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 La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa

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Ferrier
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MessageSujet: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Dim 19 Nov - 17:21

La Russie et l’Europe.



Certains politiciens d’Europe occidentale et médiane qui soutiennent l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, dont on a vu dans un précédent article qu’elle ne pouvait être considérée comme européenne, réussissent l’ « exploit » idéologique de refuser à la Russie l’idée même qu’elle puisse être intégrée, selon le principe d’un Strauss-Kahn affirmant que « la Russie a sa dynamique propre » ou selon une affirmation couramment entendue selon laquelle la Russie ne serait pas européenne. Cet exposé aura pour but de démontrer non seulement l’européanité de la Russie mais la nécessité absolue de l’intégrer rapidement à l’Union Européenne.


Des origines complexes mais européennes.


Le territoire qui allait devenir la Russie d’Europe, à l’époque proto-historique, est partagé en trois espaces de peuplement, dont deux sont indo-européens. Le sud, de la Roumanie à l’Oural, est peuplé de populations iraniennes nomades, en trois vagues, s’échelonnant du IXème siècle A.C au IVème siècle P.C. La première vague fut celle des Cimmériens (IXème - VIIème siècle), puis des Scythes (VIIème - IIIème siècle) et enfin des Sarmates (IIIème siècle A.C – IIIème siècle P.C). L’ouest et le centre sont peuplés des Slaves, dont le territoire s’étend à partir de l’est de la Pologne jusqu’à proximité de l’Oural. Enfin le nord et l’est sont peuplés d’Ouraliens ou Finno-Ougriens, essentiellement europoïdes. Il convient également d’ajouter que les Iraniens nomades dominent également l’espace eurasiatique, notamment les steppes d’Asie Centrale, et ce jusqu’à la Sibérie profonde, sur des territoires qui seront par la suite récupérés par les Russes à partir du XVIème siècle.

Les relations entre les Slaves et ces nomades iranophones seront très importantes et marqueront aussi bien la religion que le vocabulaire des premiers. Ainsi le terme russe de « mir » (мир), qui a plusieurs significations, désignant une forme d’agriculture mais aussi signifiant « paix » et « monde », vient du nom du dieu iranien Miθra/Mihr. Les divinités slaves d’origine iranienne sont également nombreuses, à l’instar de Svarog, dieu du ciel, dont le nom est à rapprocher du sanskrit svargas, « ciel », ou encore de Khors, dieu du soleil correspondant à l’iranien Khorsed.

A partir du IIIème siècle de notre ère, les migrations de peuplement modifient l’espace méridional de la Russie, puisque les Sarmates sont remplacés par des populations germaniques, les Goths, partis de Scandinavie, alors qu’en revanche le nord du Caucase est peuplé de la dernière vague d’Iraniens, les Alains, ancêtres des Ossètes modernes. Enfin, les Goths eux-mêmes seront chassés par les Huns au début du Vème siècle, mais ces derniers connaîtront un échec retentissant face aux Romains d’Aetius et finiront par repartir en Asie.


La Rous’ (Русь), premier état russe de l’histoire.


A partir du VIIIème siècle, les Slaves de l’Est commencent à s’étendre géographiquement sur un espace de plus en plus large, englobant des populations finno-ougriennes et patronnant les espaces méridionaux et du nord du Caucase. Deux pôles commencent alors à apparaître, l’un méridional, autour de Kiev, fondé selon la légende slave par trois frères, dont Kyi qui donnera son nom à la ville (Kyiv en ukrainien), l’autre septentrional, autour de Novgorod. Contrairement à la thèse nordiciste, les Slaves avaient commencé à construire une société civile digne de ce nom, mais les invasions des Varègues suédois vont accélérer le phénomène. Riurik s’installe à Novgorod tandis que les jumeaux Askold et Dir, jumeaux qui nous rappellent ceux des mythologies indo-européennes, prennent le contrôle de Kiev. C’est ainsi que s’établit une royauté scandinave sur une société slave qui s’appuyait plutôt sur une forme de démocratie archaïque. Les rois suédois de la Rous’ vont entreprendre une série de conquêtes permettant à leur territoire de s’accroître considérablement et de peser sur la géopolitique de l’Europe orientale et balkanique. Les Varègues vont ainsi à plusieurs reprises attaquer Constantinople et tenter de dominer les Bulgares, tout en s’opposant aux incursions de peuples turcs comme les Petchenègues. A la fin du Xème siècle, l’influence chrétienne, par l’intermédiaire des Byzantins, commencent à se répandre au sein des élites russes. La grand-mère du roi Vladimir, Olga, se serait ainsi convertie au christianisme, mais son fils Sviatoslav mènera plutôt une politique hostile au christianisme et intransigeante vis-à-vis de l’empire byzantin. A sa mort, tué lors d’un raid petchenègue, le trône ira à son fils Yaropolk et non à Vladimir. Ce dernier se réfugiera auprès de son ami, le roi de Norvège, où il subira l’influence du christianisme.

