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 Leçons de sagesse de l'empereur Flavius Claudius Julianus

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MessageSujet: Leçons de sagesse de l'empereur Flavius Claudius Julianus   Dim 22 Mai - 16:54

Ce qui prévaut chez les hommes, Ô dieux, c'est de rougir de honte devant ce qui est noble, je veux dire le courage et la piété de l'âme, et de se vanter en quelque sorte de ce qu'il y a de plus corrompu, je veux dire le sacrilège et la mollesse de l'esprit et du corps.

Lettres, LVIII, 400a



Ne voyons-nous pas que ce qui fait le plus prospérer l'athéisme, ce sont la philanthropie à l'égard des étrangers, le soin qu'on apporte aux tombeaux des défunts, et la feinte respectabilité dans la manière de vivre ?

Lettres, XXII, 429d



Quel est ce don que les Hébreux se vantent d'avoir reçu de Dieu? Et vous vous êtes laissé persuader de nous abandonner pour eux! Si au moins vous prêtiez attention à leurs dires, vous ne vous porteriez pas si mal. Certes, vous vous porteriez moins bien que jadis, au temps où vous étiez avec nous, mais votre état serait cependant acceptable et supportable. Car vous vénéreriez alors un seul Dieu au lieu d'un grand nombre, et non un homme, ou plutôt un grand nombre d'hommes malheureux. D'autre part, soumis à une loi dure, rude, qui contient beaucoup d'articles sauvages et barbares, plutôt qu'à nos lois douces et humaines, vous seriez certes inférieurs à nous, à tous les égards ; mais vous seriez plus saints et plus purs eu égard aux cérémonies du culte. Mais la réalité veut que, tels des sangsues, vous tirez à vous de chez eux le sang le plus corrompu, et vous laissez celui qui est plus pur.

Contre les Galiléens, 201e-206b



Demandons à ceux qui ne sont ni Grecs ni Juifs, mais qui appartiennent à l'hérésie des Galiléens, pourquoi ils ont préféré à notre tradition celle des Juifs, et en outre, pourquoi ils ne leur demeurent pas non plus fidèles, puisqu'ils se sont écartés d'eux aussi pour suivre leur propre voie. Ils ne confessent rien de ce que nous, les Grecs, ou que les Hébreux depuis Moïse ont de bon ou de vertueux. Au contraire, de ces deux peuples ils cueillent en quelque sorte les vices invétérés, je veux dire l'athéisme, conséquence de l'inconscience des Juifs, et une vie méprisable et négligée, conséquence de notre légèreté d'esprit et de notre vulgarité. Voilà ce qu'ils veulent faire passer pour la plus noble piété qui soit !

Contre les Galiléens, 43a-b



Le serpent parle à Eve. Quel langage dirons-nous qu'il emploie? Le langage humain ? Alors en quoi ces choses diffèrent-elles des mythes inventés par les Grecs ?

Contre les Galiléens, 86a



Ceux qui n'approchent pas des dieux, dépendent de la tribu des méchants démons. Excités par ces démons, beaucoup d'athées sont amenés à chercher la mort, dans l'espoir de prendre leur envol vers le ciel, et ce après avoir violemment arraché leur âme. Certains s'enfoncent dans les déserts, évitant les villes, bien que l'homme soit un être social et civilisé. Ceux-là ont été livrés aux méchants démons qui les mènent à cette forme de misanthropie. Enfin, beaucoup d'entre eux ont inventé des liens et des carcans : voilà comment, de tous les côtés, le méchant démon les enserre. Car ils se sont donnés à lui de leur plein gré, après s'être écartés des dieux éternels et sauveurs.

Lettre à un prêtre, 288a-b



Pour ce qui est de la pureté, vous ne savez même pas s'il l'a mentionnée. Par contre, vous vous empressez d'imiter les accès de colère des Juifs et leur amertume, en renversant les sanctuaires et les autels, et vous avez massacré non seulement ceux d'entre nous qui demeuraient fidèles aux traditions ancestrales, mais aussi ceux qui étaient autant dans l'erreur que vous, je veux dire les hérétiques qui ne pleuraient pas le cadavre de la même manière que vous.

Toutefois, ce comportement vient plutôt de vous-mêmes. En effet, jamais ni Jésus, ni Paul ne vous a transmis l'ordre de vous comporter ainsi. La raison en est qu'ils ne s'attendaient même pas à ce que vous arriveriez un jour à un tel degré de puissance. Ils étaient contents, s'ils arrivaient à tromper des servantes, des esclaves et, par l'intermédiaire de ceux-ci, des femmes, et aussi des hommes comme Corneille et Sergius. Si vous pouvez me montrer qu'un seul d'entre les hommes notoires de l'époque s'est occupé d'eux, vous pouvez considérer que je mens en tout ce que je dis.

