Il est tout à fait exacte que l'introduction d'animaux(ou plantes, ou de bactéries) exogènes constitue un risque écologique majeur. Les frelons tueurs d'abeilles, les écrevisses, etc... qui pullulent parce que leurs prédateurs n'existe pas en Europe.
Mais ce genre de polution variétale est malheureusement accidentelle et incontrôlable la plus part du temps, puisque liée aux échanges commerciaux mondiaux de denrées alimentaires, dans lesquelles ces envahisseurs voyagent.
Quant aux risques encourus par la population par des blessures dues aux N.A.C., ils restent anecdotiques.
D'autre part toute prohibition (nous l'avons vu pour l'alcool, ou les stupéfiants) fait la fortune d'une mafia.
Nul doute que l'interdiction d'introduire des N.A.C. serait l'occasion d'un nouveau trafic juteux. De plus, dans ce cas de figure repressive, nous ne pourrions plus contrôler l'élevage des ces animaux de contrebande.
Pour ces raisons, je ne suis pas favorable à une telle interdiction. Je pense que la nécessité actuelle de posséder une autorisation préfectorale délivrée sur la capacité de détenteur de N.A.C. permet une responsabilisation efficace.
Je privilégie toujours la responsabilisation face à l'interdiction et à la repression.
Par contre nous devrions envisager sérieusement des barrières sanitaires.
Par exemple, une île comme la Corse, considérée comme département(s) francais, ne bénéficie donc d'aucune barrière sanitaire spécifique. Réalité administrative mais abbération écologique quand on sait que l'introduction d'un animal malade(ce fut le cas pour des cochons atteints de la peste porcine) induit une catastrophe sanitaire en zone d'élevage extensif.
En terme d'écologie et de zootechnie, le plus important serait pour l'Europe de s'atteler sérieusement à la reconstruction du patrimoine génétique. Les races rustiques ancestrales ont été abandonnées au profit de nouvelles variétés productives et la pratique de l'insémination ruine la diversité génétique, donc la survie des races.
Mais c'est un autre sujet...