Le parti politique européen qui jouera un rôle dans les années à venir ne peut mettre de côté la recherche spatiale. Même si cela semble inutile à certains, il en va de l'esprit de conquête, de recherche, de projection européen.
Certes il y a de l'argent gaspillé dans ce domaine et on pourrait envisager les points suivants pour mieux définir les enjeux futurs de la politique spatiale.
-Ne pas tout focaliser sur l'ISS ou Station Spatiale Internationale d'origine américaine mais qui bénéficie de l'aide d'autres pays notamment européens. En effet cette station privilégie le travail en orbite basse. Elle doit être le siège de recherches scientifiques mais selon certains spationautes elle engloutirait surtout des sommes folles pour pas grand chose et serait en fait une véritable usine à gaz.
Il serait peut-être bon de ne pas attendre 2020 pour que ce projet cesse.
-Privilégier la recherche en orbite haute afin d'espérer un jour développer une vie humaine sur Mars ou sur d'autres planètes.
A la routine scientifique de l'ISS, privilégier la prise de risques et une certaine folie avec des projets réellement enthousiasmants qui pourraient redonner, dans ce domaine, une fierté au peuple européen.
-En finir avec le schéma de la guerre froide et envisager, comme le souligne Louve Intrépide, une franche coopération avec les russes qui ont une technique particulière et très au point bien que jamais comprise par les USA.
-Il s'agirait alors de prendre ses distances d'avec le NASA pour se recentrer sur les agences spatiales européennes qui existent et notamment l'ESA qui privilégie la recherche au vols commerciaux.
http://www.esa.int/esaCP/index.htmlL'ESA qui dispose d'agences européennes performantes dans plusieurs domaines et qui n'a pas besoin de s'affilier à la NASA !! L'ESA comprend :
L'ESTEC, Centre européen de technologie spatiale, est le centre où sont conçus la plupart des véhicules spatiaux de l'ESA et de ses activités de développement technologique. Il est implanté à Noordwijk, aux Pays-Bas.
L'ESOC, Centre européen d'opérations spatiales, est chargé des opérations de commande et contrôle en orbite des satellites de l'ESA. Il se situe à Darmstadt, en Allemagne.
L'EAC, Centre des Astronautes européens, forme les astronautes aux futures missions. Il se trouve à Cologne, en Allemagne.
L'ESRIN, Institut européen de Recherches spatiales, est basé à Frascati, près de Rome, en Italie. Ses responsabilités comprennent la collecte, le stockage et la distribution des données satellitaires aux partenaires de l'ESA ainsi qu'une fonction de centre des technologies de l'information de l'Agence.
-Il faudrait également intéresser certains pays européens qui ne travaillent pas avec l'ESA qui ne comporte "que" 17 membres :
Les 17 États membres de l'ESA sont l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni, la Suède, et la Suisse. De plus, le Canada, la Hongrie et la République Tchèque participent à certains projets de l'ESA au titre d'accords de coopération.
-Faire participer de façon plus importante les citoyens de chaque pays en leur expliquant l'importance d'un tel projet aussi bien au niveau de l'indépendance européenne que de la recherche scientifique et que de la volonté de puissance européenne.
Je vous livre ces quelques réflexions après la lecture d'un livre de patrick Baudry,
Conquête spatiale la déroute. n'étant pas spécialiste de ce domaine il m'a quand même sauté aux yeux que la politique spatiale sera très bientôt un thème aussi fort que peut l'être l'écologie aujourd'hui.
Pourquoi ne pas prendre de l'avance ?
