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Le problème du Kosovo et de l'Union Européenne

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MessageSujet: Le problème du Kosovo et de l'Union Européenne   Ven 15 Juin 2007 - 17:18

Citation:
Le Kosovo, un problème géopolitique européen à résoudre.


Le Kosovë (en albanais) ou province de Kosovo-Metohija (en serbe) est depuis plusieurs années un enjeu politique européen de premier plan, mettant en scène les Etats-Unis, l’Union Européenne et la Russie. En 2005, le Kosovo était peuplé de 88% d’Albanais, de 7% environ de Serbes, le reste de la population étant composé d’autres musulmans, de tziganes et de turcs (1%). En 2007, les albanais sont désormais 92% de la province, les Serbes n’étant que 5%, présents en majorité dans les trois districts au Nord-Est (Leposavic, Zvecan, Zubin Potok). Au niveau religieux, en 2005, parmi les albanophobes, 15% sont catholiques, la majorité étant composée d’athées et de musulmans.

La Serbie, dont aucun dirigeant, pas même le pro-européen Boris Tadic, ne veut entendre parler de l’indépendance, malgré l’absence pourtant évidente de solutions alternatives, s’oppose bien évidemment à tout projet qui ferait du Kosovo une entité séparée au sens fort du pays. Elle est soutenue par ses alliés traditionnels, la Russie et la Grèce, ainsi que par la Slovaquie. En revanche, l’Albanie soutient bien évidemment l’indépendance du Kosovo, mais sans évoquer l’éventualité de la création d’une Grande Albanie, qui ressemblerait à celle qui avait vu le jour pendant la seconde guerre mondiale. Mais ce sont surtout les Etats-Unis qui poussent pour une indépendance rapide du pays, comme l’a dit au début du mois de juin le président George Bush en visite à Tirana, et ce même s’il fallait passer outre le veto russe. Enfin, le négociateur de l’ONU, le finlandais Ahtisaari plaide également pour l’indépendance, et son plan est soutenu par la plupart des pays de l’Union Européenne, même si certains d’entre eux, comme la France, veulent des garanties concernant la population serbe du Kosovo.

La Russie a mis en avant le risque de précédent que l’indépendance du Kosovo pouvait engendrer et a évoqué de son côté la question de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud qui réclament l’indépendance vis-à-vis de la Géorgie et que les Etats-Unis et l’Union Européenne refusent de reconnaître, la Géorgie s’étant rapprochée de l’OTAN. Or Vladimir Poutine ne fait qu’illustrer le principe du « deux poids, deux mesures ». En vérité, si les Abkhazes souhaitent l’indépendance et les Ossètes la réunification de leur peuple, je ne vois pas ce qui serait scandaleux.


Dédommager la Serbie.


A partir du moment où il serait irréaliste de penser que la population majoritaire du Kosovo acceptera le statu quo, l’indépendance par rapport à la Serbie est inévitable, et il faudra le faire accepter à cette dernière. Cela sera plus facile si la demande vient de l’Union Européenne, et non de l’ONU ou des Etats-Unis, et si celle-ci se montre généreuse et honnête avec le peuple serbe. Pour régler le conflit, en dépassant les querelles nationalistes, et sans susciter de regrets serbes trop importants, tout en renforçant l’amitié avec la Russie, et tout en s’opposant aux manœuvres américaines et à la récupération islamiste, il faut dédommager la Serbie et entreprendre dès maintenant des pourparlers d’adhésion avec celle-ci pour une entrée sans condition dans l’Union en même temps que la Croatie, en 2009 ou 2010 au pire, et à terme intégrer l’ensemble des Balkans dans l’UE. Enfin, pourquoi accepter l’indépendance du Kosovo mais refuser le rattachement des Serbes de Bosnie à Belgrade. L’état multiethnique de Bosnie-Herzégovine, état totalement artificiel, devait être séparé entre une Bosnie croato-musulmane d’une part et une Serbie élargie, c'est-à-dire unie avec la Bosnie serbe, et auquel on rattachera les trois districts serbes du Kosovo déjà évoqués.

La politique serbe est divisée pour le moment en deux camps principaux, celui des démocrates de Boris Tadic, ce dernier étant européaniste, ce qui est une bonne chose, mais aussi atlantiste, ce qui l’est beaucoup moins, et celui des nationalistes de Tomislav Nikolic, dirigeant du Parti Radical Serbe, qui est russophile, ce qui là aussi est une bonne chose, mais malheureusement europhobe. La solution que nous proposons associe alors l’europhilie de Tadic à la russophilie de Nikolic, mais en rejetant l’atlantisme.


Négocier avec la Russie.


L’avenir de l’Europe passe par la réconciliation avec la Russie, et à terme son adhésion à l’UE. L’amitié euro-russe est déjà menacée par les projets américains d’un système anti-missiles, en Pologne et en Tchéquie donc à proximité de la Fédération de Russie. Elle est encore menacée par le soutien de l’UE au processus d’élargissement de l’OTAN à l’Ukraine et à la Géorgie. Quand Vladimir Poutine dit qu’il n’a rien contre l’intégration de l’Ukraine à l’UE mais qu’il est opposé en revanche à son adhésion à l’OTAN, il se conduit en bien meilleur européaniste que les dirigeants des états de l’UE qui eux ne semblent pas décidés à émanciper l’Europe de la tutelle américaine, avec par exemple un gouvernement polonais fier d’être l’un des vassaux de Washington.

