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 Sol Invictus ou Sol Indiges ?

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Ferrier
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MessageSujet: Sol Invictus ou Sol Indiges ?   Dim 18 Sep - 12:58

Citation :
Le culte solaire

18/09/05 6.12 t.u.

Par le docteur Frans J. Los

Le soleil a été vénéré comme une déité par toutes sortes de peuples. Cependant, il est clair que ce n’était pas seulement comme une puissance bénéfique, mais aussi comme une puissance redoutée et destructrice, que ce corps céleste était adoré dans les pays chauds. Ainsi dans l’ancienne Egypte le dieu soleil Râ (ou Amon-Râ) était représenté par un homme portant un disque solaire sur sa tête, qui était surmontée par le serpent Uræus. Le reptile symbolisant l’effet foudroyant du soleil a souvent été utilisé au Proche-Orient. Très différente était la situation en Europe Centrale et du Nord, où une quantité suffisante de rayonnement solaire était essentielle pour le mûrissement des moissons. Ici le soleil fut adoré comme une puissance bénéfique dès que l’agriculture devint la ressource principale pendant la période néolithique (+/ – 4000 – 2000 avant J.C.).

En conséquence ce furent les anciens Indo-européens, originellement établis dans le bassin du Danube, qui répandirent son culte dans toute l’Europe et même dans d’autres parties du monde. On comprend à quel point la croyance dans le pouvoir créateur du soleil était enracinée dans les esprits de ces premiers Nordiques quand on regarde les ruines des plus grands monuments mégalithiques d’Europe du Nord, le sanctuaire solaire de Stonehenge.

Bien sûr il est inutile ici de décrire en détail ce gigantesque monument dont les vestiges dominent, depuis les temps préhistoriques, la plaine de Salisbury en Angleterre du Sud. Le visiteur se demande comment il fut possible de transporter et d’ériger les énormes blocs de pierre dont la plupart avaient été taillés, comme les recherches modernes l’ont prouvé, dans les rochers de la chaîne de Prescelly en Galles du Sud, à une distance de 274 km par la route terrestre qui fut suivie selon toute probabilité. Quel était le peuple qui érigea cet imposant monument et quelle était son utilité ?

L’investigation scientifique sur ses ruines, qui a été menée à bien à l’époque moderne, a permis de répondre aux deux questions. Le sanctuaire était indubitablement dédié au culte du Soleil comme cela est prouvé par le fait que la ligne partant du milieu de la dénommée « pierre de l’autel », située en son centre, pour aller jusqu’à la « pierre du talon » à l’entrée, est dirigée vers le point au Nord-Est où le soleil se levait le jour du solstice d’été.

D’après les archéologues il y eut trois périodes de construction, dont la première est datée d’environ 1840 av. J.C. au moyen d’un test au radiocarbone. Récemment un certain nombre de dessins de poignards mycéniens et de haches à ailettes a été détecté sur certaines des pierres, et on suppose que l’achèvement final du sanctuaire, vers 1700 av. J.C., a eu lieu sous la direction d’un architecte venu de la cité grecque de Mycènes.

Cependant, sa construction est attribuée au dénommé peuple des gobelets dont les tombes, connues sous le nom de « round barrows » [tumulus circulaires] abondent dans le voisinage du monument.

Ce peuple dont l’habitat originel se trouvait en Espagne Centrale se répandit en Europe au début du second millénaire avant J.C., diffusant en même temps la connaissance des premiers métaux : le cuivre et le bronze. Ils atteignirent la Grande-Bretagne en deux vagues successives, la première venant des Pays-Bas, la seconde des parties occidentales de l’Allemagne (vers 1700 av. J.C.).

Dans les deux pays ils s’étaient mélangés avec des éléments d’un autre peuple, les peuples à la hache de combat indo-européens, dont la patrie d’origine se trouvait en Saxe et en Thuringe. L’amalgame des deux peuples permet de comprendre pourquoi les squelettes découverts dans les « round barrows » appartiennent en partie au type falique, en partie au type nordique, et pourquoi on y découvrit des poignards de cuivre aussi bien que des haches de pierre.