Lorsque Vladimir revient de son voyage en Scandinavie, il parvient très rapidement à s’emparer du trône. En 980, il entreprend la réorganisation du culte païen en Rous’, construisant plusieurs temples et autels à Kiev et confiant les tâches sacerdotales aux « druides » slaves, les volkhvy. Il fait du dieu Perun, homologue slave du scandinave Thor, à la fois dieu de l’orage et dieu de la guerre, son dieu principal. D’autres divinités sont également mises en avant, comme Volos, dieu du commerce, Stribog, dieu du vent, Khors, dieu du soleil, ou encore Svarog, le père des dieux, dont le nom originel était Div, « Zeus ».

Mais en 988, Vladimir n’est pas satisfait par cette religion païenne d’état et est séduit par l’idée d’une conversion de son peuple à l’un des monothéismes entourant son pays. La légende veut qu’il ait eu à choisir entre le catholicisme, l’orthodoxie, l’islam et le judaïsme, mais en vérité son choix se résumait aux deux premiers, à savoir l’adoption de la religion de ses ennemis polonais ou bien celle de l’empire byzantin à la puissance déclinante mais dont la civilisation lui paraissait plus riche. Vladimir, surnommé à l’époque « le Soleil Rouge », choisit finalement l’orthodoxie et interdit alors le paganisme slave. Les statues des dieux sont détruites, celle de Perun est jetée dans une rivière, des prêtres païens sont assassinés, et les élites de Kiev sont contraintes et forcées de se faire baptiser. Par la suite, Vladimir tentera sans véritable succès de christianiser Novgorod et les villes du nord de la Rous’.

Comme dans tous les autres pays d’Europe, la christianisation ne remplace pas complètement le paganisme et par ailleurs la résistance s’organise, menée par les volkhvy, et jusqu’au XIIIème siècle, soit deux cents ans après la conversion de Vladimir, des révoltes antichrétiennes éclatent, généralement associées à des crises agricoles. En 1024, en 1071, de 1174 à 1176, enfin en 1227, la ville de Souzdal, majoritairement païenne, se révolte contre les autorités, et le mouvement se répand généralement aux autres cités comme Rostov, Novgorod ou encore Vladimir, enfin parfois même jusqu’à Kiev. Les autorités répriment sans pitié ces mouvements et massacrent régulièrement les prêtres païens qui les suscitent.

Ainsi, d’un point de vue religieux, les Russes ne diffèrent en rien des autres européens, puisque ce que l’on appelle pagano-christianisme en Europe occidentale se retrouve sous la forme de la dvoeverie russe, la « double foi » païenne et chrétienne. Le dieu Perun devient saint Elie, le dieu Volos saint Basile ou encore saint Blaise, enfin le dieu Svarog devient saint Georges terrassant le dragon, alors que le culte rendu à la déesse de la terre (Mat’ Syra Zemlija) subsiste jusqu’au XIXème siècle.


La Russie, bouclier oriental de l’Europe.


C’est au XIIIème siècle que la Russie naissante va connaître une situation tragique avec la victoire des Mongols sur les Slaves de l’Est, la séparant du reste de la civilisation européenne pendant deux siècles. C’est le prix à payer pour que le reste de l’Europe soit finalement épargné. Neutralisée et divisée en principautés préférant se battre entre elles que contre l’occupant, la Russie voit sa domination remplacée par celle de ses voisins Lituaniens, un peuple demeuré païen et qui parvient à bâtir un vaste empire, englobant ce qui allait devenir l’Ukraine. A partir de la fin du XIVème siècle, la Lituanie et la Pologne fusionnent et le dit empire s’étend davantage encore à l’est. Le XVème siècle sera en revanche celui de la renaissance russe, le pays parvenant à se libérer d’une tutelle tataro-mongole encombrante.