Pour que la Russie accepte l’indépendance du Kosovo sans se vexer et en étant associée au processus, l’Union Européenne doit s’engager auprès d’elle sur un certain nombre de sujets. Elle doit s’opposer au projet américain de base anti-missiles en Pologne, elle doit reconnaître le droit à l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, tout en soulignant que la Russie devrait se montrer plus généreuse à l’égard de ses provinces caucasiennes, elle doit également signer un partenariat énergétique, valable au moins dix ans, avec la Russie.


Le devenir du Kosovo indépendant.


Plusieurs possibilités sont offertes au Kosovo indépendant, dont la monnaie actuelle est l’euro, mais sous condition de deux mesures qui paraissent indispensables, à savoir un plan de réeuropéanisation culturelle et spirituelle afin de s’opposer à l’intrusion wahabbite, avec entre autres une politique de retour au pays des combattants arabes (comme de ceux installés en Bosnie d’ailleurs), et ensuite un plan drastique de lutte contre la corruption et la criminalité avec toute l’aide nécessaire de l’UE, et enfin la dissolution de l’UCK et le désarmement du pays. Ajoutons que l’UE devra veiller au respect de la minorité serbe par le futur gouvernement albanais.

Sur la question du rattachement du Kosovo à l’Albanie, le débât existe, et les Albanais de Tirana n’y sont pas particulièrement favorables, compte tenu des difficultés réelles de leur pays. Par ailleurs, le danger serait de transporter le conflit sur la Macédoine albanophone. Il conviendra donc pour l’Union Européenne de limiter le risque, et d’intégrer l’Albanie, le Kosovo, le Monténégro et la Macédoine en même temps, et pourquoi pas en 2010 comme pour la Croatie et la Serbie.


Thomas Ferrier
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MessageSujet: Re: Le problème du Kosovo et de l'Union Européenne   Sam 23 Juin 2007 - 18:00

Le Kossovo, un "problème géopolitique européen à résoudre", oui mais en connaissance de cause...

On ne peut comprendre la position serbe sans connaître l'évolution de la situation démographique en Kossovo-Métochie sur le temps long, le seul qui permettre d'acquérir une vue historique et géopolitique cohérente.

La région que l'on appelle Kossovo (en français avec deux s) et que les Serbes nomment Kossovo-Métochie ou "Kosmet" - la Métochie signifie la terre des monastères - est restée sans grand foyer de peuplement pendant longtemps. Au XVI° siècle on n'y compte en effet que 21.571 Serbes et 660 Albanais, soit 97,04% de la population pour les premiers et 2,96% pour les seconds. En 1838 la population serbe s'élève à 31.650 habitants (57,24%)et l'albanaise à 23.650 (42,76%). Cette augmentation de la population albanaise venue du sud s'explique par le fait que les Turcs favorisent l'implantation des Albanais musulmans (comme eux) au détriment des Serbes. En 1871 les Serbes commencent à devenir minoritaires avec une population de 166.700 habitants (43,70%) contre 182.650 Albanais (47,88%). En 1931 le pourcentage de Serbes diminue encore (34,52) face à celui des Albanais (60,06). Nous sommes pourtant dans la Yougoslavie des Serbes, Croates et Slovènes et cela fait un moment qu'un Etat albanais a été constitué (1912) mais il faut prendre en compte deux facteurs importants: d'abord les Serbes ont perdu plus de 1.400. 000 des leurs lors de la première guerre mondiale soit autant que les Français plus nombreux. Ensuite la population albanaise est la plus prolifique d'Europe avec entre les années 1930 et 1970 une moyenne de 9 enfants par famille. Ces facteurs permettent de comprendre l'évolution démographique et politique du Kosmet. Il y a un troisième facteur à prendre en compte, ce sont les conséquences des exodes et des occupations militaires étrangères. Avant la création de l'Etat serbe (1878) des dizaines de milliers de Serbes fuient les exactions turques et albanaises et s'exilent en Vojvodine au nord. La deuxième guerre mondiale voit l'Italie fasciste en quête de "colonies" soutenir un irrédentisme albanais qui implante des familles venues du sud et leur octroie des terres. Le Kossovo est partagé entre les Italiens et les Bulgares (la Grande Bulgarie). Il faut savoir que la prise du pouvoir par l'individu d'origine indéterminée Jozip Broz, dit "Tito", ne devait pas arranger les choses: Tito édicta en effet une loi interdisant aux Serbes originaires du Kossovo d'y retourner. C'est que Tito, qui avait aidé le parti communiste albanais à se hisser au pouvoir à Tirana, avait l'ambition de former une Fédération Balkanique incluant l'Albanie et la Bulgarie. Et s'étendant si possible jusqu'à Trieste et Thessalonique... Projet contré par Staline qui explique la rupture avec la Yougoslavie titiste en 1948. Pour essayer d'arriver à ses fins Tito devait favoriser les populations albanaises de la Fédération yougoslave et donner un gage à la Bulgarie en bulgarisant la Macédoine qui avait appartenue à la Serbie. Pour s'attirer la sympathie du monde musulman Tito devait aussi inventer une "nationalité musulmane" (revendiquée plus tard par les Bosniaques non orthodoxes et non catholiques).

Tout cela explique qu'en 1953 on ne trouve plus au Kossovo que 28,02% de Serbes contre 64,09% d'Albanais, qu'en 1961 le nombre de Serbes se stabilise (28,03) mais que celui des Albanais continue d'augmenter (67,02). Le niveau de vie de la Yougoslavie, qui s'est fortement amélioré à partir des années 1960 attire des vagues entières d'immigrés clandestins. Les frontières avec l'Albanie sont tellement poreuses qu'au moment du déclenchement des hostilités par l'Amérique de Clinton et de ses serviteurs albanais de l'UCK on estime à Belgrade qu'un albanais sur trois présent au Kossovo est un immigré clandestin. C'est dans une jeunesse issue de cette immigration fruste que le groupe fantoche fabriqué par les services anglais et américain trouvera ses mercenaires et sa chair à canon.