Le fait que ce fut l’élément nordique du peuple des gobelets qui introduisit le culte du soleil en Grande-Bretagne est admis dans les termes suivants par un archéologue anglais de premier plan : « Ainsi ce fut le fort élément indo-européen infusé dans notre culture des gobelets par les guerriers à la hache de combat qui donna à sa religion cette tendance céleste. Nous assistons au triomphe d’un ‘Zeus’ [= dieu céleste] plus barbare sur l’ancienne Terre Mère chère à la paysannerie néolithique, la déesse qu’ils avaient apportée avec eux depuis les centres de son pouvoir fertile en Méditerranée et au Proche-Orient ».

Pour comprendre que ce remplacement d’une religion par une autre fut la conséquence, non d’une évolution graduelle, mais d’une invasion, nous devons jeter un coup d’œil sur la Scandinavie de l’Age de Bronze. Là, sur les gravures sur roche de Bohuslän en Suède du Sud, on peut voir des navires portant un disque solaire et occupés par des hommes qui brandissent des haches de combat ; des chevaux ailés, des cercles concentriques, ses spirales, des roues à croix et d’autres symboles du soleil peuvent aussi être vus.

Les chevaux sont destinés à tirer le char du soleil dans le ciel pendant la journée, ce qui nous rappelle l’ancien mythe de Phaéton ; un bateau était supposé transporter le soleil à travers le monde souterrain vers l’Orient pendant la nuit. Une version légèrement différente de la même idée est bien connue d’après les légendes nordiques.

Les rasoirs de bronze, décorés d’une roue solaire ou d’une tête de cheval, appartiennent à la même culture nordique. D’une phase ultérieure de l’Age de Bronze date le fameux char solaire de Trundholm, un magnifique témoignage du goût artistique et de l’habileté professionnelle des anciens Nordiques.

Chez tous les peuples indo-européens, nous trouvons à l’aube de l’histoire le culte de dieux célestes : Dyaus Pitar chez les Indo-aryens, Ahura mazda chez les Perses, Papios chez les Scythes, Zeus chez les Grecs et Dajbog chez les Slaves. Cependant, l’Apollo Phoibos grec (c’est-à-dire l’Apollon « rayonnant »), le Sol Invictus romain (le soleil invaincu) et le Mithra(s) perse et mitannien restèrent d’authentiques dieux solaires. Le caractère anthropomorphique que ces dieux assumèrent avec le temps est un développement ultérieur qui peut être considéré comme une dégénérescence.

On comprend à quel point le culte solaire s’était répandu pendant l’Age de Bronze quand on regarde trois pays qui se trouvent bien plus loin : le Pérou, l’Egypte et la Palestine. Dans l’empire des Incas, le soleil était adoré sous la forme d’un disque doré, entouré par des rayons. Son principal festival était celui du solstice d’hiver, le 21 juin.

Les Incas (qui étaient une classe dirigeante aristocratique au-dessus des Indiens américains mongoloïdes) sont décrits par un auteur espagnol comme ayant le teint clair avec des cheveux aussi blonds que du blé mûr. De l’un de leurs prédécesseurs, l’Inca Viracocha, qui était décrit comme un homme blond et barbu au teint clair, les premiers Espagnols entendirent dire qu’il avait conquis le pays en venant du Nord, et qu’il s’enfuit plus tard par mer après avoir subi une défaite écrasante. D’après Thor Heyerdahl, il atteignit la Polynésie où d’anciennes légendes parlent de lui sous le nom de Kon-Tiki. Tous ces faits et beaucoup d’autres rendent possible que le culte solaire ait été importé au Pérou par des immigrants venus d’Europe.

