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 Organisation de l'Empire

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Juarez
Invité



MessageSujet: Organisation de l'Empire   Lun 20 Fév - 21:13

Pour ceux que ça intéresse voici une sorte d'organigramme du fonctionnement de la société Aztèque :

Citation :
Gouvernement aztèque

Le tlatoani
Son pouvoir était de source divine mais il était choisi par le Grand conseil. Il devait remplir ses devoirs envers les dieux et protéger le peuple aztèque. Le cuiacoatl et les grands dignitaires étaient ses conseillers intimes. (À Texcoco, le tlatoani régnait sans ciuacoatl mais était entouré de quatre conseils : gouvernement et justice, finances, guerres et musique).


Le cihuacoatl (femme-serpent)

Il organisait les expéditions militaires, rendait les jugements, }}]] pour son frère Tlacaelel principal conseiller des empereurs Itzcoatl, Moctezuma Ier et Axayacatl.


Le Tlacocan (lieu de la parole)

Le Tlacocan, ou Grand Conseil, était consulté avant toute décision importante et pouvait refuser jusqu'à trois fois une proposition de l'empereur. Ses membres étaient désignés par le souverain ou recrutés par cooptation.


Les grands dignitaires

On y trouvait les chefs de l'armée avec aux premières places le tlacateccatl (« qui commande les guerriers ») et le tlacochocalcatl (« préposé à la maison des javelines »).

Les fonctionnaires

Moins importants que les précédents, ils s'occupaient des différentes tâches administratives concernant la police, les greniers et magasins où s'entassait le tribut. Le uey calpixqui (« grand majordome ») servait à la fois de préfet de la capitale et de ministre des finances.
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Juarez
Invité



MessageSujet: Re: Organisation de l'Empire   Lun 20 Fév - 21:18

Citation :

Tenochtitlan, la capitale de l'Empire aztèque.

Lorsque Cortès arrive à Mexico, en 1519, il est émerveillé par la ville. Les architectes avaient réussi à tirer des prodiges de la lagune. Pour se procurer de la terre à cultiver, ils avaient construits de petits radeaux sur lesquels était entassée la boue prise au fond du lac. Ces radeaux se fixent peu à peu au sol avec l'assèchement de la lagune. Celle-ci était irriguée par un grand nombre de canaux qui servaient de voie de communication.
Mexico est une ville maginfique constituée par un ensemble de palais, de temples, de jardins. La ville de Technotitlan comptait près de 500 000 habitants. Le plan de la ville est inspiré par le soleil et les points cardinaux. Là où les deux principales voies se coupent à angle droit se trouvait le centre administratif et religieux de la ville : temples au sommet de pyramides à terrasses avec fossés et levées de terre, palais, places, etc. Les habitations individuelles étaient constituées le plus souvent de cabanes en branchages, à une seule pièce, avec grenier attenant. Quelques rares maisons étaient en pierre.
La ville est divisée en vingt quartiers, chacun affecté à un clan. Chaque clan dispose de ses terres, de sa maison commune, de ses divinités particulières, de ses cérémonies religieuses, de son administration propre. A sa tête, un conseil de vieillards décide de tout, attribue les terres, juge les affaires graves et élit les fonctionnaires. Le principal fonctionnaire est le calpullec, toujours pris dans la même famille ; il surveille la répartition de terres, l'état des greniers collectifs, veille à la culture des champs, notamment ceux destinés au paiement de l'impôt, commande les contingents militaires, rend la justice et défend son clan devant l'autorité supérieure. Les capulli sont regroupés par cinq dans une sorte de fratrie. Ces fratries étaient au nombre de quatre correspondant aux points cardinaux et fournissant chacune son chef militaire, un des quatre grands dignitaires qui entourait le roi. L'espace est entièrement organisé.



L'organisation sociale et politique.

La cellule familiale de base est le clan. Les chefs de famille se réunissent en assemblée et élisent le chef de clan qui est toujours pris dans la même famille. Les terres appartiennent collectivement au clan. L'Assemblée du clan attribue les parcelles à chaque homme marié qui dispose de l'usufruit, mais il est tenu de cultiver les parcelles qui lui sont attribuées. L'organisation est à la fois démocratique et égalitaire.
L'assemblée des chefs de clan décide pour la tribu (les Aztèques qui se désignent par le terme de Mexica). Ils élisent un chef suprême, le tlacatecuhtli, toujours pris dans la famille d'Acamapichtli et dont les pouvoirs sont quasi monarchiques.
Tout homme destiné à faire la guerre afin de procurer les victimes nécessaires aux sacrifices humains. Lorsque le guerrier a fait quatre prisonniers, il passe à la classe supérieur des Tequiva. Il peut alors devenir fonctionnaire (tecuhtli) ou seigneur. Il est récompensé au moyen de terres que les paysans cultivent à son profit et au moyen de tissus, de vêtements et de vivres donnés par le tlacatecuhtli ; ils proviennent de l'impôt des citoyens et du tribut des citées vaincues. La noblesse n'est pas encore héréditaire ; le courage est source de dignité.
A partir de la seconde moitié du XVème siècle se constitue un véritable Empire ; l'état de la société se modifie. Le tlacatecuhtli n'est plus élu par l'assemblée des chefs de clan, mais par un collège électoral de conseillers, de dignitaires et de prêtres dont une partie qu'il a désignée ; l'autre partie se recrutant par cooptation. Le pouvoir vient d'en haut. Une aristocratie se crée et devient héréditaire. Les fils de tecuhtli bénéficient d'une éducation supérieure particulière au sein de couvents spécialisés. Ils transmettent à leurs enfants le terres que le gouvernement leur a données en usufruit en guise de traitement.
Un domaine privé se constitue au détriment du domaine public ; ces grandes propriétés sont cultivées par des sortes de serfs, cultivateurs d'origine incertaine à qui le tecuhtli attribue une tenure en échange de redevances et de corvées. La fortune terrienne s'ajoute à une certaine fortune mobilière.
Au sein de cette société essentiellement militaire et religieuse s'est constituée une classe mercantile. Une corporation de marchands, disposant du monopole du commerce extérieur, se met en place. Ces commerçants exportent des produits fabriqués avec les matières premières livrées comme tribut ; ils importent les produits de luxe. On est marchand (pocheta) de père en fils ; mais le pocheta ne peut devenir tecuhtli. Ces marchands sont non seulement des trafiquants chargés de parcourir l'Empire en rapportant des matières précieuses, mais aussi des espions qui observent pour le compte du tlacatecuhtli tout ce qui se passe dans les provinces. A l'étranger, ils représentent l'avant-garde de la conquête militaire aztèque, car très souvent ils renseignent sur l'état des société étrangères et provoquent des troubles dans les citées qui sont l'objet de visées de la part des souverains de Tenochtitlan.