En 1999 lorque l'OTAN bombarde pendant trois mois une Serbie affaiblie par les guerres de Krajina et de Bosnie et l'embargo, 250.000 Serbes quittent le Kossovo-Métochie (l'ONU n'en a compté que 180.000) espérant pouvoir y retourner dès que possible. Les "accords de Kumanovo" qui signent une partie nulle - les 19 pays agresseurs derrière les Etats-Unis n'ont pas réussi à détruire l'Armée Serbe qui n'a essuyé que peu de pertes - et la résolution 1244 de l'ONU prévoient en effet le retour de tous les réfugiés mais seulement 10.000 d'entre eux sont revenus en 7 ans. Malgré l'occupation des troupes étrangères (OTAN-KFOR) et de la police internationale (ONU-UNMIK) 120.000 Serbes s'accrochent encore à quelques arpents de terre, dans le nord (localités de Kosovska Mitrovica Nord, Zvecan, Zubin Potok, Leposavic, Lesak, Banjska), dans le centre dans la grande enclave de Gracanica, dand le sud dans l'autre grande enclave de Strpce-Brezovica ainsi que dans de petites enclaves complètement isolées comme Velika Hoca (près de Orahovac) ou Gorazdevac (près de Pec) qui se réduisent à un village et à quelques champs autour. Les villes principales comme Pristina, Prizren ou Pec ont été complètement nettoyées de leurs Serbes. Le "nettoyage ethnique" dont le Département d'Etat américain, la presse occidentale et Bernard Henri Lévy avaient accusé mensongèrement les Serbes s'est bien déroulé mais contre eux avec l'aval du gratin démocrate et droit-de-l'hommiste occidental.
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MessageSujet: Re: Le problème du Kosovo et de l'Union Européenne   Sam 23 Juin 2007 - 22:00

Texte intéressant, Noir Rouge, et engagé. Ceci étant dit, j'ai lu aussi des études sur le peuplement archaïque du Kosovo qui ne vont pas dans le même sens et attestent d'une présence albanaise très ancienne et bien plus nombreuse. Ajoutons qu'à la bataille de Kosovo, il y avait des Albanais et des Serbes unis contre les Ottomans. C'est aussi oublier qu'il y a des Albanais du Kosovo chrétiens par exemple. Enfin, donner des statistiques au XVIème siècle me paraît très (trop ?) audacieux [pour les statistiques du XXème siècle, en revanche, elles sont évidemment fiables]. Il est vrai qu'il y a un différenciel démographique entre Serbes et Albanais, indéniablement, et qu'il y a aussi les différents faits que tu évoques (les souffrances du peuple serbe sous le joug ottoman sont évidentes).

De toutes façons, il ne s'agit certainement pas de choisir les Albanais contre les Serbes ou les Serbes contre les Albanais, mais de poser le problème d'un point de vue européaniste, donc neutre puisqu'il s'agit de deux peuples européens, deux peuples balkaniques. Pareillement, on pourrait protester contre les expulsions d'allemands de pays où ils étaient installés depuis longtemps (la Prusse Orientale par exemple) mais tout cela serait stérile, il me semble.

Prenons la situation du Kosovo telle qu'elle est aujourd'hui. C'est à l'Europe de gérer la question, et certainement pas aux Etats-Unis. Toutes les formes de "nettoyage ethnique" dans un sens ou l'autre doivent être dénoncées et rejetées, au nom de la réconciliation européenne.

Je précise avoir lu aussi bien les historiens pro-serbes que les historiens pro-albanais et ces deux peuples me sont sympathiques et ont une culture européenne qui a conservé bien des aspects traditionnels, malgré l'orthodoxie de l'une et l'islamité partielle et très relative de l'autre.

Ce qui m'intéresse donc, cher Noir Rouge, c'est comment au niveau européen résoudre le problème sans prendre parti pour un camp ou l'autre, alors que notre camp c'est celui de l'ensemble des Européens, Serbes et Albanais inclus. Le travail de réconciliation des Européens des Balkans n'a pas été fait, le chantier reste à faire, et parce que l'Europe n'a pas pris la mesure du problème, et ce dès avant la première guerre civile yougoslave, les USA ont pu mener leur jeu.

Enfin, je précise qu'on ne peut pas parler d'immigration lorsqu'il s'agit de mouvements de population intra-européens. La frontière entre Albanais et Serbes a toujours été fluctuante. Que pourrait-on dire par exemple du Kosovo avant l'invasion par les Serbes au VIème siècle ? Il faut être très prudent quand on évoque les faits historiques parce qu'il y a toujours un fait qui contredit le suivant et réciproquement. L'histoire est donc un outil géopolitique indéniable, mais également dangereux car pouvant servir de justificatif à de mauvaises théories.

Bien cordialement. Smile
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MessageSujet: Re: Le problème du Kosovo et de l'Union Européenne   Mar 26 Juin 2007 - 16:23

le Contexte géopolitique de la nouvelle Bataille de Kossovo

Je saisis assez bien votre mode de pensée emprunté à la métapolitique de la Nouvelle Droite et aux idées du prof Guy Héraud ("l'Europe aux 100 drapeaux"). Je pense toutefois qu'il est préférable dans la circonstance actuelle de se référer à la Géopolitique et à la "politique de Richelieu" si nous voulons éviter la "prolifération étatique" et la balkanisation de l'Europe au profit des Américains. Le cas yougoslave et la tentative d'arracher le Kossovo à la Serbie en sont un bon exemple.

