de nombreuses dispositions du futur accord. Nous l'imaginons compact, politiquement solide, tourné vers l'avenir, déterminant les buts et les mécanismes de la coopération sur un pied d'égalité entre la Russie et l'Union européenne. Ces buts doivent être formulés de la façon la plus claire.

J'espère que le travail sur le nouveau document de base rapprochera et ne désunira pas la Russie et l'UE. Les prochaines négociations ne doivent pas se transformer en un échange de griefs. Et, naturellement, nous ne pourrons pas ouvrir une nouvelle page de notre coopération si nous avons peur de l'interdépendance grandissante. Point n'est besoin, à mon avis, de répéter pour la nième fois que de telles craintes entrent en contradiction avec l'état réel des choses sur le continent européen.

Le problème relève évidemment d'un domaine différent. Ceux qui parlent du danger de la dépendance envers la Russie voient les relations entre la Russie et l'Union européenne en noir et blanc et voudraient les faire entrer dans le schéma suranné "ami-ennemi". Je répète: les clichés de ce genre sont loin de la réalité mais, ancrés dans la mentalité et la pratique politique, ils font naître un risque d'apparition de nouvelles lignes de division en Europe.

Je suis sûr et certain que le passé ne doit pas nous désunir. Nous ne pouvons pas réécrire l'histoire. L'objectif d'aujourd'hui est de créer ensemble l'avenir de la Russie et de l'Union européenne partenaires et alliées. La Russie y est disposée. J'espère qu'une approche positive l'emportera en Union européenne également. -
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Ferrier
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MessageSujet: Re: Poutine et la grande Europe unie   Jeu 23 Nov - 11:18

Citation :
Le rêve poutinien d'édification d'une grande Europe commune s'écroule (Nezavissimaïa gazeta)

23/11/2006 12:46 MOSCOU, 23 novembre - RIA Novosti. Avant de se rendre en Europe, au sommet Russie-UE qui se tiendra le 24 novembre en Finlande, le président russe s'est adressé dans la presse aux Européens en les invitant à ne pas craindre les visées russes. Vladimir Poutine a rappelé, pour une énième fois, que la Russie était un membre naturel de la "famille européenne".

L'idée maîtresse de l'article est exposée dans ses deux derniers paragraphes. Le chef de l'Etat russe y réfléchit au travail commun sur un nouvel accord qui remplacera l'accord actuel de partenariat et de coopération. L'auteur prévoit des difficultés - "Les prochaines négociations ne doivent pas se transformer en un échange de griefs" - et attire l'attention sur la menace d'une apparition de nouvelles lignes de division en Europe. Cela se produira, si les Européens cèdent à l'influence de ceux qui parlent de dépendance croissante de l'Europe vis-à-vis de la Russie et qui essaient de présenter leurs rapports dans l'optique du schéma suranné "ami-ennemi".

Alexander Rahr, directeur du programme de recherches sur la Russie et les pays de la CEI de la Société allemande de politique étrangère: Au cours de sa présidence, Vladimir Poutine a essayé de créer une grande Europe commune. Son deuxième mandat s'achève et il comprend qu'au bout des six années écoulées ce projet est en train de s'écrouler sous ses yeux, non pas par sa faute, mais à cause d'une tendance observée actuellement dans l'UE à ralentir le processus de création d'une zone économique commune avec la Russie.

Ne voulant pas entrer dans l'histoire comme l'homme qui a perdu le lien avec l'Europe, Vladimir Poutine explique clairement aux Européens, dans son article, que la Russie n'a pas d'ambitions impériales et leur propose de saisir une chance, peut-être la dernière, fournie par l'histoire d'amorcer les processus d'intégration entre la Russie et l'UE.

Georges Sokoloff, professeur, conseiller au Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPI): Vladimir Poutine a lancé des avertissements, notamment à la Pologne et à d'autres pays d'Europe de l'Est qui souhaitent, de l'avis du président russe, tracer des lignes de partage en Europe.

Vladislav Inozemtsev, directeur scientifique du Centre d'étude de la société postindustrielle: Tout ce qui est dit dans l'article est parfaitement juste, sauf un point qui suscite l'étonnement. Vladimir Poutine répète sans cesse que la Russie est une partie intégrante de l'Europe, mais il ne se voit pas dans l'Union européenne. En règle générale, on affirme que les Européens ne veulent pas inviter la Russie. L'article met l'accent non pas sur le fait que l'UE ne nous invite pas, mais, au contraire, sur notre refus d'y adhérer. Les raisons de cette position ne sont pas expliquées.
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frédérique
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MessageSujet: Re: Poutine et la grande Europe unie   Jeu 23 Nov - 12:40

N'est-il pas un peu normal que la grande Europe économique s'effondre?
Ne faudrait-il pas, dès maintenant creer une Europe sociale, une véritable Europe des peuples?
L'économie, c'est bien beau, mais ça ne fait pas tout!
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Ferrier
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MessageSujet: Re: Poutine et la grande Europe unie   Jeu 23 Nov - 16:12

Citation :
Ne faudrait-il pas, dès maintenant creer une Europe sociale, une véritable Europe des peuples?

Oui à une Europe social(ist)e, oui à une Europe populaire, mais il n'y a qu'un peuple, le peuple européen Smile
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frédérique
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MessageSujet: Re: Poutine et la grande Europe unie   Ven 24 Nov - 18:15

O.K, si tu veux jouer avec les mots, mettons, une véritable Europe des cultures européennes.
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