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 PS et euro-crédibilité ?

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Ferrier
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Localisation : Europe-Nation

MessageSujet: PS et euro-crédibilité ?   Jeu 7 Sep - 16:10

Citation :
Le PS est-il "euro-crédible" ?, par Thomas Ferenczi

LE MONDE | 07.09.06 | 13h15 • Mis à jour le 07.09.06 | 13h15

Toutes tendances confondues, les socialistes français sont plutôt critiques à l'égard de l'Union européenne. Qu'ils aient plaidé il y a un an pour le oui ou pour le non au référendum sur le projet de Constitution, ils sont d'accord pour dire que l'Europe actuelle ne leur convient pas. Ceux qui ont voté oui pensent que le Traité constitutionnel, aussi insuffisant fût-il, marquait un petit pas en avant. Ceux qui ont voté non considèrent qu'il ne faisait que confirmer les dérives des politiques européennes. Mais par-delà cette divergence d'analyse, les uns et les autres s'entendent pour dénoncer les faiblesses de l'Union et appeler au changement. Le projet socialiste, adopté par le PS le 1er juillet, est explicite. "Le cours libéral imprimé à la construction européenne a obscurci le projet d'une intégration solidaire", affirme-t-il, avant de juger que l'Union "ne dispose pas d'un budget à hauteur de ses ambitions" et qu'elle "souffre d'un déficit démocratique et social".

Nul ne doute de la volonté des socialistes français, s'ils reviennent au pouvoir, de redresser le "cours libéral" de l'Europe, de la doter d'un budget "à hauteur de ses ambitions" et de la guérir de son "déficit démocratique et social". En revanche, il est permis de s'interroger sur la crédibilité de leurs promesses. Ils feignent en effet d'oublier qu'ils ont largement contribué dans le passé, lorsqu'ils étaient au gouvernement, à une évolution qu'ils condamnent aujourd'hui avec force. Ils font semblant d'ignorer que les politiques de l'Union ne sont pas décidées sans l'aval des gouvernements européens et que des socialistes, qu'ils côtoient au sein du Parti des socialistes européens, sont présents dans une douzaine d'entre eux.

Ils ne paraissent pas se souvenir que sept commissaires (sur vingt-cinq) appartiennent à la social-démocratie et que, même minoritaires, ils disposent d'une certaine influence, chacun dans son domaine. Günter Verheugen, vice-président de la Commission, est chargé des entreprises et de l'industrie, ce qui lui donne la haute main sur la "stratégie de Lisbonne", le grand projet adopté par les Européens en 2000. Joaquin Almunia aux affaires économiques et financières, Vladimir Spidla à l'emploi et aux affaires sociales, Laszlo Kovacs à la fiscalité et à l'union douanière, Danuta Hübner à l'action régionale ont leur mot à dire dans la définition des politiques. Margot Wallström, vice-présidente chargée des relations institutionnelles et de la stratégie de la communication, a le pouvoir de faire entendre la voix de la gauche. Le travailliste Peter Mandelson, qui a succédé à Pascal Lamy au commerce extérieur, est un des personnages-clés de la Commission, même s'il a le défaut, aux yeux des socialistes français, d'être proche de Tony Blair.

La construction européenne est l'oeuvre conjointe des conservateurs et des sociaux-démocrates. Cela ne veut pas dire qu'ils mènent les mêmes politiques au niveau national, mais qu'ils gèrent consensuellement l'Union. Pour faire entendre leur différence, les élus socialistes au Parlement européen viennent de présenter, à l'initiative de la délégation française, une proposition de directive sur les services publics, appelés à Bruxelles services d'intérêt économique général. Il s'agit, explique l'eurodéputé français Harlem Désir, de "mettre chacun face à ses responsabilités". La proposition, qui figure dans le projet du PS, ne suscite guère d'enthousiasme à Bruxelles. La Commission a publié en 2004 un Livre blanc dans lequel elle juge "douteux" que cette idée soit "la meilleure voie à suivre". Les gouvernements ne sont pas pressés de se saisir de la question. Le Parlement lui-même est réservé. En cas de victoire, les socialistes français sont-ils vraiment résolus à se battre à Bruxelles pour tenter de vaincre toutes ces résistances ?

Thomas Ferenczi
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