Que voyons-nous, en effet, en ce moment au Kossovo? Nous voyons d'un côté des Albanais originaires de l'est du Caucase (entre Daghestan et Azerbaidjan actuels) et majoritairement convertis à l'Islam par les Turcs essayer de voler une terre slave orthodoxe constellée de monastères dont certains remontent au Haut Moyen Age. De l'autre côté des Serbes rendus minoritaires qui vivent dans des réserves (enclaves) "protégées" par l'OTAN, l'instrument politico-militaire de sujétion de l'Europe états-unien qui les a bombardés en1999.

Ce que l'on voit au Kossovo

- La violation des accords de 1999 (Kumanovo et Résolution 1244 de l'ONU qui stipulaient le retour d'une force de sécurité serbe et le retour des réfugiés (250.000).

- Une constellation de monastères et d'édiffices orthodoxes isolés (on en compte environ 2000) où moines et moniales tentent de survivre et de vaquer tant bien que mal à leurs occupations.

- Dans les villes vidées des Serbes et des minorités non albanaises (comme les Bosniaques, les Gorancis ou les Croates) des rues et des "boulevards de l'OTAN", de "Bill Clinton" ou de Madeleine Albright et partout, à côté du drapeau albanais d'Albanie les drapeaux américain, britannique et de l'OTAN. En revanche pas de drapeau français, les Albanais considérant à tort ou à raison les troupes françaises d'occupation comme "amies des Serbes".

- Aucune création d'entreprise malgré l"argent déversé par les Occidentaux, en dehors d'une ribambelle de stations services rutilantes mais vides conséquence du blanchiment de l'argent de la drogue. Celle-ci vient d'Afghanistan, acheminée par la mafia tchétchène et turque vers la région de Macédoine peuplée d'Albanais et le Kossovo où elle est transformée par la mafia albanaise dans une douzaine de laboratoires modernes sous les yeux de l'OTAN. Pour remercier leurs "libérateurs" les Shiptars offrent quotidiennement 1 kilo d'héroïne aux soldats de la base américaine de Camp Bondsteel; il faut savoir que 80% des drogues dures répandues en Europe vient de là.

- Une réislamisation wahabbite favorisée par les dons des fondations islamistes séoudiennes qui aident à construire de nouvelles mosquées. Ceux qui sont allées au Kossovo ont pu constater que l'Islamisme radical y est très présent. A Kosovska Mitrovica nord on peut entendre cinq fois par jour l'appel des muezzins. En revanche l'OTAN a interdit aux Serbes du nord de sonner les cloches des églises orthodoxes. Pour ne pas "provoquer les Albanais"(...).

- Face à une population fruste qui déambule en bandes dans les rues ou sur les routes sans but, une population en majorité jeune (le produit de la natalité galopante), hostile à l'étranger (sauf à l'occupant anglo-améeicain) la sympathie du visiteur français ou italien va naturellement à la "minorité serbe" qui résiste. Cette sympathie pour les Serbes est si notoire que le séjour du soldat de l'armée française d'occupation a été fixé à 4 mois pour éviter qu'une trop longue présence ne prédispose à des manifestations de fraternité.

L'appréhension de la réalité ne peut se faire dans une chambre d'étudiant et par quelques lectures, même bonnes, en France ou en Italie... Il faut constater par soi-même et sur le terrain la situation.

le morcellement étatique, piège U$ contre l'Europe

Dans les Balkans la correspondance entre l'Etat-nation et les contours ethniques est une vue de l'esprit tant l'imbrication des ethno-cultures est grande. Certains groupes ne peuplent que des villages, des parties de village voire une seule rue. On ne peut y tracer frontière sans englober des communautés diverses habituées à cohabiter depuis longtemps sauf si on les monte les unes contre les autres. C'est ce qui s'est passé avec l'intervention américano-occidentale qui a soutenu ou carrément monté les groupes de la division et de la haine. Le paradoxe est que le seul Etat de l'ex Yougoslavie reconnaissant et protégeant les minorirés est l'Etat serbe que la propagande OTAN a perfidement accusé de pratiquer la politique menée contre ses minorités (en Krajina, en Bosnie et au Kossovo). Belgrade, qui considère les Albanais du Kossovo comme une minorité, propose donc une formule d'autonomie comme en Val d'Aoste ou au Sud Tyrol-Alto Adige. Sa proposition est soutenue par la Russie de Vladimir Poutine mais refusée par l'Occident américain.

D'aucuns veulent englober le Kossovo dans une Grande Albanie. Ce sont les mêmes qui contestent aux Serbes l'idée d'une Grande Serbie et l'on s'est amusé à faire le tracé de tous les projets "grands": Grande Croatie. Grande Bulgarie, Grande Macédoine, Grande Grèce, Grande Albanie, Grande Serbie... Résultat toutes les frontières historiques et ethniques se chevauchent et si l'on essayait de jouer à ce jeu tout le monde serait en guerre.

La meilleure solution, dans ces circonstances, est l'Etat unitaire à partir d'un Piémont géopolitique. L'idée d'une "Europe des ethnies" peut plaire à certains dans une Allemagne située au centre de la petite Europe et qui se considérerait à nouveau comme la grosse nation ethnique du moment. Mais l'Allemagne n'a plus les moyens d'un tel projet qui a montré ses dérives et ses limites. En outre on peut douter qu'elle satisfasse le reste du continent. En ce qui la concerne l' "intégration euro-atlantique" que veut imposer Bruxelles est une formule américaine contraire à l'intéret national et européen. Les Etats-Unis qui ont désintégré la Yougolavie y voient un précédent pour la désintégration des autres nations. Et pour imposer à la petite Europe leur (dés)ordre.