La situation économique.

Les Aztèques connaissent le cuivre ; ils savent le travailler et en faire des outils : pointes de lances naturellement, mais aussi faucilles, et autres outils nécessaires à l'agriculture et à la construction.
Les conditions climatiques (pluies d'été faibles et irrégulières) ne sont pas favorables à une agriculture d'autosubsistance. L'exploitant individuel doit dominer une nature hostile et les onéreux travaux d'irrigation ne sont possibles que dans des sociétés organisées.
L'économie, précaire lors de l'établissement dans la lagune, est devenue plus florissante notamment en raison des tributs payés par les cités vaincues ou alliées. Celles-ci devaient fournir les aliments de base de la nourriture aztèque ; alimentation reposant sur le complexe maïs - haricots - courges - piments. La viande est assez rare (dindon, chien et oiseaux) ; les eaux fournissent le poisson.
La création d'une importante classe de marchands a pour origine le besoin de se procurer des ressources complémentaires ; mais le système engendre, de lui même, une fuite en avant. Compte tenu de l'immensité du pays (de nombreux espaces vides), de l'absence de moyen de communication (les Aztèques ne connaissent pas la roue et il n'y a pas d'animal de bât), chaque expédition tourne rapidement à l'entreprise militaire : les caravanes sont souvent attaquées et les commerçants doivent se défendre.



Les arts et lettres.

Les Aztèques sont les héritiers d'un long passé ; ils accordent une importance extrême à l'astronomie. Le calendrier embrasse un cycle de trois années.
Leur écriture pictographique est en pleine évolution au moment de la conquête. Si de nombreux documents ont été détruits, certains ont pu être conservés.
Les arts plastiques présentent un caractère originaire et inimitable.



L'architecture aztèque descend en droite ligne de celle de Tula. Mais le syncrétisme culturel et religieux des Aztèques se manifeste dans la construction du grand temple : au sommet de la même pyramide s'élèvent les deux sanctuaires de Huitzilipochtli et de Tlaloc ; quant au sanctuaire de Quetzalcoatl, il est de forme cylindrique et se conforme au modèle huaxtèque.
La statuaire et la sculpture possèdent une puissance extraordinaire ; la plupart des oeuvres se rattachent au symbolisme religieux et cosmique. D'autres sculptures sont destinées à commémorer des événements historiques.
Les Aztèques ont réussi des travaux d'orfèvrerie d'une finesse remarquable ; ils ont ciselé des pierres dures pour en faire des bijoux représentant des divinités. Les ouvrages de plumes, dont les conquérants ont tous célébré à l'envi les merveilleuses couleurs, ont malheureusement disparues.


Situation à la veille de l'arrivée des Espagnols.

Cet Empire est récent et il s'est rapidement constitué, ce qui a nuit à sa solidité. Les vaincus n'attendent qu'une occasion pour se soulever, pour éliminer cette puissance dangereuse.
Mais le ver est aussi à l'intérieur. La société aztèque repose sur un sentiment égalitaire extrêmement poussé. Chaque Aztèque peut s'élever, dans la société, en fonction de ses mérites guerriers. La constitution d'une aristocratie héréditaire bouche toute possibilité d'accéder aux charges et bénéfices. D'autre part, le commerçant commence à suppléer le guerrier.
Il est donc fort probable qu'une crise morale et religieuse couvait. Monctezuma cherche à faire abandonner le caractère sanguinaire de la religion et il l'oriente vers Quetzalcoatl, le Serpent à plumes qui refuse les sacrifices.
La chute de la société aztèque résulte de l'inadéquation entre des principes au départ égalitaires qui en font une société ouverte et la pratique qui en résulte et qui se caractérise par une société figée, fermée. La pratique est contraire à l'idéologie de départ, ce qui crée une crise morale qui fragilise la société aztèque.
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