Contre les Galiléens, 201e-206b



A présent, répondez-moi à la question suivante. Vaut-il mieux être continuellement libre et régner pendant deux mille ans entiers sur la plus grande partie de la terre et de la mer, ou bien être esclave et vivre en soumission à autrui ? Personne n'est à ce point éhonté qu'il préfère la seconde chose. Croira-t-on que vaincre à la guerre est pire qu'être vaincu ? Qui est à ce point stupide ?

Contre les Galiléens, 218, a-b



Par conséquent, puisque leur admirable loi leur prescrit d'embrasser la pauvreté, pour entrer plus facilement dans le Royaume des cieux, nous avons donné l'ordre, pour assister ces hommes dans leur effort, d'enlever à l'Eglise des habitants d'Edesse toutes ses richesses, pour les donner aux soldats, et d'ajouter ses possessions à nos biens privés. Ainsi, la pauvreté les rendra sages et ne les privera pas du Royaume céleste qu'ils en sont encore à espérer.

Lettres, XXXX, 424c-425a



Je croyais que les chefs des Galiléens seraient plus reconnaissants à mon égard qu'à l'égard de celui qui a exercé le pouvoir avant moi. Car sous son règne à lui, la majorité d'entre eux a connu l'exil, la persécution et la prison. En outre, un grand nombre de ceux qu'on appelle hérétiques a été massacré, par exemple à Samosates, à Cyzique, en Paphlagonie, en Bithynie et en Galatie. Chez beaucoup d'autres peuples, on a pillé et dévasté de fond en comble les villages. Mais sous mon règne, c'est tout le contraire ! Car les exilés ont été acquittés, et les prisonniers, grâce à une loi que nous avons proclamée, ont pu recouvrer tous leurs biens.

Lettres XXXXI, 436 a-d



Quant à vous, gens de la foule, soyez bienveillants entre vous, et que personne ne se montre rebelle ou injuste. Que ceux qui sont dans l'erreur ne maltraitent pas ceux qui honorent les dieux avec droiture et justice, et selon nos traditions séculaires. Et que ceux qui servent les dieux ne détruisent ni ne pillent les maisons de ceux qui errent plutôt par ignorance que consciemment. Car c'est par des paroles raisonnables qu'il faut persuader et instruire les hommes, non par des coups, des outrages ou de la violence physique. Je le répète, et j'exhorte souvent ceux qui suivent la voie de la vraie pitié, de ne commettre aucune injustice à l'égard des foules des Galiléens, de ne pas les attaquer, ni de les outrager. Il faut plutôt plaindre que haïr ceux qui se portent mal dans un domaine de la plus haute importance. Car le plus important des biens, en vérité, c'est la piété ; par contre, parmi les maux, c'est l'impiété.

Lettres XXXXI, 438 a-c



Par les dieux ! je ne désire pas, pour ma part, que les Galiléens soient tués ou frappés injustement, ni qu'ils souffrent quelqu'autre mal. Cependant, on doit préférer les hommes pieux, voilà ce que j'affirme absolument. Car il s'en est fallu de peu que la sottise des Galiléens ne renverse tout, et que la bienveillance des dieux ne nous sauve pas tous. C'est pourquoi, il faut honorer les dieux ainsi que les hommes et les cités dont le caractère est pieux.

Lettres, XXXVII, 376 c-d



Dieu défend aux hommes formés par lui la GNOSE qui distingue le bien et le mal. N'est-ce pas excessivement étrange ? Car qu'y aurait-il de plus stupide que l'incapacité de discerner le bien et le mal ? Il est évident, en effet, qu'on n'arrivera pas à éviter l'un, je veux dire le mal, ni à suivre l'autre, je veux dire le bien. En somme, Dieu a défendu à l'homme de goûter de la sagesse, alors que rien ne pourrait être plus précieux pour l'homme. Car la GNOSE qui distingue le bien et le mal est l'oeuvre propre à la sagesse. Voilà ce qui est évident, je crois, même pour les insensés ! Par conséquent, le serpent est plutôt un bienfaiteur, et non un fléau pour la race humaine.

En outre, on raconte que Dieu est jaloux. Car ayant vu que l'homme avait eu part à la sagesse, et pour qu'il ne goûte pas, dit-il, de l'arbre de vie, il le jeta hors du paradis, en disant expressément : " Voici qu'Adam est devenu comme un d'entre nous, connaissant le bien et le mal. Et maintenant, qu'il ne tende jamais la main pour prendre de l'arbre de vie, pour manger et vivre éternellement. "

Et bien ! si chacune de ces choses n'est pas un mythe contenant un enseignement secret, ce dont je suis pour ma part convaincu, alors ces paroles sont chargées de beaucoup de blasphèmes à l'égard de Dieu. Car ignorer que celle qui est créée comme aide sera responsable de la chute, et interdire la GNOSE du bien et du mal, la seule chose qui semble contenir l'intellect humain, et en outre être jaloux et empêcher l'homme mortel de devenir immortel par la participation à l'arbre de vie, tout cela appartient à un être extrêmement jaloux et envieux.