En dernière analyse la solution pour demain est, sur la base d'un statu quo territorial acceptable par tous, la constitution d'un grand Bloc géopolitique européen nous permettant de nous libérer du statut de colonisés dans la ZOA (Zone d'Occupation Américaine) qui s'étend désormais aussi à l'Est. Pour y arriver, évitons les erreurs "polynésiennes" de la Ligue de Corinthe - le morcellement, la balkanisation - et allons à l'Ecole unitaire, celle de Richelieu et du Risorgimento : regardons du côté de la Nouvelle Rome qui étend son domaine dans le vaste espace de l'Eurasie et qui s'appelle aujourd'hui Moscou. Par delà les misérables petites politiques de droite comme de gauche des laquais de l'Oncle Sam que l'on peut voir à l'oeuvre dans les Balkans comme à Paris..., là me semble poindre l'aube nouvelle du Devenir Européen.
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MessageSujet: Re: Le problème du Kosovo et de l'Union Européenne   Mar 26 Juin 2007 - 16:46

Citation:
Nous voyons d'un côté des Albanais originaires de l'est du Caucase (entre Daghestan et Azerbaidjan actuels)


Je suis désolé mais là vous faites une grosse confusion entre l'Albanie d'Europe et l'Albanie du Caucase. Cette dernière est l'Aghbanie, le pays des actuels Lezgyens, et n'a rien à voir avec les Arbërëshë ou Albanais d'Europe, dont la langue est proche du dace et de l'illyrien.

Citation:
- Une réislamisation wahabbite favorisée par les dons des fondations islamistes séoudiennes qui aident à construire de nouvelles mosquées.


Qui malgré tout semble échouer, selon les diverses données dont j'ai connaissance. Mais vous avez raison, les pays du golfe investissent de l'argent au Kosovo comme en Bosnie pour favoriser la dite réislamisation.

Citation:
L'appréhension de la réalité ne peut se faire dans une chambre d'étudiant et par quelques lectures, même bonnes, en France ou en Italie... Il faut constater par soi-même et sur le terrain la situation.


Par seulement quelques lectures non mais par une étude approfondie des données, oui. De plus l'Albanie indépendante est dans une situation bien différente du Kosovo, et les albanais de Tiranë sont des informateurs intéressantes, quoique pas toujours objectifs, de la situation de leurs voisins. Vous soulignez indéniablement des problèmes réels que l'Europe devrait pouvoir règler si elle en avait la volonté. En somme, il faudrait proposer un plan européen ambitieux au Kosovo, avec l'obligation d'un respect égal de tous les Européens (Albanais, Serbes et autres) qui s'y trouvent.

Citation:
Belgrade, qui considère les Albanais du Kossovo comme une minorité, propose donc une formule d'autonomie comme en Val d'Aoste ou au Sud Tyrol-Alto Adige. Sa proposition est soutenue par la Russie de Vladimir Poutine mais refusée par l'Occident américain.


Le problème est qu'on ne peut pas considérer comme une "minorité" une population composant 95% de celle du territoire (en tout cas, aujourd'hui), avec une véritable distinction linguistique, culturelle et partiellement religieuse. Le Kosovo purement indépendant n'a en effet aucun sens, et il faut faire rentrer dans l'UE l'ensemble des pays balkaniques qui manquent à l'appel, Albanie et Serbie inclus. C'est ainsi que se pourra se résoudre ce problème. L'européanisme au sens fort a comme mission de réconcilier tous les Européens (y compris eu Euzkadi, en Irlande du Nord, en Ossétie, en Abkhazie... etc) et de s'opposer à la stratégie américaine sur notre continent.

Citation:
Grande Croatie. Grande Bulgarie, Grande Macédoine, Grande Grèce, Grande Albanie, Grande Serbie... Résultat toutes les frontières historiques et ethniques se chevauchent et si l'on essayait de jouer à ce jeu tout le monde serait en guerre.


Le découpage peut être approximatif, cela ne pose pas de problèmes si cela est fait avec intelligence et dans le cadre d'un ensemble plus vaste, qui est l'Europe. Avec une nationalité européenne commune à tous, on peut concilier l'européanité avec des identités à échelle plus réduite.

Citation:
La meilleure solution, dans ces circonstances, est l'Etat unitaire à partir d'un Piémont géopolitique.


Historiquement, l'Europe a prouvé qu'un état européen unitaire ne pouvait pas résulter d'un Piémont (car cela déchaîne diverses formes de nationalisme) mais devait résulter plutôt d'un processus européen simultané voire au coeur de l'UE actuelle.

Je précise que je ne suis pas pour une Europe des "ethnies" mais pour une Europe-Nation, avec simplement un principe de subsidiarité identitaire au niveau d'euro-régions.

Citation:
et allons à l'Ecole unitaire, celle de Richelieu et du Risorgimento


Je dirais plutôt Isocrate et Mazzini (inclus dans le Risorgimento bien entendu).

Citation:
regardons du côté de la Nouvelle Rome qui étend son domaine dans le vaste espace de l'Eurasie et qui s'appelle aujourd'hui Moscou.


La Russie a un rôle à jouer dans la Grande Europe, mais au même titre que les autres pays d'Europe. Il faut bien se garder d'adopter un positionnement qui obtiendrait le résultat contraire, la montée de la russophobie. L'Europe ne peut se réaliser qu'avec tous les Européens pris sur un pied d'égalité.