Avec Ivan IV le Terrible, la Russie repart à l’assaut de l’espace eurasiatique, repoussant les Tatars en Asie, et repoussant les Polono-lituaniens vers l’ouest. Si les Polonais parviennent en 1610 jusqu’aux portes de Moscou, cela sera leur chant du cygne. Ivan a décidé de faire de Moscou la troisième Rome, à la suite des empires romain et byzantin, et de libérer Constantinople de l’occupant ottoman qui désormais s’y est installé. Cette croisade pour la libération des peuples slaves amis et de la capitale de feu l’empire, va amener la Russie à vaincre, les uns après les autres, ses ennemis, notamment turcs, alors que parallèlement, à partir de la fin du XVIème siècle, les souverains, désormais appelés tsars (« césars »), prennent l’initiative de s’emparer de la Sibérie puis de l’Asie Centrale.

C’est ainsi que naît l’empire russe, une construction politique audacieuse, et qui avec l’avènement du romanovien Pierre le Grand va rattraper en partie son retard sur l’Europe occidentale. Si la Russie a été coupée pendant deux siècles des courants culturels du reste du continent, si elle s’est réfugiée dans une orthodoxie quelque peu archaïque, elle n’a pas pour autant cessé d’être européenne.


La Russie trahie par le reste de l’Europe.


A partir du XVIIIème siècle, la Russie commence à effrayer les puissances occidentales en raison de son dynamisme démographique et de son expansion territoriale plus que significative. Elle se met notamment à dos l’Angleterre, qui préfère soutenir les Ottomans dans les Balkans plutôt que le combat pour l’indépendance des peuples balkaniques dominés. Les Russes vont considérer cette attitude, avec raison, comme une véritable trahison, alors qu’eux n’ont jamais cessé de combattre les troupes ottomanes et musulmanes qui oppriment des peuples européens chrétiens, notamment slaves. Au XIXème siècle, la Russie est ainsi en conflit avec l’Iran aussi bien qu’avec la Turquie, mais aussi avec la France, et ce à deux reprises, et avec l’Angleterre. Les raisons de ces conflits sont l’opposition entre divers impérialismes.

Face à la France, c’est la Russie qui, par sa victoire en 1812 puis en 1815 sur les troupes napoléoniennes, se trouve en position de force en Europe, et entend maintenir la paix du congrès de Vienne contre toutes les velléités révolutionnaires qui peuvent éclater. Pourtant, elle ne sera pas remerciée de son dévouement dans la lutte contre Napoléon, puisque elle sera même vaincue lors de la guerre de Crimée par une coalition unissant Français, Anglais et… Turcs. Par ailleurs, l’Angleterre et la Russie sont également en opposition concernant l’Iran et l’Afghanistan, l’une et l’autre espérant en prendre le contrôle. Finalement l’Afghanistan restera indépendant, et l’Iran se verra partagé en deux zones d’influence et ce jusqu’au début du XXème siècle. Enfin, la dernière trahison aux yeux du peuple russe de la part de l’Occident sera liée à la défaite de l’armée russe face au Japon à Tsushima. C’est la première défaite à l’époque moderne d’une armée européenne opposée à une armée asiatique, et le peuple russe en voudra à l’Europe occidentale de ne pas avoir soutenu la Russie dans cette épreuve.

Pour bien comprendre la mentalité russe vis-à-vis du reste de l’Europe, et sa méfiance, il ne faut pas oublier que quand la Russie a eu besoin de l’Europe, celle-ci a bien souvent été aux abonnés absents, si elle n’a pas été jusqu’à soutenir ses ennemis.


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Ferrier
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Lun 20 Nov - 12:27

La Russie du XXIème siècle et l’intégration européenne.


Le XXème siècle pour la Russie sera celui des révolutions sanglantes, avec celle de 1905 et les deux de 1917, la dernière amenant au pouvoir le régime bolchevik, responsable de millions de morts. Elle encaissera deux guerres mondiales, dont la seconde lui coûtera la vie de plus de vingt millions des siens. La victoire certes permettra à la Russie devenue URSS de dominer l’Europe centrale et orientale pendant quatre décennies environ. Cette domination disparue, elle vaudra tout de même en retour une russophobie, que l’on constate encore aujourd’hui, de la part des anciens pays soumis, sans que ces derniers ne se rendent compte qu’ils font le jeu des Américains.