Nous savons aujourd’hui non seulement que les Vikings atteignirent l’Amérique avant Colomb, mais aussi que de nombreuses années plus tôt des gens venant d’Afrique du Nord (gouvernée et occupée par une classe dirigeante nordique) pouvaient traverser l’océan dans des vaisseaux primitifs mais tenant la mer.

Concernant l’Egypte, il est bien connu que le pharaon Aménophis IV (1375-1358 av. J.C.) tenta d’introduire une religion monothéiste en déclarant le dieu soleil Aton comme seul dieu, pendant qu’il se renommait lui-même Akhenaton (c’est-à-dire « gloire du disque solaire »). Les historiens omettent généralement le fait que ce pharaon était en toute probabilité, tout comme son père Aménophis III, le fils d’une princesse mitannienne puisque sur les portraits il a une apparence de Nordique.

Les Mitanniens étaient un peuple aryen qui avait fondé un puissant empire en Syrie du Nord. Dans ce cas aussi le lien entre culture et race est apparent. Une autre réforme religieuse, mais dans un sens opposé, fut menée en 622 av. J.C. dans le royaume de Juda par le roi Josias. Entre autres cultes, le culte solaire fut supprimé par lui d’une manière barbare et sanglante. C’est très remarquable quand nous lisons dans le Livre des Rois, II, 23 :11 : « Et il emmena les chevaux que les rois de Juda avaient donnés au soleil … et brûla le char du soleil avec du feu ». Ce texte ne nous rappelle-t-il pas le char solaire de Trundholm ?

Le culte solaire appartient au monde disparu de l’Age du Bronze nordique, la culture qui fut détruite par les catastrophes naturelles vers 1220 av. J.C. Avec les religions indo-européennes des temps ultérieurs, il avait en commun son caractère de culte de la nature. Aux éléments de l’ancien culte qui se fondirent dans la christianisation chez les Teutons appartiennent les fêtes des solstices d’été et d’hiver, mais aussi un certain nombre de symboles comme la roue solaire et le svastika. Il se peut aussi que la coutume chrétienne de prier avec les yeux clos soit aussi un vestige de la religion de nos ancêtres, puisqu’il est impossible de regarder le soleil avec les yeux pleinement ouverts.


Article publié dans « The Northlaender ».

Egalement en ligne sur : www.geocities.com/integral_tradition/
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Ferrier
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MessageSujet: Re: Sol Invictus ou Sol Indiges ?   Dim 18 Sep - 12:59

Citation :
puisqu’il est impossible de regarder le soleil avec les yeux pleinement ouverts

Si. Je l'ai déjà fait mais il ne faut pas le faire longtemps, c'est tout... Wink
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Ferrier
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MessageSujet: Re: Sol Invictus ou Sol Indiges ?   Dim 18 Sep - 13:00

Citation :
Les Incas (qui étaient une classe dirigeante aristocratique au-dessus des Indiens américains mongoloïdes) sont décrits par un auteur espagnol comme ayant le teint clair avec des cheveux aussi blonds que du blé mûr. De l’un de leurs prédécesseurs, l’Inca Viracocha, qui était décrit comme un homme blond et barbu au teint clair, les premiers Espagnols entendirent dire qu’il avait conquis le pays en venant du Nord, et qu’il s’enfuit plus tard par mer après avoir subi une défaite écrasante. D’après Thor Heyerdahl, il atteignit la Polynésie où d’anciennes légendes parlent de lui sous le nom de Kon-Tiki. Tous ces faits et beaucoup d’autres rendent possible que le culte solaire ait été importé au Pérou par des immigrants venus d’Europe.

La thèse de l'homme de Kennewick nous donne en réalité l'explication. Quant à l'auteur espagnol, c'est le cousin de Pizarre.
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MessageSujet: Re: Sol Invictus ou Sol Indiges ?   Dim 18 Sep - 13:06

Le Soleil est le signe visible du Divin.
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MessageSujet: Re: Sol Invictus ou Sol Indiges ?   Aujourd'hui à 2:22

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