Cordialement.
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MessageSujet: Re: Le problème du Kosovo et de l'Union Européenne   Mer 4 Juil 2007 - 10:23

Citation:
Une autre solution que le plan Ahtisaari est-elle concevable, comme un "ajustement" de frontières - comme disent pudiquement les Serbes - qui rattacherait à la Serbie le nord du Kosovo, peuplé de Serbes ? Aucun officiel à Belgrade n'évoquera cette hypothèse qui reviendrait à admettre que le Kosovo puisse être indépendant. L'idée ne peut venir que de la communauté internationale, qui, pour le moment, la refuse. Elle signerait en effet la fin d'une fiction : la coexistence multiethnique.

Daniel Vernet


Extrait du Monde.
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MessageSujet: Re: Le problème du Kosovo et de l'Union Européenne   Sam 7 Juil 2007 - 11:37

Citation:
Je suis désolé mais là vous faites une grosse confusion entre l'Albanie d'Europe et l'Albanie du Caucase. Cette dernière est l'Aghbanie, le pays des actuels Lezgyens, et n'a rien à voir avec les Arbërëshë ou Albanais d'Europe, dont la langue est proche du dace et de l'illyrien.


Retour du Kossovo, raison pourquoi je ne vous ai pas répondu plus tôt. Libre à vous de reprendre la thèse des Albanais, le mythe autovalorisant de l'ascendance "illyrienne" des Albanais qui rappelle celui de ces Macédoniens qui se disent descendants d'Alexandre Le Grand. Quand on n'a pas (ou peu) d'Histoire on s'en invente une.

L'ancienne Illyrie correspondait à la Carniole, à l'Istrie et au nord de la Dalmatie et non à ce que l'on appelle aujourd'hui le Kossovo. La région correspondant à l'Albanie actuelle fut tour à tour province romaine, byzantine, serbe, ottomane, puis protectorat italien, yougoslave, soviétique, chinois et enfin aujoud'hui... américain. La constance de cette bande côtière c'est la soumission aux empires à travers les âges. Les Albanais peuvent faire état de telle ou telle révolte contre les Turcs à certains moments, il n'empêche qu'ils leur doivent presque tout et d'abord l'adhésion à l'Islam.

Moi je veux bien que les Albanais soient des Européens mais ils semblent préférer les Etats-Unis à l'Europe si l'on s'en tient au nombre de drapeaux à la bannière étoilée claquant au vent à côté du drapeau de l'Albanie. Et aux noms des rues (Clinton, Bush, Albright, Clark etc). Nous en avons déjà parlé.

Citation:
Le problème est qu'on ne peut pas considérer comme une "minorité" une population composant 95% de celle du territoire (en tout cas, aujourd'hui), avec une véritable distinction linguistique, culturelle et partiellement religieuse. Le Kosovo purement indépendant n'a en effet aucun sens, et il faut faire rentrer dans l'UE l'ensemble des pays balkaniques qui manquent à l'appel, Albanie et Serbie inclus. C'est ainsi que se pourra se résoudre ce problème. L'européanisme au sens fort a comme mission de réconcilier tous les Européens (y compris eu Euzkadi, en Irlande du Nord, en Ossétie, en Abkhazie... etc) et de s'opposer à la stratégie américaine sur notre continent


Là encore c'est une façon de voir. Si l'on prend l'ensemble serbe les Albanais du Kossovo forment une minorité. Si l'on ne regarde que le Kossovo, ce sont les Serbes qui sont la minorité. Les Serbes sont majoritaires au nord-ouest de la rivière Ibar dans la partie nord de Kosovska Mitrovica et Oliver Ivanovic leur chef de file l'a dit: si les Albanais sont déclarés indépendants par la "communauté internationale" malgré le veto russe à l'ONU eh bien les Serbes proclameront l'indépendance de la région Nord.

Citation:
La Russie a un rôle à jouer dans la Grande Europe, mais au même titre que les autres pays d'Europe. Il faut bien se garder d'adopter un positionnement qui obtiendrait le résultat contraire, la montée de la russophobie. L'Europe ne peut se réaliser qu'avec tous les Européens pris sur un pied d'égalité.


Là encore les constantes de l'Histoire montrent qu'il existe une russophobie récurrente dans certains pays (la Pologne, la Hongrie), russophobie que les cercles atlantistes en Grande Bretagne et aux Etats-Unis ont intérêt à alimenter. Les rapports de forces entre l'Europe et l'Amérique indiquent que la Russie est à l'heure actuelle la seule puissance continentale apte à défendre le drapeau de l'Europe. Les Russes en ont conscience et c'est pourquoi récemment l'ambassadeur de Russie à Belgrade Alekseiev demandait publiquement aux représentants de l'Union Européenne (sous-traitante des Américains...) de parler avec la Russie sur un autre ton. On peut bien décréter l'égalité entre tous les Européens, la réalité veut que certains soient plus puissants et plus indépendants que d'autres et c'est le cas de la Russie de Vladimir Poutine.

Ce dernier l'a déclaré il y a déjà un an: "quand j'entends Kossovo je pense au Caucase". En portant la guerre dans les Balkans les Américains se sont piégés eux-mêmes et ont contribué à piéger les Européens qui les suivent. S'ils arrachent le Kossovo à la Serbie non seulement les Serbes de Bosnie seront légitimement habilités à se rattacher à la Serbie mais encore les entités "russophones" de Pridnestrovié (Transnistrie) en Moldavie, d'Abkhazie et d' Ossétie du Sud en Géorgie et du Haut Karabakh en Azerbaidjan (là il s'agit des Arméniens liés à Moscou et à Téhéran) n'auront aucune raison de ne pas voir leur indépendance de facto reconnue de jure. Car il ne peut y avoir de double standard. Ces points encore chauds des "conflits gelés" marquent le Limes de l'ancienne Union Soviétique mutée en Russie eurasiste. Les nations se constituant autour d'un Piémont il apparaît aujourdhui que le Piémont géopolitique de cette Grande Europe qui va de Vladivostok à Dublin et même au-delà dans les espaces francophones de l'Amérique - pour que l'Europe vive en paix il faudra en effet déconstruire le Temple du Veau d'Or - est bel et bien la Russie et son Centre, sa Nouvelle Rome, Moscou.
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MessageSujet: Re: Le problème du Kosovo et de l'Union Européenne   Sam 7 Juil 2007 - 12:16