La Russie actuelle n’a qu’un tiers de son territoire en Europe, et c’est un des arguments de ceux qui la refusent dans l’Union Européenne. Mais ils oublient deux éléments majeurs, à savoir que le cœur de la Russie est et a toujours été en Europe, et que la Sibérie n’est au fond qu’un espace de colonisation, mais aussi que 75% de la population vit dans cette partie européenne. La Russie était peuplée en 2002 de 145 millions d’habitants et en 2005 d’un peu plus de 143 millions, sachant que la démographie russe, et aussi la détérioration des conditions de vie, sont les principales causes, outre l’émigration, de cette diminution.

Il convient aussi de signaler que la population de la Russie est essentiellement européenne de peuplement. 80% des habitants sont russes, et 84% sont indo-européens, si on y a ajoute notamment les Ukrainiens, les Arméniens, les Biélorusses ou encore les Allemands. A ces 84%, il faut ajouter les 3,3% de Caucasiens, notamment les Tchétchènes ou les Avars. 2% sont des finno-ougriens, dont la plupart sont de type europoïde, à l’instar des Mordves ou des Oudmourtes. Le principal groupe non-indo-européen de Russie est celui des Turcophones, dont la plupart, comme les Tatars, sont eux-aussi europoïdes et nettement russifiés, malgré la persistance de l’islam. Pour être plus précis, environ 2,5% des citoyens de Russie sont de type plus ou moins mongoloïde, et pour l’essentiel habitent dans la partie asiatique de la Russie. Il faut cependant rajouter les nombreux immigrés clandestins, provenant en particulier de Chine, et qui bien sûr ne sont pas comptabilisés dans les dites statistiques.

Ajoutons cependant que les Russes sont très nombreux dans le Kazakhstan voisin, puisqu’ils sont 30%, auxquels il faut ajouter 4% d’ukrainiens, 2,5% d’allemands et un certain nombre d’autres européens (Polonais, Biélorusses… etc.), pour un total d’environ 40% d’européens, surtout installés dans le nord du pays, à proximité de la frontière russe.

Sur le plan religieux, 51% des citoyens de Russie sont chrétiens orthodoxes, 7% sont musulmans, 1% ont une autre religion, 30% sont athées et 11% croient à des forces surnaturelles mais sans pratiquer une religion déterminée.

Au niveau des ressources énergétiques, la Russie est le deuxième producteur mondial de pétrole, derrière l’Arabie Saoudite mais devant l’Iran et les Etats-Unis. Au niveau des réserves de gaz naturel, la Russie est largement devant tous les autres états du monde, à l’exception de l’Iran, avec plus de 12.000 109m3 de gaz. En outre, la Russie est le quatrième producteur mondial d’uranium, derrière l’Australie, le Canada et le Kazakhstan, ce qui dans ce dernier cas indique son importance stratégique pour les russes. Concernant les métaux rares, la Russie est le sixième producteur d’or et le quatrième concernant les réserves minières, elle est le deuxième producteur de platine, même si elle est loin derrière l’Afrique du Sud. La Russie est le second producteur de diamant au monde derrière l’Australie. La Russie est en outre le premier producteur de nickel, et de loin, et le troisième producteur de cobalt, derrière la Finlande et le Canada. Il ne faut pas non plus négliger le fait que tous les gisements ne sont pas connus et que la Russie n’a pas mis les investissements nécessaires à leur exploitation optimale.

En 2006, entre 57% et 60% des russes sont favorables à l’idée d’intégration de la Russie à l’Union Européenne, bien que beaucoup doutent que cela ait lieu, constatant une évidente russophobie de la part des nouveaux membres de l’Union Européenne issus de l’Europe médiane. La Pologne est évidemment en pointe en ce domaine mais il faut aussi rappeler que ces huit nouveaux membres de l’UE ont tous adhéré à l’OTAN. Ajoutons que la Géorgie veut également rejoindre l’OTAN ainsi que le voulait le précédent gouvernement de l’Ukraine, mais c’est aussi le cas des gouvernements du Monténégro, de la Serbie, de la Bosnie-Herzégovine, de la Macédoine et de la Croatie. Seuls neuf pays ne font pas partie de l’OTAN ou n’entendent pas en faire partie, parmi lesquels la Russie, et des états européens habituellement neutres (Autriche, Suède, Irlande…).