Contre les Galiléens, 89a-94a



L'objet de vos préoccupations, ce sont les parts du pouvoir qu'on peut, sans se tromper, appeler démoniaques. Car il s'agit là d'ambition et de vaine gloire, alors que dans les dieux il n'y a rien de tel.

Contre les Galiléens, 224 e



Pourquoi goûtez-vous encore aux enseignements des Grecs, si vraiment la lecture de vos écritures vous suffit ? Vous auriez pourtant plus d'avantage à éloigner les hommes de ces enseignements qu'à les empêcher de manger des sacrifices. Car celui qui s'approche des sacrifices et en mange n'en éprouve aucun mal, comme le dit Paul, mais c'est plutôt la conscience du frère qui le voit qui pourrait en être scandalisée, d'après ce que vous dites, ô grands sages ! Mais nos enseignements ont éloigné de l'athéisme tout ce que la nature a produit de noble parmi vous. Oui, quiconque avait ne fût-ce qu'une petite fraction d'un bon naturel, s'est éloigné très vite de votre athéisme. Voilà donc pourquoi vous auriez avantage à éloigner les hommes de l'enseignement, et non des sacrifices !

Du reste, vous êtes bien conscients vous aussi, me semble-t-il, de la différence entre vos écrits et les nôtres, pour ce qui est de leur effet sur l'intelligence. Vous savez que vos écrits ne feraient de personne un homme noble, je dirais même : un honnête homme. Vous savez que nos écrits, par contre, rendraient tout homme meilleur qu'auparavant, même s'il n'a pas du tout les dispositions naturelles. Mais si, en plus, il a un bon naturel et qu'il a part à une éducation basée sur nos écrits, il devient tout simplement un don que les dieux font aux hommes, qu'il ait allumé la lumière du savoir, inventé une sorte de civilisation, renversé une foule d'ennemis, ou voyagé beaucoup sur terre et beaucoup sur mer pour ainsi se montrer de la trempe des héros.

Voici ce qui le prouve clairement. Choisissez, d'entre vous tous, des enfants et initiez-les à l'étude des écritures. Si arrivés à l'âge d'hommes faits, ils se révèlent meilleurs que des esclaves, considérez que je ne fais que radoter et broyer du noir !

J'ajoute que vous êtes malheureux et insensés au point de considérer comme divines des paroles qui ne pourraient faire de personne quelqu'un de plus intelligent, de plus brave ou de meilleur. Par contre, celles qui permettent d'acquérir du courage, de l'intelligence et de la justice, vous les attribuez à Satan et à ceux qui servent Satan !

Contre les Galiléens, 229c-230a
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MessageSujet: Re: Leçons de sagesse de l'empereur Flavius Claudius Julianus   Dim 22 Mai - 23:25

Alors, toujours personne pour commenter les écrits du plus grand de l'Histoire humaine ?


" S’il eût vécu seulement dix ans de plus, il y a grande apparence qu’il eût donné une toute autre forme à l’Europe que celle qu’elle a aujourd’hui. "
Voltaire
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G
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MessageSujet: Re: Leçons de sagesse de l'empereur Flavius Claudius Julianus   Jeu 4 Aoû - 14:32

Julien a écrit:
...sans cesse j'adore le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Etant Chaldéens et appartenant à une race sainte et théurgique, ceux-ci apprirent la circoncision lors de leur séjour comme étrangers en Egypte, et ils vénérèrent un Dieu qui s'est toujours montré bienveillant à mon égard et à l'égard de ceux qui, comme Abraham, le vénèrent. Car c'est un Dieu très grand et puissant, mais qui n'a rien à voir avec vous ! En effet, vous n'imitez pas Abraham en lui érigeant des autels, en construisant des lieux de sacrifice ou en célébrant le culte au moyen de sacrifices, comme le faisait Abraham. Car Abraham sacrifiait, comme nous, sans cesse et continuellement.
(Gal., 354a-356c)
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MessageSujet: Re: Leçons de sagesse de l'empereur Flavius Claudius Julianus   Jeu 4 Aoû - 19:03

pas tout à fait 100 % païen le Julianus... même s'il faut remettre cela dans le contexte de l'époque.
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G
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MessageSujet: Re: Leçons de sagesse de l'empereur Flavius Claudius Julianus   Sam 6 Aoû - 11:39

Il aurait été prôche de certains gnostiques chrétiens, c'est surtout le caractère dogmatique des galiléens qu'il visait.
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MessageSujet: Re: Leçons de sagesse de l'empereur Flavius Claudius Julianus   Aujourd'hui à 20:04

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