Citation:
Retour du Kossovo, raison pourquoi je ne vous ai pas répondu plus tôt. Libre à vous de reprendre la thèse des Albanais, le mythe autovalorisant de l'ascendance "illyrienne" des Albanais qui rappelle celui de ces Macédoniens qui se disent descendants d'Alexandre Le Grand. Quand on n'a pas (ou peu) d'Histoire on s'en invente une.


Je parle d'études faites par d'éminents linguistes en études indo-européennes. Deux hypothèses sont mises en avant - l'une c'est que les Albanais sont les descendants directs des Illyriens, l'autre que les Albanais sont de langue apparentée plutôt au dace mais présents à l'origine non dans l'Albanie actuelle mais purement et simplement en Serbie centrale. Avec l'invasion des Slaves au VIème siècle, ils auraient alors fui vers le sud-ouest. Là je parle d'histoire et pas de mythologie nationaliste. Smile

En revanche, les Albanais du Caucase étaient les Aghouaniens, ancêtres caucasiens des Azéris, et ceux non turquisés sont les Lezgiens, présents à la frontière entre l' Azerbaidjan et le Daghestan. C'est un autre peuple.

Citation:
Les Albanais peuvent faire état de telle ou telle révolte contre les Turcs à certains moments, il n'empêche qu'ils leur doivent presque tout et d'abord l'adhésion à l'Islam.


En effet, ils doivent leur islamisation, par le fer et par le feu, aux Turcs, mais je doute qu'ils doivent les remercier pour cela. La réconciliation entre les Albanais et les Serbes me paraît une nécessité européaniste évidente. Reste à la faire au mieux.

Citation:
Moi je veux bien que les Albanais soient des Européens mais ils semblent préférer les Etats-Unis à l'Europe


La Pologne aussi, dans ce cas là.

Citation:
eh bien les Serbes proclameront l'indépendance de la région Nord.


Mais tout à fait, je les soutiendrai pareillement. C'est d'ailleurs ce que j'ai expliqué dans mon article, à savoir l'adhésion de la région Nord à la Serbie. Et en outre, il va falloir aussi s'occuper de l'Abkhazie et de la réunification ossète, soutenus par la Russie (ce sur quoi ils ont raison).

Citation:
Là encore les constantes de l'Histoire montrent qu'il existe une russophobie récurrente dans certains pays (la Pologne, la Hongrie), russophobie que les cercles atlantistes en Grande Bretagne et aux Etats-Unis ont intérêt à alimenter.


Oui, et il faut la combattre, cette russophobie.

Citation:
Les rapports de forces entre l'Europe et l'Amérique indiquent que la Russie est à l'heure actuelle la seule puissance continentale apte à défendre le drapeau de l'Europe.


Avec la France et l'Allemagne, oui.

Citation:
On peut bien décréter l'égalité entre tous les Européens, la réalité veut que certains soient plus puissants et plus indépendants que d'autres et c'est le cas de la Russie de Vladimir Poutine.


Les russes ont toujours voulu de la reconnaissance de la part du reste de l'Europe, et connaissant bien ce peuple, je sais qu'il faut leur tendre une main fraternelle et ils la saisiront. Si l'Europe ne se fonde pas sur l'égalité de tous les Européens, elle ne se fondera pas du tout...

Citation:
Ce dernier l'a déclaré il y a déjà un an: "quand j'entends Kossovo je pense au Caucase". En portant la guerre dans les Balkans les Américains se sont piégés eux-mêmes et ont contribué à piéger les Européens qui les suivent. S'ils arrachent le Kossovo à la Serbie non seulement les Serbes de Bosnie seront légitimement habilités à se rattacher à la Serbie mais encore les entités "russophones" de Pridnestrovié (Transnistrie) en Moldavie, d'Abkhazie et d' Ossétie du Sud en Géorgie et du Haut Karabakh en Azerbaidjan (là il s'agit des Arméniens liés à Moscou et à Téhéran) n'auront aucune raison de ne pas voir leur indépendance de facto reconnue de jure. Car il ne peut y avoir de double standard.


Je suis d'accord, il faut résoudre tous ces conflits là aussi, en partenariat avec la Russie, et ne pas se limiter au Kosovo. A part la Transnistrie, qui est totalement artificielle, les peuples ossète et abkhaze doivent avoir le droit à l'autodétermination. Pas de double standard en effet, mais un plan européen de résolution des conflits au sein du continent. Smile

Citation:
Les nations se constituant autour d'un Piémont il apparaît aujourdhui que le Piémont géopolitique de cette Grande Europe qui va de Vladivostok à Dublin et même au-delà dans les espaces francophones de l'Amérique - pour que l'Europe vive en paix il faudra en effet déconstruire le Temple du Veau d'Or - est bel et bien la Russie et son Centre, sa Nouvelle Rome, Moscou.


Il faut sortir du mythe romain et revenir à la Grèce. Car quand on pense à Rome, on ne pense pas à la république (SPQR) mais à l'empire qui est né de sa ruine... Il faut revenir plutôt aux Grecs du temps de Périclès.