L’intégration de la Russie dans l’Union Européenne pourrait être un moyen de libérer celle-ci de toute tutelle américaine, notamment de celle de l’OTAN. Il s’agirait alors de créer une véritable armée européenne. Avec l’ajout de ses 145 millions d’habitants, l’Europe unifiée serait peuplée de 726 millions d’habitants (chiffre de 2006), créant ainsi un marché intérieur important, et elle bénéficierait des immenses ressources de la Sibérie. Elle pourrait également régler les conflits du Caucase, en créant des euro-régions identitaires et en mettant ainsi fin à toutes les formes d’impérialisme entre les différentes composantes du Caucase. On pourrait ainsi imaginer une euro-région d’Abkhazie, une euro-région de Daguestan, une euro-région de Tchétchénie ou encore une euro-région d’Ossétie. Par ailleurs, la fin d’une conception russocentrée en Russie permettrait de réconcilier les différents peuples d’Europe orientale qui encore actuellement restent bloqués dans une image dépassée et injuste de la Russie contemporaine.

D’un point de vue géopolitique, la fusion de l’Europe occidentale avec le pivot continental appelé « heartland », à savoir l’Eurasie, permettrait à l’Europe unifiée d’être et de loin la première puissance mondiale, largement indépendante en matière énergétique.


Conclusion


On a pu voir que, contrairement à la Turquie, et malgré le fait que seulement un tiers du pays soit en Europe, la Russie est clairement un état européen. C’est le cas au niveau ethnique, puisque les diverses composantes de la Russie sont essentiellement des Slaves, des Finno-Ougriens, des Caucasiens et des Turcs fortement slavisés. C’est le cas au niveau religieux, avec d’une part le poids du christianisme orthodoxe et d’autre part l’importance de la « double foi » au sein du peuple. C’est le cas au niveau politique, avec des institutions qui, malgré certains défauts, sont proches de celles du reste de l’Europe.

Mais la Russie est aussi dans une situation difficile, comme le reste du continent, avec un véritable problème démographique que seule une assistance de l’Europe occidentale peut résoudre, celle-ci devant par ailleurs prendre conscience de sa propre situation. Il y a aussi, il faut le reconnaître, un problème mafieux en Russie, problème qui est beaucoup plus modeste dans les pays occidentaux. Par ailleurs, la Russie connaît un regain de nationalisme, notamment orienté vers les caucasiens, qui pourtant sont européens. Cependant, ce nationalisme n’est pas nécessairement un obstacle insurmontable à une future intégration du pays, et ne semble pas hostile à l’Union Européenne, pour peu que celle-ci sache tendre une main généreuse et bienveillante au peuple russe.

Le PSUNE estime que, du fait de ces différentes données, la Russie a vocation à faire partie d’une Europe politique digne de ce nom, qu’elle passe par l’Union Européenne ou pas. Cependant, elle devrait l’intégrer le plus vite possible, dans notre intérêt et dans le sien. Mais cela ne peut passer que par une réconciliation des Européens de l’Est avec leurs frères russes, dépassant des querelles obsolètes et néfastes, puisqu’elles servent indirectement l’atlantisme, qui cherche à séparer définitivement l’Europe occidentale et la Russie. Une telle union serait en effet redoutable à leurs yeux, et c’est pourquoi il faut la souhaiter au plus vite. Lorsqu’un géopoliticien américain comme Samuel Huntington distingue artificiellement une civilisation occidentale et une civilisation orthodoxe, il ne fait que développer la stratégie américaine en ce domaine.


Thomas Ferrier


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Ferrier
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Lun 20 Nov - 14:45

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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Lun 20 Nov - 16:25

"La Russie oui, la Turquie non!"
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olivier carbone
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Dim 26 Nov - 12:14

La Russie redoute nos politiques criminels en place (Europe des 25)!!
Et les Russes ont raisons.

Dans le livre l'heure fatale de l'Occident du Général Gallois, il y a l'exposé du problème.
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Gandalf
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Ven 11 Mai - 13:05

La Russie (comme Malte et Chypre) font partie de l'Europe, la Turquie seulement à 5%, ce qui est trop peu sans considération de la population et de la religion allogène. Turquie, hors d'Europe, point barre!
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eurokampf
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Ven 11 Mai - 14:02

La Russie est-elle européenne? La question ne se pose même pas, tant la réponseest elle même plus que claire.
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Mar 30 Juin - 1:27

Mais la Russie était unis à beaucoup de pays durant la guerre froide au sain de ce que l'on appelait l' URSS.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Urss

Même si l'URSS n' a éxisté que durant 70 ans ( ce qui est déjas beaucoup plus que l' union européenne ) , c'était un super état .
Une fois le pic de production de pétrole passer l' économie de l' URSS s' est éffondré et tout à exploser .

Mais il faut absolument reconnaître que la solidité et l' unité de l'URSS était très très très supérieur à notre union européenne ( où à part le libre échange et l'euro il n'y a presque rien . )

Or avec la crise économique sans précédent l'union risque d'exploser à tout moment . Donc pour concerver l'union il faut stopper l'élatrgissement et mettre sur pied un pouvoir euroepéen pour les européens .
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Ferrier
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Mar 30 Juin - 9:52

L'UE existe depuis plus de 50 ans donc en matière de solidité il me semble qu'elle a fait ses preuves. L'URSS étant un système totalitaire, le problème est différent. Un système totalitaire généralement est vaincu par une défaite militaire. Le fait est que l'URSS a été soutenue par les USA de 1941 à 1945.

Ensuite, mettre un pouvoir européen pour les européens oui, et donc l'élargissement doit être limité aux seuls pays européens, dont la Russie, l'Islande, la Norvège, la Serbie...
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Jeu 2 Juil - 2:30

Ferrier a écrit:
L'UE existe depuis plus de 50 ans donc en matière de solidité il me semble qu'elle a fait ses preuves. L'URSS étant un système totalitaire, le problème est différent. Un système totalitaire généralement est vaincu par une défaite militaire. Le fait est que l'URSS a été soutenue par les USA de 1941 à 1945.

Ensuite, mettre un pouvoir européen pour les européens oui, et donc l'élargissement doit être limité aux seuls pays européens, dont la Russie, l'Islande, la Norvège, la Serbie...
L' Europe est en train de s' éffondrer avec la mega crise économique que nous avons actuellement .
Non il ridicule et très dangereux de dire que les choses vont s'arranger comme par magie .
C'est fini le temps où la Russie acceptait de négocier pour des trucs qui ne corresponde aux intérets russes .
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Jeu 2 Juil - 5:58

Au fait au passage URSS à été remplacé par CEI.
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Ferrier
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Jeu 2 Juil - 13:56

L'Europe, Russie incluse, est en train de s'effondrer, y compris démographique. Et on ne parle pas de magie, on parle de l'européanisme que nous incarnons comme remède à la décadence européenne.
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Ven 3 Juil - 0:26

IE a écrit:
Au fait au passage URSS à été remplacé par CEI.
Merci de me le dire , je n'y avait pas prêté attention :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_des_%C3%89tats_ind%C3%A9pendants
Ce n'est quand même pas nous qui allons décidé du destin de la Russie à la place des russes .

Et justement la Russie s'occupe de sa grande CEI et nous devons nous occuper de notre union européenne .


Plus besoin de chercher midi à quatorze heures puisque les questions ont déjas été prise entre de bonnes mains .
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Ferrier
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Ven 3 Juil - 21:12

La CEI n'existe quasiment plus et ce genre de concept déconnecté de l'appartenance anthropologique ne m'intéresse pas. La Russie est un pays européen et donc c'est au sein de l'Europe politique qu'est son avenir et pas avec les tatars.
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Sam 4 Juil - 13:04

Ferrier a écrit:
La CEI n'existe quasiment plus et ce genre de concept déconnecté de l'appartenance anthropologique ne m'intéresse pas. La Russie est un pays européen et donc c'est au sein de l'Europe politique qu'est son avenir et pas avec les tatars.
Pense tu serieusement que les pays de l'Europe de l' est voudront de la Russie ? Voilà la question . Parce que aujourd 'hui les pays de l'Europe de l'est veulent être lier aux amériquains .

Donc on fait quoi ?
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Ferrier
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Sam 4 Juil - 13:28

Je pense que les populations d'Europe centrale et orientale n'ont aucun problème avec les russes. Je pense malgré tout que les européanistes devront oeuvrer afin d'encourager plus nettement la réconciliation entre tous les Européens.
Rappelons que les russes ont autant et même plus été victimes du bolchevisme que les habitants des autres pays de l'ex-bloc de Varsovie.