Enfin, la conception piémontienne est celle d'un Cavour... nous préférons défendre la conception de Mazzini en ce domaine. A savoir le pur polycentrisme. Maintenant, s'il faut fonder une capitale européenne, Bruxelles ou Strasbourg sont trop à l'ouest, cette cité pourrait être bâtie en Tchéquie, au sud de la Pologne ou à l'ouest de l'Ukraine.

Bien cordialement Smile
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MessageSujet: Re: Le problème du Kosovo et de l'Union Européenne   Mer 11 Juil 2007 - 11:20

Bon, je débarque dans le topic, et je n'ai pas eu le temps de tout lire.
Mais pour le Kosovo, il faut savoir que la situation actuelle est surtout le fait du croate TITO qui détestait les serbes (allez savoir pourquoi!), et qui voulait démanteler la région serbe.
Il a donc fait venir des albanais en masse. Cela, a terme a attiser le nationalisme serbe, lequel nationalisme a été porté au nues par Milosevic and co.
Mais la solution a ce conflit culturel plus qu'ethnique aurait du être apporté EXCLUSIVEMENT par l'Europe, au lieu de cela, nous avont bêtement fait appel aux USA et a leur machine de guerre. Ridicule.
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MessageSujet: Re: Le problème du Kosovo et de l'Union Européenne   Mer 29 Aoû 2007 - 10:03

Vous pensez vraiment que la Russie souhaite rejoindre l'UE?

Elle doit nous voir comme des démocrates couilles molles, incapable de se défendre. La preuve elle nous menace avec des missiles et on dit rien!


Poutine voit très bien que l'avenir se jouera avec l'Asie, de l'Europe, il en a rien à foutre, limite il doit nous voir comme hostiles puisque l'OTAN l'entoure, et l'OTAN a l'UE.

La Russie vise voit plutôtl l'Asie, d'où son alliance avec Pekin et Téhéran.
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MessageSujet: Re: Le problème du Kosovo et de l'Union Européenne   Mer 29 Aoû 2007 - 10:05

Citation:
Vous pensez vraiment que la Russie souhaite rejoindre l'UE?


L'UE actuelle, ce ne serait de toutes façons pas possible. Mais la Russie a encore moins à gagner à un positionnement asiatique, qui la mettrait en grand danger. Elle ne fait que se défendre contre l'encerclement américain (avec l'aide de leurs alliés d'Europe médiane).

Il ne faut pas oublier que si la Russie remonte un peu la pente, elle est quand même dans une situation démographique calamiteuse, entre autres problèmes. Et risque donc de finir comme le reste de l'Europe.
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MessageSujet: Re: Le problème du Kosovo et de l'Union Européenne   Jeu 30 Aoû 2007 - 11:00

** Le débat sur la monarchie et la religion qui suivait a été transféré dans un nouveau fil **

http://socialiste.forumactif.com/La-Nation-Europeenne-The-European-Nation-f1/Republique-Europe-religions-p65057.htm#65057
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MessageSujet: Re: Le problème du Kosovo et de l'Union Européenne   Sam 22 Sep 2007 - 18:57

La Russie n'a pas à entrer dans cette Europe-colonie américaine. Le jour où cette Europe se détachera de ses tuteurs et maîtres américains la Russie lui tendra la main. En attendant elle défend la Serbité du Kossovo et soutient ceux qui font appel à elle sur les marches de l'Europe institutionnelle. Exemple de la Transnistrie:

Source URL:
http://www.tiraspoltimes.com/news/indendence_day_celebrations_in_cities_throughout_transdniestria.html
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MessageSujet: Re: Le problème du Kosovo et de l'Union Européenne   Sam 22 Sep 2007 - 19:12

La Russie dans l'Union Européenne serait la preuve qu'elle serait indépendante des USA (je parle de l'Europe). En attendant, il est indéniable que l'UE actuelle sera russophobe.

Mais pour le Kosovo, je l'ai dit et redit, il est européen, mais il n'est pas plus serbe qu'albanais, et de toutes façons Serbes et Albanais sont aussi des peuples européens. En revanche, il est évident que nous ne devons pas laisser les USA régenter notre continent. Le Kosovo, ça ne les regarde pas.
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MessageSujet: Re: Le problème du Kosovo et de l'Union Européenne   Sam 22 Sep 2007 - 20:34

Non, le Kossovo n'est pas albanais. Le tiers des Albanais au (et non du)Kossovo est issu de l' immigration clandestine d'Albanie (Tirana) tolérée sous Tito et poursuivie sous Milosevic. C'est trop facile de s'installer chez les autres et d'utiliser le hiatus démographique (en partie dû à la plus forte natalité chez les Musulmans).

Votre apparente impartialité est un point de vue en chambre à partir de la douce France. Sur le terrain on ne voit pas les choses ainsi. Dans cette affaire comme dans les autres il y aura un vainqueur et un vaincu. Ce qui se passe au Kossovo risque de se passer plus tard dans certains coins de France. Tournés vers les Etats-Unis et Israël qui les manipulent depuis le début les Albanais n'ont absolument rien à foutre de l'Europe. Le seul intérêt de l'Europe est pour eux le marché de la drogue qu'ils vendent aux fils et aux filles d'Allemagne, de Suisse, d'Italie de Belgique, de Suède et de France. Cette drogue dure (surtout l'héroïne)vient d'Afghanistan sous contrôle américano-occidental et est élaborée dans les laboratoires albanais du Kossovo et de Macédoine "protégés" par l'OTAN. Il y a aussi la prostitution clanique. Les femmes sont soit cloîtrées derrière de hauts murs là où sévissent les Albanais soit vendues sur les trottoirs des villes occidentales. Demandez aux polices occidentales et vous comprendrez. Amicalement tout de même.
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Le problème du Kosovo et de l'Union Européenne

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