En revanche, les gouvernements des états sont en effet pro-américains. Que proposons-nous ? De les chasser du pouvoir et de faire aussi disparaître ces états au profit de l'état-nation Europe. En clair... oeuvrer pour une révolution politique continentale.
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Sam 4 Juil - 18:40

Ferrier a écrit:
Je pense que les populations d'Europe centrale et orientale n'ont aucun problème avec les russes. Je pense malgré tout que les européanistes devront oeuvrer afin d'encourager plus nettement la réconciliation entre tous les Européens.
Rappelons que les russes ont autant et même plus été victimes du bolchevisme que les habitants des autres pays de l'ex-bloc de Varsovie.

En revanche, les gouvernements des états sont en effet pro-américains. Que proposons-nous ? De les chasser du pouvoir et de faire aussi disparaître ces états au profit de l'état-nation Europe. En clair... oeuvrer pour une révolution politique continentale.

Et en fin de compte est ce que vous avez posé la question aux russes si oui ou non ils veulent faire alliance avec nous ?
Bref y a t'il quelqu 'un qui sait un peu traduire du russe ici ?
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Ferrier
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Sam 4 Juil - 18:42

Traduire du russe au français, je devrais avec un dictionnaire y arriver sans trop de problèmes. L'inverse est plus dur.

La question sera posée aux russes par l'assemblée européenne constituante qui sera établie à l'avenir. Dans la situation actuelle, vues les positions et "forces" de l'Union Européenne, ils diraient non, à raison. Mais demain, avec une Union Européenne réformée, la réponse sera certainement différente.

Nous ferons cette maison commune européenne évoquée par Gorbatchev, cette grande Europe de l'Islande à l'Oural et par extension au Pacifique évoquée par Poutine en 2005.
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Sam 4 Juil - 19:05

Ferrier a écrit:
Traduire du russe au français, je devrais avec un dictionnaire y arriver sans trop de problèmes. L'inverse est plus dur.

La question sera posée aux russes par l'assemblée européenne constituante qui sera établie à l'avenir. Dans la situation actuelle, vues les positions et "forces" de l'Union Européenne, ils diraient non, à raison. Mais demain, avec une Union Européenne réformée, la réponse sera certainement différente.

Nous ferons cette maison commune européenne évoquée par Gorbatchev, cette grande Europe de l'Islande à l'Oural et par extension au Pacifique évoquée par Poutine en 2005.

Bon et bien commençons par traduire ce qu'on dit les russes comme ça au moins on saura ce qu'il faut faire . Parce que si on est même pas capable de comprendre ce que veulent les russes et bien on ne pourra rien faire du tout avec eux .

En générale les russes aimaient que les choses soient ditent et entendues clairement, ce qui est logique olars traduisons .
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Ferrier
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Sam 4 Juil - 19:07

Nous devrons à terme traduire tout dans les différentes langues d'Europe. Mais chaque chose en son temps. Dans un autre message, j'ai cité deux phrases très claires de Vladimir Poutine en faveur de l'unité de l'Europe. Une de 2001 et une de 2005.

Pour savoir ce que pensent les russes, la version française du site russe de news, RIA Novosti, est très intéressante.
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Jeu 15 Oct - 13:21

J'ai trouver deux vidéos .... mais je ne parlee pas anglais.... quelqu'un peut me dire de quoi ça parle ?



http://www.youtube.com/watch?v=OCCSCsfj_f0

http://www.youtube.com/watch?v=sWf70v1wSBw
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Answald
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Jeu 4 Oct - 22:19

Un paquet d' abrutis pensent en France que la Russie est asiatique (je l' ai entendu dire!) alors que quand on se balade là-bas, l' architecture, l' art et la race du peuple sont clairement européens. Il n' y a que le Kremlin, la grande Bibliothèque et quelques dômes par ci par là qui ont une origine byzantine revue à la sauce russe, et magnifiques. A Vladivostok ou à Mourmansk, les habitants sont russes-européens. Il n' y a que dans le Caucase et en bordure de la Mongolie, de la Chine et de l' Asie centrale que les russes sont un peu plus mélangés. Mais c' est incomparablement moindre que chez nous en France...

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Ferrier
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Ven 5 Oct - 7:02

L'origine byzantine est aussi... européenne de toutes façons.
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MessageSujet: Re: La Russie et l'Europe / Rossija i Evropa   Aujourd'hui à 18:02

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